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Journée de sensibilisation pour les futurs conducteurs

Mis à jour le 14/03/2018 à 05:16 Publié le 14/03/2018 à 05:16
Alors qu'ils doivent passer sous peu les épreuves de l'Attestation scolaire de sécurité routière de niveau 1, les élèves de 5e du collège André-Maurois ont été sensibilisés aux risques de la conduite. Avant même d'en avoir le droit.

Alors qu'ils doivent passer sous peu les épreuves de l'Attestation scolaire de sécurité routière de niveau 1, les élèves de 5e du collège André-Maurois ont été sensibilisés aux risques de la conduite. Avant même d'en avoir le droit. Cyril Dodergny

Journée de sensibilisation pour les futurs conducteurs

Les élèves de 5e du collège André-Maurois ont pu participer, hier, à quatre ateliers autour de la sécurité routière, animés par la police municipale, les pompiers, une auto-école et un moto club

La semaine prochaine, les élèves de 5e du collège André-Maurois, à Menton, passeront les épreuves de l'Attestation scolaire de sécurité routière de niveau 1 (l'ASSR 1). Sésame nécessaire pour espérer pouvoir conduire un scooter dans un futur proche. Alors pour les préparer au mieux, une journée de sensibilisation était organisée, hier, sur le parking de Garavan. Auprès des principaux acteurs de la sécurité routière : police municipale, pompiers, auto-école et Moto club. Via quatre ateliers au cours desquels les professionnels ont pu partager leurs conseils et avertissements. Applicables aux collégiens… ainsi qu'aux plus grands.

Police municipale : gare au bruit

Aux petits groupes qui viennent les voir tour à tour, Mylène et Delphine de la brigade routière de la Police municipale rappellent la réglementation en vigueur. Pour conduire un scooter, il faut les originaux de… son permis AM (l'ancien BSR), sa carte grise et ses papiers d'assurance. Ainsi qu'un casque bien attaché, sans quoi « on considère qu'il n'est pas sur la tête et qu'il peut partir comme un bouchon », des gants. Et un véhicule d'origine - pas trafiqué, en d'autres termes. « On voit une vraie différence entre les filles et les garçons. Les filles ont plutôt tendance à oublier leurs papiers ou leurs gants, les garçons à modifier l'équipement… » Mais s'il est un point sur lequel les deux collègues souhaitent insister, c'est bien le bruit. « Si votre scooter dérange l'oreille humaine, on vous arrête. On immobilise votre véhicule et vous devez payer 90e. Vous avez alors interdiction de rouler tant que le scooter n'est pas réparé. » Dans le cas où les conducteurs récidiveraient, une mise en fourrière est à craindre, assortie de nouvelles amendes. À noter que le nombre de décibels autorisés figure sur la carte grise du deux-roues.

Moto club : attention à bien s'équiper

Adhérent du Moto club Menton et quatre vallées, Jean-Marie Brunot tient pour sa part à insister sur l'importance d'être bien couvert en tant que conducteur.

« En été surtout, les gens roulent en petites tenues et chaussures légères. Mais il faut bien s'équiper… Dans l'association, nous sommes tous motards, c'est notre passion. Alors on veut la transmettre aux générations à venir, tout en leur apprenant à être prudents. »

Auto-école : les bienfaits d'une bonne formation

Pour le responsable de l'auto-école Marcel, Bernard Viale, c'est naturellement la formation qui compte en premier lieu. Un bon conducteur de scooter sera, assez logiquement, un conducteur bien préparé. Aussi les jeunes collégiens qui ont pu tester un tour en scooter, hier, ont-ils déjà été briefés sur tous les risques que rencontre fatalement un conducteur, un jour. « On leur parle d'accidents qu'il y a pu avoir dans le Mentonnais, on leur rappelle comment s'équiper. Et on leur apprend un peu de pratique aussi, sans quoi ça ne rime à rien. » Maîtrise de la trajectoire, manière de poser son regard, de freiner. Et d'actionner les clignotants, trop souvent oubliés.

Pompiers : la vitesse, 1e cause d'accidents

Habitué à se rendre dans les établissements scolaires pour sensibiliser les jeunes aux risques de la conduite - dont il connaît plus que quiconque les conséquences en tant que pompier - l'adjudant-chef Édouard Pistolesi aurait principalement un conseil à donner : « prenez votre temps ». Le temps de bien se préparer, de fixer son casque. Le temps d'analyser le comportement des conducteurs et piétons aux alentours. Le temps de rouler prudemment, aussi.

« Le principal critère d'accident, c'est la vitesse, souligne-t-il. Les scooters de 50 m3 sont faits pour rouler à 50 km/h, et pour freiner à 50 km/h. Le deuxième, c'est le non-respect du code de la route (feux, marquages au sol…) Les personnes les plus impactées par des accidents sont les piétons. Surtout dans cette région où il y a beaucoup de personnes âgées. Alors, faites attention à ce qu'ils ne s'engagent pas au milieu de la route subitement. »

Et de préciser que le comportement des conducteurs de deux roues compte aussi énormément. « Quand ça bouchonne dans le Careï, ils sont tentés de passer sur le trottoir ou de doubler par la droite. Mais c'est interdit. S'ils ont un accrochage, ce sont eux qui sont en tort. » Du point de vue du pompier, il est indispensable de garder en tête que les accidents de deux-roues font aujourd'hui partie du quotidien. « Il y en a 7 à 8 par jour dans le Mentonnais, dont 2% graves. Alors, nous ne sommes pas là pour vous faire peur mais on ne montre pas assez les côtés moches du scooter… »


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