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L'art comme révélateur d'une planète menacée

Mis à jour le 19/07/2018 à 05:18 Publié le 19/07/2018 à 05:18
Le graffeur new--yorkais Daze, déjà très inspiré par le thème « Planète à croquer  ? », mercredi soir.

Le graffeur new--yorkais Daze, déjà très inspiré par le thème « Planète à croquer ? », mercredi soir. C.B.

L'art comme révélateur d'une planète menacée

La 2e édition de l'« Urban Painting Around the World » vient de débuter. Les artistes Beli, Xavier Magaldi et Huge nous expliquent comment le thème « Planète à croquer ? » les a inspirés

Quand on m'a donné le thème, je me suis dit "C'est vrai, on est en train de croquer la planète à pleines dents, de l'épuiser, de la faire mourir". Donc j'ai fait des recherches et j'ai décidé de faire trois coraux. Sur le premier panneau, je réalise un récif corallien en pleine forme. Sur le deuxième, un autre moins en forme, ce qui correspond à maintenant. Et sur le troisième, un récif corallien mort, ce qui risque de se produire dans peu de temps si on ne fait rien. Les récifs coralliens sont directement liés à la surpêche et au danger d'extinction des requins. Si on croque vraiment trop la planète, on fera mourir les coraux », explique Beli, artiste italienne née à Monaco, sensible à la question de la sauvegarde des océans et des requins.

Elle fait partie des dix artistes issus de l'art urbain et du graffiti réunis jusqu'au 20 juillet, tous les après-midi et tous les soirs sur le quai Albert-Ier, pour la 2e édition de l'« Urban Painting Around the World ». Et Beli n'est pas la seule à être venue à l'UPAW avec une idée bien précise en tête pour le thème de cette année, « Planète à croquer ? ».

L'artiste suédois Huge, connu pour ses visuels de ballons métalliques, est lui aussi déjà à la tâche, une feuille de brouillon assez élaboré à la main. « Je vais écrire "SOS" avec des ballons et peindre des animaux en arrière-plan, sur un fond gris, comme s'ils étaient sur un mur en béton », confie l'artiste en dessinant le premier « S » sur son mur d'expression.

De l'autre côté du panneau de Huge, se trouve celui de Xavier Magaldi. L'artiste suisse au style inspiré du machinisme et du cubisme des années 20, a déjà une petite idée derrière la tête : « Je vais réaliser trois gardiens qui protègent symboliquement ce qu'il reste de la nature. Peut-être dans les bleus, en rapport avec la fonte des glaces, la montée des eaux, quelque chose de très marin. »

Le public, qui aura l'occasion de participer, sera-t-il aussi inspiré que les artistes ?


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