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L'agent de nettoyage volait des formules de chèques…

Mis à jour le 19/10/2017 à 05:03 Publié le 19/10/2017 à 05:02
Le couple écope de 8 jours de prison avec sursis et 600 euros d'amende.

Le couple écope de 8 jours de prison avec sursis et 600 euros d'amende. Cyril Dodergny

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L'agent de nettoyage volait des formules de chèques…

Son rêve était de dépenser sans compter pour se divertir dans les boîtes de nuit et clubs branchés, prendre ses repas dans les restaurants gastronomiques les plus chics.

Son rêve était de dépenser sans compter pour se divertir dans les boîtes de nuit et clubs branchés, prendre ses repas dans les restaurants gastronomiques les plus chics. En clair : s'amuser, mener la belle vie sans s'occuper de la « douloureuse » ! Mais pareille aventure était risquée avec son seul salaire d'agent de nettoyage dans une société monégasque.

Pour parvenir à ses fins, ce résident de Beausoleil de 19 ans avait dérobé, entre les mois d'avril et mai derniers, des formules de chèques chez deux clients de la société où il accomplissait les tâches convenues. Il a été condamné par le tribunal correctionnel à huit jours d'emprisonnement avec sursis et 600 euros d'amende.

Deux chèques de 1 680 et 1 950 euros

Il était bien inutile, pour les victimes, de prier saint Antoine pour retrouver les chèques « perdus ». Par chance, un premier plaignant, employé de la SMEG, s'aperçoit que des formulaires ont été arrachés en feuilletant le carnet qu'il détient en tant que trésorier d'une association et qu'il conserve dans son bureau. Il porte plainte. Quelques jours plus tard, la même déconvenue est racontée à la Sûreté publique par la secrétaire générale de la Société des Bains de Mer, au détriment de son propre compte.

Rapidement, les enquêteurs découvrent le pot aux roses. Ils localisent les chèques de 1680 et 1950 euros par le prévenu sur son compte bancaire personnel, à l'époque où il travaillait pour l'entreprise de nettoyage.

À l'audience, le prévenu, qui occupe actuellement un emploi de plongeur dans un restaurant, reconnaît les faits. Il avoue au président Jérôme Fougeras-Lavergnolle, sans vergogne, son intention de satisfaire à l'époque ses goûts festifs dispendieux.

« Particulièrement désagréable… »

Le président ne manquera pas de souligner, in fine, l'absence de préjudice pour les victimes. « Car les titulaires concernés ont eu le réflexe de faire aussitôt opposition aux chèques détournés. » D'ailleurs, à l'audience, le trésorier, dans sa constitution de partie civile, n'a réclamé aucun dédommagement.

Il a fait cependant remarquer : « Le prévenu, par ses agissements, a failli porter un véritable préjudice à la société de nettoyage. La SMEG, en effet, avait envisagé dans un premier temps d'annuler la validité du contrat. »

Pour sanctionner un tel comportement délictueux, le procureur Alexia Brianti requerra une peine de dix jours d'emprisonnement assortis du sursis. « Il est particulièrement désagréable de commettre pareils vols dans le cadre de son travail, poursuivra la représentante du parquet général. Plus grave encore, le prévenu a profité de la confiance qu'il bénéficie auprès des clients de la société monégasque afin de commettre des infractions. »

Le tribunal réduira légèrement les réquisitions du ministère public.


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