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L'épreuve de force des motards en colère

Mis à jour le 17/04/2016 à 05:09 Publié le 17/04/2016 à 05:09
Plusieurs centaines de motards venus de tout le département ont convergé hier midi vers Cagnes-sur-Mer.

Plusieurs centaines de motards venus de tout le département ont convergé hier midi vers Cagnes-sur-Mer. Sébastien Botella

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L'épreuve de force des motards en colère

Des centaines de personnes ont répondu, hier, à l'appel de la Fédération des motards en colère. Dans leur viseur : la mise en place d'un contrôle technique à la revente des deux-roues motorisés

Grand soleil, température idéale, il faisait un temps parfait pour une promenade à moto hier matin. Sauf que les centaines de motards réunis sur la Côte d'Azur n'étaient pas là pour faire du tourisme. À l'initiative de la Fédération française des motards en colère (FFMC), deux cortèges ont convergé vers Cagnes-sur-Mer. Le premier partant de Grasse et passant par Cannes et Antibes ; le second en provenance de Menton, passant par Beaulieu et Nice.

Leur but : faire reculer le gouvernement qui veut imposer un contrôle technique à la revente des deux-roues motorisés. Une mesure qui pourrait être appliquée fin 2017 et motivée par les chiffres de la mortalité pour les deux-roues.

« Le risque d'être tué pour un motocycliste est 23 fois plus élevé que pour un conducteur de véhicule de tourisme. En 2015, 768 personnes ont été victimes d'accident mortel à deux-roues motorisé », explique le gouvernement dans un communiqué.

« Contrôles bidons, motards ronchons »

Place Masséna à Nice, une grosse centaine de motards attendent le top départ pour rejoindre Cagnes-sur-Mer en affichant leurs slogans : « Contrôle technique, le mensonge de trop », « contrôles bidons, motards ronchons »….

Pour Nicolas Modler, responsable communication de la FFMC, la solution proposée n'est pas la bonne : « Ce contrôle technique (CT) est inutile pour les motards. On nous l'impose pour des raisons financières car avec une TVA de 20 % sur les CT, l'Etat va récupérer pas loin de 3 millions d'euros. »

« Si on veut réduire la mortalité sur les routes, il faudrait mieux éduquer les automobilistes, leur rappeler qu'il faut regarder dans les rétroviseurs», poursuit-il. « Et si l'Etat veut réellement faire quelque chose pour la sécurité des motards, pourquoi ne pas abaisser la TVA sur les casques ou les blousons de moto ? »

Un peu plus loin, Alain et Bernard, 80 ans de motos à eux deux, discutent. Les deux quinquagénaires originaires de Contes ne comprennent pas cette réforme : « Regardez ma bécane, elle date de 2003 et pourtant elle est comme neuve. Un motard n'a pas le même rapport à son véhicule qu'un automobiliste, pas la peine de le forcer à faire un contrôle technique. Il est obligé d'en prendre soin. »

« Ce qu'on craint c'est le contrôle technique périodique à moyen terme comme il existe pour les automobilistes », reconnaît Jean-Marc, motard depuis plus de quinze ans. Pourtant le gouvernement affirme ne pas l'envisager. « Il n'a jamais été question d'un contrôle périodique mais d'un contrôle uniquement au moment de la revente d'un véhicule. L'objectif est de renseigner l'acheteur, mais aussi de le rassurer, sur l'état du véhicule qu'il souhaite acquérir. »

Entre crainte et colère, les motards repartent peu après 11 heures de la place Masséna avec fracas pour retrouver le second cortège à Cagnes-sur-Mer.

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