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Jean-Louis Grinda dans la tourmente des Chorégies

Un directeur de l'opéra de Monte-Carlo - Jean-Louis Grinda - nommé, le 21 décembre, à la tête du plus ancien festival lyrique à Orange.

J.D. Publié le 14/03/2016 à 05:05, mis à jour le 14/03/2016 à 05:05
Jean-Louis Grinda, futur directeur des Chorégies d'Orange, au cœur d'une crise juridico-politique. archive Cyril Dodergny

Un directeur de l'opéra de Monte-Carlo - Jean-Louis Grinda - nommé, le 21 décembre, à la tête du plus ancien festival lyrique à Orange. Et, en janvier, la démission de Thierry Mariani, président des Chorégies depuis vingt ans, qui démissionne en désaccord avec le choix de Jean-Louis Grinda pour succéder, de 2017 à 2020, au directeur général depuis 1981 Raymond Duffaut qui, lui, démissionne à son tour… C'est le tableau explosif du mythique festival plus que jamais entre les mains d'une commune Front national incarnée par son maire - Jacques Bompard - et son adjointe à la vie sociale Marie-Thérèse Galmard, devenue présidente par interim pour succéder à Thierry Mariani. Une interim qui pourrait se prolonger jusqu'en 2018. Mais peut-être pas sûr… La querelle est devenue juridico-politique.

« Mon indépendance est mon bouclier »

De son côté, Jean-Louis Grinda note : « Je suppose que Monsieur Mariani avait " son candidat " et qu'il n'a pas été suivi par son conseil d'administration. N'ayant eu strictement aucun contact avec aucun membre de ce conseil d'administration, j'ai développé mon projet sans complexe et avec suffisamment de conviction et d'indépendance d'esprit pour l'emporter. Je crois que rien n'obligeait Monsieur Mariani à faire un appel d'offres en bonne et due forme… Parfois, les choses ne se passent pas comme on le prévoyait. En l'espèce, je considère que mon indépendance est mon bouclier. »

 

Dans nos colonnes le 30 janvier dernier, Jean-Louis Grinda expliquait : « J'ai été largement élu ». « Largement » peut-être mais certainement pas grâce à la voix de Thierry Mariani.

Aujourd'hui, et alors qu'il œuvre sur les prochaines programmations lyriques sans avoir encore un contrat de travail signé entre les mains, le directeur de l'Opéra de Monte-Carlo ne veut pas rentrer dans la polémique. « C'est un problème politique interne au conseil d'administration, souligne-t-il. Je ne suis pas en fonction et ne me sens donc pas autorisé à apporter un commentaire. J'espère seulement que l'édition 2016 sera bien maintenue et que les choses rentreront dans l'ordre rapidement. Mon seul but, c'est l'intérêt du festival des artistes et du public. La balle est dans le camp des politiques. »

Reste à savoir comment les Chorégies et son futur directeur Jean-Louis Grinda sortiront de cette crise...

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