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Julien Gobaux a trouvé son équilibre

Huit ans que la France attendait ça.

ELODIE ANTOINE Publié le 01/09/2018 à 05:10, mis à jour le 01/09/2018 à 05:10
Sébastien Botella

Huit ans que la France attendait ça. Le 11 août dernier, l'équipe tricolore, dont Julien Gobaux fait partie, décrochait la médaille de bronze du concours général par équipes aux championnats d'Europe à Glasgow. Après des vacances bien méritées, le gymnaste monégasque reprenait le chemin de l'entraînement, lundi, les yeux rivés sur les échéances à venir. Mais avant d'aborder l'avenir, un petit retour en arrière s'impose pour comprendre pourquoi Julien Gobaux est un gymnaste de haut niveau un peu différent des autres.

Un parcours atypique

Il commence la gymnastique à 6 ans au club de la Soissonnaise, dans l'Aisne. « Mon frère faisait de la gymnastique et j'allais le chercher aux entraînements avec mes parents. J'ai voulu suivre ses traces, c'est comme ça que j'ai commencé », se remémore-t-il. Pour des raisons professionnelles, la famille doit rejoindre Nantes.

 

Pendant quatre ans, il s'entraîne au club de la Nantaise, avant de rejoindre le pôle France d'Antibes en 2000. Il avait alors 10 ans. Au bout de cinq ans, il quitte le pôle, « car tout ne se passait plus aussi bien qu'au début ». C'est à ce moment-là qu'il décide de rejoindre l'Étoile de Monaco. Il y restera un an, avant de partir à La Rochelle, puis de nouveau à Nantes, avant de faire son retour en Principauté et de réintégrer, en 2012, le pôle France antibois. Un parcours qui n'est habituellement pas celui emprunté par les autres gymnastes de haut niveau : « Les autres membres de l'équipe de France se sont entraînés dans des pôles toute leur carrière », explique-t-il.

Depuis son plus jeune âge, Julien Gobaux est talentueux. Seulement, cela ne suffit pas. Il a pu compter sur l'expérience et la personnalité de Thierry Aymes pour devenir le sportif accompli qu'il est aujourd'hui. Et ça, il ne manque pas de le mentionner. « On va dire qu'il est responsable à 60 % de ma réussite. »

C'est en 2014 que tous ses efforts finissent par payer avec des titres et des sélections avec l'équipe tricolore. Quand il y repense, il admet que « ça n'a pas toujours été facile, mais que le jeu en valait la chandelle ».

Entre joie et déception

 

Et arrive enfin la consécration et la réalisation du rêve de tout sportif. Même s'il les a vécus, plus en tant que « spectateur », il ne les oubliera jamais. Ces jeux, il les a dans la peau. Un an après, il est victime d'une blessure à l'épaule qui l'éloigne pendant un certain temps des gymnases.

« À ce moment-là, j'ai eu du temps pour réfléchir, pour faire un travail sur moi-même. Tout ce que j'ai vécu, le bien comme le mal, m'a fait grandir », concède le natif de Soisson.

De nouveaux objectifs

Aujourd'hui, c'est d'un autre œil qu'il aborde l'avenir. À l'heure actuelle, il se prépare pour plusieurs grosses échéances. La vie d'un sportif de haut niveau est rythmée par un calendrier auquel il faut savoir s'adapter, mais aussi s'accrocher. Il devra tout d'abord passer par des sélections pour les prochains mondiaux au Qatar, les Internationaux de France à Paris, sans oublier le début de la saison dans le Top 12. Bien dans sa tête et dans son corps, on le retrouvera peut-être lors des prochains Jeux olympiques à Tokyo en 2 020. Qui sait ? En tout cas, c'est bien tout le mal qu'on lui souhaite.

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