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Jean-Christophe Maillot ruse avec les Ballets Russes

Mis à jour le 26/10/2019 à 10:11 Publié le 26/10/2019 à 10:11
Le couple d’Alexis Oliveira et Benjamin Stone a excellé dans l’Après-midi d’un faune.

Jean-Christophe Maillot ruse avec les Ballets Russes

Le directeur des Ballets de Monte-Carlo a rendu hommage aux Ballets russes en modernisant quatre de leurs plus célèbres chorégraphies, offertes au public cette semaine

Les Ballets Russes, qui ony fait les beaux jours de la Principauté au début du XXe siècle, ont marqué à jamais l’histoire artistique de Monaco.

Le spectacle présenté cette semaine, Salle Garnier, par les Ballets de Monte-Carlo leur a rendu hommage.

Il y a deux façons de rendre hommage au passé en matière d’art : soit le reproduire à l’identique, soit s’en servir de base pour créer un art nouveau. C’est cette deuxième manière qu’a adoptée Jean-Christophe Maillot, directeur des Ballets de Monte-Carlo.

Maillot également metteur en scène

Son hommage aux Ballets russes était à la fois respectueux et iconoclaste. Maillot ruse avec les Ballets Russes.

Il nous fait voir une nouvelle version de titres phares des Ballets Russes : Daphnis et Choé (sur la sublime musique de Ravel), l’Après-midi d’un faune (sur la géniale musique de Debussy), Petrouchka (sur la fantastique musique de Stravinsky, qui fut composée à Beaulieu-sur-Mer), le Spectre de la rose (sur l’entraînante musique de Weber). Un point commun à ces quatre ballets : ils ont tous été dansés, en leur temps, par le légendaire Nijinsky.

Jean-Christophe Maillot a mis lui-même en scène Daphnis et Chloé. C’était le point culminant du spectacle. Il a fait disparaître les bergers et bergères de l’histoire originale pour créer un immense dialogue dansé, frémissant de jeunesse et d’amour, dans des décors épurés d’Ernest Pignon Ernest. On a là le meilleur Maillot, sensible et émouvant, mêlant classicisme et modernisme. Un régal !

Dans l’Après-midi d’un faune, le chorégraphe Jeroen Verbruggen a fait, lui aussi, table rase du passé, et évacué les nymphes qui, à l’origine, faisaient rêver le faune, pour verser dans l’homosexualité. Le faune aime son double masculin. Spectacle beau et prenant.

Au ballet... et au concert

Dans le Spectre de la rose, le chorégraphe Marco Goecke se déchaîne. Au nom de la rose, il impose à ses danseurs des gestes effrénés, déchirés, électriques, presque psychédéliques. Fascinant spectacle !

Reste Petrouchka. Là encore, le chorégraphe Johan Inger a réécrit l’histoire initiale en transformant la marionnette d’origine en mannequin de couturier. Le ballet, qui foisonne d’idées, se déroule dans le milieu délirant de la mode. Nijinsky devient Lagerfeld. Ce ballet réjouissant est de haute couture.

Tout au long du spectacle, les Ballets de Monte-Carlo ont été une fois de plus admirables. Anjara Ballestros, en Chloé, fut radieuse aux côtés de Simon Tribuna. Le couple d’Alexis Oliveira et Benjamin Stone excella dans le «Faune». Anissa Bruley et Daniel Delvecchio ont été impressionnants dans le «Spectre». Tous furent épatants dans Pétrouchka.

Tout au long de la semaine, les Ballets de Monte-Carlo ont été accompagnés par le Philharmonique qui - luxe supplémentaire - était conduit par son directeur en personne, Kazuki Yamada. Total respect ! En plus d’être au ballet, on était au concert.

Jean-Christophe Maillot a mis lui-même en scène Daphnis et Chloé, le point  culminant du spectacle.
Jean-Christophe Maillot a mis lui-même en scène Daphnis et Chloé, le point culminant du spectacle. Alice Blangero
Dans Petrouchka, le chorégraphe Johan Inger a réécrit l’histoire initiale en transformant la marionnette d’origine en mannequin de couturier.

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