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José Badia perd son titre de ministre plénipotentiaire

Mis à jour le 18/11/2017 à 05:10 Publié le 18/11/2017 à 05:10
L'ancien conseiller de gouvernement pour les Relations extérieures et la Coopération est aujourd'hui comme candidat sur la liste Primo ! aux élections nationales.

L'ancien conseiller de gouvernement pour les Relations extérieures et la Coopération est aujourd'hui comme candidat sur la liste Primo ! aux élections nationales. F. Chavaroche

José Badia perd son titre de ministre plénipotentiaire

La décision a été prise par le souverain à la suite de l'engagement en politique de l'ancien conseiller de gouvernement aux côtés de Stéphane Valeri dans le mouvement Primo !

Ministre plénipotentiaire : « représentant de l'État auprès d'un autre État, chargé de pleins pouvoirs pour accomplir une mission », selon le Larousse. Dans la fonction publique monégasque, le titre - accordé par ordonnance souveraine - honore le haut fonctionnaire qui le reçoit pour son engagement au sein d'une mission et bons services rendus à l'État.

Le titre sera retiré, à compter du 20 novembre, à José Badia. Il l'avait reçu en 2015.

La raison ? L'ancien conseiller de gouvernement pour les Relations Extérieures et la Coopération, retraité depuis deux ans, a choisi de s'inscrire parmi les soutiens référents dès le départ du mouvement Priorité Monaco (Primo !) lancé par Stéphane Valeri pour les élections nationales. Sur le site de Primo !, il annonce s'engager « avec l'espoir d'apporter le fruit de [son] expérience passée dans l'analyse des grands sujets ».

Inconciliable

À la lecture du Journal de Monaco, hier, on imagine que la haute autorité du pays a jugé qu'il y avait confusion des genres. En effet, l'ordonnance souveraine n° 6.637 rendue publique dans le bulletin officiel de la Principauté hier, abroge le deuxième alinéa de l'ordonnance souveraine n° 5.196 du 4 février 2015 qui conférait à José Badia le titre de « ministre plénipotentiaire », reçu au terme de son mandat comme conseiller de gouvernement, en février 2015.

Entre les lignes, au Palais princier, on décrypte le texte en expliquant que « le prince a pris acte de l'engagement politique pris par Monsieur José Badia, lequel constitue une décision éminemment respectable ». Avant de détailler que « le titre de ministre plénipotentiaire est de nature exécutive et/ou diplomatique, dans le droit fil de la politique mise en œuvre par le gouvernement princier sous la haute autorité du prince. Ce titre n'apparaît donc pas conciliable avec un engagement de cette nature ». Et de rappeler que « la réserve et la neutralité s'imposent à la haute fonction publique ».

José Badia « approuve cette mesure »

Sollicité par téléphone hier matin, José Badia indiquait ne pas encore avoir pris connaissance de l'ordonnance souveraine. En fin d'après-midi, c'est par écrit que l'intéressé a réagi à cette décision, estimant qu'il s'agit « d'un simple ajustement technique ».

Dans son message, l'ancien conseiller de gouvernement ajoute : « Le titre honorifique de ministre plénipotentiaire ressortant du cadre de l'exécutif, il est important, en effet, d'éviter que l'on considère ma présence comme une forme d'ingérence d'un pouvoir dans l'autre, dès lors que je me positionne aujourd'hui comme candidat de Primo !. J'approuve cette mesure que j'estimais souhaitable et opportune, car elle m'offre une indépendance et une liberté qui me seront précieuses dans le cadre des futures élections. »

Après cette décision du souverain, ils ne sont désormais plus que quatre hommes à détenir le titre de ministre plénipotentiaire : le vice-président de la Fondation Prince Albert II, Bernard Fautrier ; l'ex-conseiller de gouvernement, Franck Biancheri ; le président du Grimaldi Forum, Jean Pastorelli ; et l'ancien directeur des Services judiciaires, Philippe Narmino.


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