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L'AIHM rend hommage à Paul Bocuse

Mis à jour le 11/11/2018 à 05:08 Publié le 11/11/2018 à 05:08
Concepteur du dîner, le chef Didier Aniès, à gauche, a reçu hier une délégation de l'association des Cuisiniers de France : Christian Millet, Pierre Miecaze et Patrice Trincali.

Concepteur du dîner, le chef Didier Aniès, à gauche, a reçu hier une délégation de l'association des Cuisiniers de France : Christian Millet, Pierre Miecaze et Patrice Trincali. Jean-Sébastien Gino-Antomarchi

L'AIHM rend hommage à Paul Bocuse

À l'occasion de sa sixième soirée de remise d'awards, hier soir, l'association des industries hôtelières monégasques (AIHM) avait choisi de rendre hommage à Paul Bocuse, maestro de la cuisine française au XXe siècle, disparu en janvier dernier à l'age de 91 ans.

À l'occasion de sa sixième soirée de remise d'awards, hier soir, l'association des industries hôtelières monégasques (AIHM) avait choisi de rendre hommage à Paul Bocuse, maestro de la cuisine française au XXe siècle, disparu en janvier dernier à l'age de 91 ans.

« C'était le pape de la gastronomie, celui qui a sorti le cuisinier de sa cuisine et qui a créé des plats intemporels » le qualifie Didier Aniès, le chef exécutif du Fairmont Monte-Carlo. Ce dernier était aux fourneaux hier soir pour réaliser un menu inspiré par les recettes de Bocuse pour les quelque 200 convives de la soirée. Un dîner comme un symbole car c'est Paul Bocuse qui lui avait remis sa distinction de meilleur ouvrier de France en 2000.

« Monsieur Paul est le cuisinier le plus emblématique de notre profession. Il a instauré le contact avec le client et mis à l'honneur la cuisine française dans le monde entier. Pour lui il n'y avait qu'une cuisine qui compte, la bonne cuisine » reprend Christian Millet, le président des Cuisiniers de France.

L'association était à l'honneur hier pour le gala de l'AIHM. Créée en 1840 elle met en valeur la profession et fédère « tout le panel des chefs de cuisine, de la gastronomie aux professeurs » explique son directeur, Pierre Miecaze.

Un métier de passion

Soutien autant des jeunes débutants que des professionnels chevronnés, l'association envisage la création d'une Maison des cuisiniers, en région parisienne, qui serait un lieu de rendez-vous et de pratique. « Les émissions de télévision donnent parfois une fausse impression de notre métier qui peut être facile » déplore le président Christian Millet. « Ce qui compte, c'est le professionnalisme. Même dans une petite maison peu connue, on peut trouver un grand cuisinier talentueux. Nous sommes un pays qui a les plus beaux produits du monde, on doit pouvoir bien manger de partout et un cuisinier doit d'abord prendre du plaisir et faire plaisir à ses clients ».

« C'est un métier de passion, ceux qui restent ce sont ceux qui ne lâchent rien » continue Pierre Miecaze, qui voit arriver davantage de femmes dans la profession. « Nous sommes loin de l'équilibre, mais à tous les niveaux on voit de plus en plus de femmes choisir cette profession. Ce qui change le comportement dans le monde des cuisiniers et de notre métier, qui devient moins macho ». Une évolution dont le métier, et la société, ne se plaindra pas.


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