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L'air : une balade fraîcheur sur la cime des arbres à Casterino La terre : Toujours plus haut, pour voir plus loin L'esprit : une brève retraite spirituelle pour rester zen

J'avais déjà fait de l'accrobranche.

Publié le 26/08/2018 à 05:03, mis à jour le 26/08/2018 à 05:03
Vue depuis la table d'orientation, à 545 mètres d'altitude.
Vue depuis la table d'orientation, à 545 mètres d'altitude. Elisabeth Clouard

J'avais déjà fait de l'accrobranche. Un bon souvenir d'enfance. Mais je ne me rappelais pas de la sensation qu'on éprouve seule, sur un sapin, à 10 mètres du sol, avant de se lancer dans le vide.

« J'ai choisi pour toi le parcours panoramique », me dit Florent, l'un des responsables de l'Accro des Merveilles. Un parcours de… tyroliennes. La première, j'ai fermé les yeux. La deuxième, j'en ai ouvert un. La troisième, enfin, j'ai profité du panorama.

L'Accro des Merveilles se situe à Casterino, à une demi-heure de Tende, dans la vallée de la Roya.

 

Ainsi, après une heure et demie de route, je suis passée de la mer à la montagne. De la cité du citron à ce hameau perdu entre les sapins. Casterino est connu pour ses pistes de ski, en hiver. Pour l'Accro des merveilles, en été. Grands et petits attendent leur tour, en file indienne, avant de se camoufler dans les arbres. Moi avec eux.

« Il faut bien apprendre à utiliser les mousquetons, regardez », explique Florent. Les onze parcours de l'Accro des merveilles sont une idée de ce jeune tendasque et de ses deux collègues Vincent et Rémy.

Depuis sept saisons, les trois s'occupent de tout. Ils ont récemment changé les équipements pour « deux heures de sensations et de divertissement, seul, en famille ou entre amis. En toute sécurité ». Des sensations, je vous assure, j'en ai ressenti. Il m'a fallu un moment avant de me lancer. Mais l'accrobranche s'est révélée une façon originale de passer un après-midi. Les courbatures du crossfit ne m'ont pas empêchée de grimper comme un écureuil en me faufilant entre les branches des arbres.

Enfin, je crois. À en juger par les regards des enfants, je ressemblais plutôt à une journaliste maladroite qui s'est trompée d'endroit. Une espèce rare.

Sur les hauteurs de Menton, on n'y pense pas forcément mais le parc départemental de l'Ubac Foran a fait peau neuve l'année dernière et se dévoile aujourd'hui dans toute sa splendeur.

Deux circuits de randonnée sont proposés pour découvrir cette forêt communale appartenant à Menton. L'un de 2,9 kilomètres ; l'autre de 3,6. Comme ça a l'air de grimper, je choisis le plus court, d'autant plus que la température avoisine déjà les 30 degrés.

 

Dès que je m'éloigne de la route, j'entends les cigales, je sens le thym et le romarin, et je me sens dépaysée. Des bassins superposés s'étendent devant moi, remplis de poissons. La large piste se transforme en sentier sinueux, heureusement que j'ai prévu de bonnes chaussures.

Les pins maritimes du bord de route font place à de nombreux chênes verts, qui ont l'immense avantage de me protéger du soleil. J'ai lu quelque part qu'il fallait environ une heure pour faire le tour. Pour ma part ce sera un peu plus long, il faut bien prendre le temps d'admirer les paysages !

Me voilà arrivée à la table d'orientation, avec un panorama à couper le souffle. Malheureusement aujourd'hui, la brume a recouvert la Méditerranée malgré le beau temps. Finalement la montée n'était pas si difficile que ça.

Je prends le temps de respirer, de profiter du calme ambiant. J'ai l'impression d'être seule au monde. En redescendant tranquillement, j'entends un grincement derrière moi : petite frayeur ! Un jeune homme descend sur son VTT, et n'a pas osé me demander de le laisser passer.

J'étais tellement sur mon nuage qu'il a dû vouloir m'y laisser…

« Je te souhaite un bon voyage… », me murmure à l'oreille Flavy Veillon, d'une voix douce et rassurante.

La responsable du centre « Flavyoga studio » de Menton vient ensuite s'asseoir en position du lotus, face à sa petite dizaine de « yogis ». Hommes et femmes de tous âges. Tous nus pieds.

 

Et très heureux d'être là.

Ce jour-là, tel un jeune bouddha en legging sportswear, je m'apprête à assister à un cours « intermédiaire » d'1h30.

Un « hatha yoga » moderne et énergique qui mixe méditation en mouvement et statique. Une grande première. L'occasion pour moi de clarifier mes chakras plutôt malmenés par les tracas du quotidien.

L'encens embaume la salle lumineuse - située en rez-de-jardin - et le chant du bol tibétain transporte mon esprit loin. Très loin. Au revoir la Côte d'Azur et ses embouteillages qui rendent dingue. Welcome, les rizières de Bali. Les singes farceurs. Les coconut juice. Peace. Love.

Nous commençons les enchaînements en douceur. Tout au long du cours, Flavy utilise la langue « sanskrit ». J'essaie de me familiariser avec l'« asana » ( posture de yoga) ou le « bandha » (exercice de respiration).

Pieds joints avec les bras étendus le long du corps, jambes à la verticale puis hanches qui pivotent… Les exercices s'enchaînent et je me retrouve vite en « asana » demi-chandelle, les pieds derrière la tête. ça tire en peu partout et je muscle des zones insoupçonnées.

Le cours mêle douceur et tonicité - sans à-coups - et convient très bien à une débutante comme moi.

 

Dessous, dessus… Je m'emmêle un peu les guiboles et Flavy m'aide discrètement à trouver la posture parfaite. Les « asanas » sont entrecoupées de mantras récités par la maître « yogi ». Dont la syllabe sanskrite sacrée: le « Om ». Sur un ton grave, on le crie tous en cœur. Plusieurs fois et longuement. Une vibration magique qui fait du bien à la tête.

Le cours se clôture - les mains jointes - par un « namasté » (salutation indienne) général. Je ressors - telle une « yogi » gonflée d'énergie - et prête à affronter ma journée… en mode samouraï.

L'un des défis proposés à l'Accro des merveilles.
L'un des défis proposés à l'Accro des merveilles. Arianna Poletti.
Le cours d'« hatha yoga » mêle méditation statique et en mouvement.
Le cours d'« hatha yoga » mêle méditation statique et en mouvement. S.W..

Offre numérique MM+

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