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L'école et l'entreprise se rencontrent chez Herbin

Mis à jour le 23/11/2018 à 05:13 Publié le 23/11/2018 à 05:12
21 élèves en vente ont profité d'une explication-dégustation chez le confiturier.

21 élèves en vente ont profité d'une explication-dégustation chez le confiturier. Jean-François Ottonello

L'école et l'entreprise se rencontrent chez Herbin

Dans le cadre de la 19e « Semaine école entreprise », une classe de seconde du lycée Paul-Valéry s'est rendue chez le confiturier mentonnais pour une présentation du métier et une dégustation

Certes, la confiturerie Herbin est habituée aux visites dans son laboratoire du vieux Menton. Certes, des élèves de tous âges viennent régulièrement y découvrir un métier (et déguster quelques sucreries par la même occasion). Mais hier, c'est dans un cadre particulier qu'une vingtaine de jeunes du lycée professionnel Paul-Valéry y a traîné ses guêtres : la 19e « Semaine école-entreprise », organisée depuis 2000 à l'initiative de l'Éducation nationale et du Medef. Avec une visée simple : confronter les élèves au monde professionnel pour susciter en eux - pourquoi pas - l'envie d'entreprendre.

Les participants à cette expérience étudient actuellement en seconde MRCU (pour « Métiers de la relation à la clientèle et à l'usager »). Et la visite dans le temple des confitures mentonnaises leur aura assurément servi de démonstration. Sinon de cours de vente - par les seuls actes.

« Essayez autre chose que le goût barbe-à-papa ou chewing-gum. Il faut oser, vous ne risquez rien », suggère ainsi Amélie, chef d'orchestre de la visite commentée, même si sa place habituelle est en labo. Devant la mine dégoûtée d'un adolescent, elle sourit. Dégaine : « On ne dit pas "c'est dégueulasse" mais qu'on aime… ou qu'on n'aime pas. Les confitures ne se mangent pas forcément toutes seules : cela peut aller avec la viande ou le fromage ». À l'exemple d'un confit d'oignons, assez peu apprécié des lycéens.

« Je suis sûre que beaucoup d'ados ne savaient pas qu'il y a un confiturier à Menton qui fait des produits à la main, et pas du Andros ou du Bonne maman », souffle Amélie, en aparté.

Questionné par l'un des deux professeurs, Maxime, qui virevolte entre la boutique et le labo, évoque les évolutions que la confiturerie s'attache à proposer au quotidien. En quête de saveurs toujours plus originales. « Nous avons un mélange courgette ananas, nous travaillons avec le thé de Chine, les chocolats. Et nous sommes à l'écoute des clients. L'an dernier, pour Noël, nous avions lancé quelques produits exotiques. La goyave ayant bien marché on en propose de nouveau cette année. Idem pour la menthe : la clientèle anglaise en réclamait. Entre autres parce qu'elle accompagne les viandes », explique-t-il. Soulignant le fait que certains parfums en apparence basiques peuvent être utilisés différemment. À l'exemple de la confiture citron/thym pour les poissons en papillote. « Le côté sucré parfume et permet un goût moins agressif. Quant à la confiture de patate douce - qui a une saveur proche de la noisette ou de la châtaigne - elle est très bonne pour les viandes fortes type sanglier. »

Pour les lycéens, ces saveurs nouvelles avaient surtout un parfum de liberté. En dehors des cours. Avant de partir pour un stage en entreprise, lundi.


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