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L'État songe à la création d'une maison de retraite

Mis à jour le 27/10/2018 à 05:07 Publié le 27/10/2018 à 05:07

L'État songe à la création d'une maison de retraite

Le gouvernement envisage la construction d'un nouvel établissement pour personnes âgées, livrable à l'horizon 2025, pour répondre aux besoins et au vieillissement de la population

Est-ce que la capacité d'accueil des personnes âgées dans des institutions monégasques sera en adéquation avec les besoins dans cinq ou dix ans ? Le gouvernement s'est posé cette question alors que le pays compte aujourd'hui 342 lits dans les différentes maisons de retraite, publiques et privées, de la Principauté. Avec les travaux en cours à la résidence du Cap Fleuri et la rénovation de la Fondation Hector-Otto, la capacité devrait croître de 151 places supplémentaires dans trois ans.

« Cela ne suffira pas dans dix ans », note Didier Gamerdinger, conseiller de gouvernement-ministre pour les Affaires sociales et la Santé, fort d'une étude commandée récemment par le gouvernement à un cabinet spécialisé pour livrer une vision précise de l'état actuel du vieillissement de la population et mettre en perspective de 10 à 20 ans.

Les précédentes données sur ce sujet remontaient à 2011 et il en découle que, si l'age moyen actuel d'entrée dans un établissement de ce type est de 87 ans, les capacités de la Principauté devraient être saturées.

Un établissement de 120 places

D'où la réflexion du gouvernement « de se prononcer favorablement pour la réflexion visant à déterminer un terrain en Principauté susceptible d'accueillir une structure pour personnes d'âgées dépendantes livrable à l'horizon 2024-2025 », explique Didier Gamerdinger. Qui imagine une structure d'environ 120 places, dont l'utilité et le positionnement doivent être débattus avec le Conseil national. « Un seul établissement ne suffira pas. En 2030-2035, il en faudra un autre. Pour ce dernier, la livraison du futur hôpital, entre-temps, libérera de l'espace pour récupérer un bâtiment ou en construire un pour loger cette nouvelle structure ».

L'étude du vieillissement de la population a poussé le gouvernement à se questionner sur sa solidarité envers les aînés et notamment l'accueil en institution et le maintien à domicile, dont 600 personnes bénéficient aujourd'hui dans le pays. Un service proposé aux résidents pour lequel conditions d'accès pourraient se durcir. « Nous avons constaté que certaines personnes s'établissent assez tard en Principauté. Soit pour leur retraite. Soit des résidents qui font venir leurs parents. La question que nous nous posons est de savoir si, à l'égard de personnes qui sont présentes en Principauté depuis cinq à dix ans, nous devons avoir ce devoir de solidarité. La réponse est non », assène Didier Gamerdinger.

«Éviter un phénomène d'importation du vieillissement »

« Nous considérons que cette solidarité est due à l'égard de personnes qui ont partagé un temps suffisamment important de leur vie en Principauté. Pour éviter un phénomène d'importation du vieillissement ». L'idée du gouvernement étant que des résidents étrangers devront justifier de 20 à 30 ans d'antériorité de présence à Monaco pour ouvrir droit à un accueil en institution ou au volant d'aides dédiées aux aînés. Là encore, la question devrait être discutée au sein de la Haute assemblée.


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