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Jean-Paul Commin, une vie animée

Mis à jour le 27/01/2018 à 05:23 Publié le 27/01/2018 à 05:23
Jean-Paul Commin, co-auteur du livre Kirikou et après, 20 ans de cinéma d'animation en France.
Monaco-Matin, source d'infos de qualité

Jean-Paul Commin, une vie animée

À l'occasion de la sortie de « Kirikou, et après… 20 ans de cinéma d'animation en France », co-écrit avec Valérie Ganne et Didier Brunner, lumière sur un résident monégasque acteur de l'audiovisuel

Derrière l'emblématique Kirikou, se cache un homme de l'ombre. Jean-Paul Commin est de ceux qu'on ne voit pas mais sans qui ce projet n'aurait peut-être pas existé. Pour la sortie de l'ouvrage Kirikou et après (disponible depuis novembre 2017), nous avons tenté de retracer sa longue carrière, riche d'anecdotes.

Cette longue carrière, rythmée par sa passion pour la culture, ébut comme journaliste à Paris, en 1971.

Résident monégasque depuis plus de 30 ans, il entretenait déjà une relation avec la Principauté dès la fin des années soixante-dix. Patron de maison de disques à l'époque, il produisait le groupe Dire Straits, d'où sa décision d'organiser un concert dans l'ancien stade Louis-II en 1985. Il se souvient. « J'ai eu le plaisir de rencontrer Monseigneur Rainier-III quand on a organisé le concert, c'était deux jours incroyables. J'ignorais à l'époque que je deviendrais résident monégasque. »

Il passa près de 15 ans à contribuer à l'évolution de l'industrie musicale où il occupera différents postes de direction comme chez WEA Music (Time Warner) jusqu'en 1990.

À l'âge de 40 ans, désireux de changer d'horizon, il reçoit une proposition déterminante pour sa carrière. À l'initiative de Claude Berri et Pierre Lescure, il devient directeur général de N.M.V (société d'édition-distribution vidéo). Il s'investit pleinement dans le cinéma, un art à part entière à ses yeux où l'évolution des techniques de la vidéo lui rappelle ses années passées dans la musique en pleine période passerelle entre le vinyle et le CD. « On savait qu'on allait passer d'un univers standard vers un univers plus numérique et digital. C'était formidable de travailler sur le premier film qu'on a lancé, Cyrano de Bergerac avec Gérard Depardieu. »

Suite à cela, il enchaîne les présidences dans de grandes instances de l'audiovisuel, jusqu'à ce déclic en 1999. Il entre à France Télévision Distribution et découvre le cinéma d'animation français, alors dans l'ombre des géants comme Disney.

« Il y a 20 ans, quand j'ai rejoint France Télévision, il y avait un film qui allait sortir et, connaissant le producteur, je suis rentré dans le projet (Kirikou). Il n'y avait rien et maintenant, il y a une pléthore de films d'animation. »

À l'époque, chaque projet naissant se confrontait à des difficultés qui le rendaient d'autant plus passionnant. Toutes ces épreuves ont fait du cinéma animé l'un des fers de lance du paysage cinématographique français.

Grâce à ses rencontres, dont celle de Michel Ocelot, il égraine ses conseils sur une vingtaine de films d'animations. Il relate ce parcours vieux de 20 ans. « On a vécu ça de l'intérieur. Aujourd'hui, la France est le 3e pays producteur de films d'animation derrière les États-Unis et le Japon. » Il nous décrit le cinéma d'animation comme une bulle d'échanges, sans ego, où le temps de création est plus long que pour un film. « Quand on a présenté Ernest et Célestine au Festival d'Angers, à la fin, on a écrit les noms de 3 ou 4 enfants qui sont nés pendant les 3 ans de tournage. »

Si le cinéma d'animation est sa priorité depuis 20 ans, il continue pour autant d'exercer des rôles d'importance dans l'audiovisuel, tout en apportant son aide sur des projets de films.

Même après 50 ans de carrière, sa passion, c'est son métier.

Jean-Paul Commin se voit maintenant avec humilité comme un « passeur », car pour lui : « pour que la création existe, il faut qu'elle rencontre le public et pour ça, il faut des intermédiaires. »

Résumer sa carrière riche de 50 années est tâche difficile. Jean-Paul Commin, reconnaît l'importance que la musique a eue pour lui pendant près de 20 ans, où le travail avec des artistes comme Bob Marley ou Serge Gainsbourg ont été pour lui des moments « extraordinaires ». Mais comme il le dit si bien : « Pour moi ce sont les rencontres humaines et artistiques qui ont primé, j'ai vécu des aventures tellement formidables et celles qui viendront le seront aussi je pense. »

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