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Katia Ward : le goût et la passion d'une cake designer

Mis à jour le 30/01/2016 à 05:03 Publié le 30/01/2016 à 05:03
Dans sa cuisine à Roquebrune-Cap-Martin, Katia crée tous les jours des gâteaux pour les clients les plus exigeants.

Dans sa cuisine à Roquebrune-Cap-Martin, Katia crée tous les jours des gâteaux pour les clients les plus exigeants. J. D.

Monaco-matin, source d'infos de qualité

Katia Ward : le goût et la passion d'une cake designer

Banquière durant vingt ans au Liban puis à Monaco, la jeune roquebrunoise s'est reconvertie dans la pâtisserie et le travail du sucre. Chaque jour, elle réalise de délicieux petits chefs-d'œuvre

Mais qu'est-ce qui peut bien encourager une banquière à devenir cake designer ? « L'amour ! » L'amour de la pâtisserie, l'amour de la création, mais d'abord l'amour pour son mari gourmand : Jacob Ward, ingénieur civil à Monaco.

Katia Ward n'était pourtant pas destinée à créer de délicieux petits chefs-d'œuvre. Elle qui a gravi tous les échelons de la banque à Beyrouth jusqu'à devenir directrice d'agence, a toujours eu un « sens artistique développé ». Mais de là à enfiler le tablier, c'est autre chose ! « A Monaco où j'ai travaillé à la banque Audi jusqu'à sa fermeture, je vivais seule dans un deux-pièces, mangeais au restaurant et ne savais même pas allumer le four. » Et puis il y a eu Jacob. « Je l'ai rencontré quatre mois après mon arrivée en Principauté, le 22 novembre 2012, à la réception de la Fête nationale libanaise organisée au musée océanographique. Ce fut le coup de foudre. Et l'envie de faire plaisir. La gourmandise de Jacob a été un élément déclencheur. J'avais envie de l'épater. »

« La pâtisserie, c'est comme de l'art »

Quand la banque Audi a fermé, le moment fut venu pour Katia d'envisager un tout nouvel avenir et de faire ce qu'elle aime près de l'homme qu'elle aime. « Je me suis dit : " La pâtisserie, c'est comme de l'art. " Petite, j'ai fait beaucoup de piano. Ma mère me disait que j'avais du talent. " Tu es une artiste. Tu sais tout faire de tes mains " me disait-elle. »

Au Liban, Katia a bien pensé faire l'Académie libanaise des beaux-arts. Mais son père s'y est opposé. « Il a préféré que je fasse du droit. Au bout de deux années difficiles, j'ai eu une opportunité de suivre des études bancaires qui me donnaient la possibilité de travailler en même temps. C'était déjà plus sympa que les textes et les lois à apprendre par cœur en langue arabe et en français ! Les métiers de la banque en eux-mêmes ne m'ont pas beaucoup plu mais je ne pouvais pas décevoir mes parents. J'ai eu mon diplôme et ai gravi les échelons. J'avais un bon poste. Un bon salaire. »

Quand elle se retrouve à Monaco sans travail en 2013, Katia décide alors d'entamer des études à l'école de pâtisserie à Menton, sur une année scolaire, en cours accéléré pour adulte.

« Nous étions douze élèves. Quand les profs me demandaient quel avait été mon parcours, les élèves me regardaient curieusement ; certains avec une certaine jalousie. »

La jeune femme a eu son CAP de pâtisserie en mai 2014.

2e au CAP pâtisserie

« J'ai fini deuxième de la promotion avec 17,5 de moyenne », lance-t-elle fièrement. Puis elle se spécialise dans le cake design à Bruxelles, Paris, Antibes. « Je voulais à tout prix foncer car je savais que le marché était porteur. En janvier 2015, j'ai eu mon certificat de cake design. »

C'est ainsi que Katia Ward commence à offrir ses gâteaux à ses amis. « Ma première création présentée au public était un sac en croco Vuitton fuschia offert à Prince's Tea. Petit à petit, j'ai commencé à recevoir des commandes. C'est ainsi que j'ai décidé de devenir auto entrepreneur en octobre 2015. »

Depuis, pas un jour sans un coup de fil. « J'ai fait évidemment beaucoup de bûches en décembre. Je travaille la pâte à sucre selon le thème que me donnent les clients. J'adore réaliser des gâteaux de mariage, à étage, avec des fleurs. Et, de manière plus générale, toute la pâtisserie d'événements. Il n'y a pas de limite dans la créativité. »

Chaque travail de recherche sur Internet, chaque expérience, chaque voyage, sont pour Katia sources d'inspiration. Rentrée d'un séjour en amoureux à Vienne, elle s'est par exemple découvert un goût pour le gâteau baroque. « Il y a des pièces qui demandent plusieurs jours de travail. Je ne compte pas les heures. »

La carrière de banquière est bel et bien derrière Katia…

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