"Je suis un professeur de la beauté capillaire": rencontre avec la star des coiffeurs monégasques Rossano Ferretti

Rossano Ferretti, résident monégasque depuis cinq ans, vient d’ouvrir un salon de coiffure aux Thermes marins Monte-Carlo. La star des coiffeurs explique ses choix et sa démarche.

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Propos recueillis par Joëlle Deviras Publié le 19/10/2022 à 11:44, mis à jour le 19/10/2022 à 11:49
Le résident monégasque vient d’ouvrir un salon de coiffure aux Thermes marins Monte-Carlo. Photo Guillaume Jahan de Lestang/SBM

Son nom est associé à celui des stars et des têtes couronnées. Et c’est avec la simplicité d’un homme qui mesure et maîtrise tout des codes de l’élégance que Rossano Ferretti accueille ses premiers clients du salon de coiffure qu’il a ouvert lundi 10 octobre aux Thermes marins Monte-Carlo.

Résident monégasque depuis cinq ans, il a définitivement abandonné la voiture et aime sillonner à pied cette ville-État dont il sait percevoir le meilleur.

À aujourd’hui 62 ans, l’apprenti coiffeur de Parme a bâti un empire où le luxe se décline au naturel. De son métier, il a tout réinventé. Le shampooing et le massage du crâne, la coupe signature baptisée invisible, les produits capillaires issus de la recherche cosmétique, la brosse qui démêle sans tirer les cheveux.

Depuis Monaco son nouveau port d’attache, il poursuit sa success story.

 

Rencontre avec Rossano Ferretti.

Votre salon de coiffure a-t-il vocation à s’inscrire dans la durée, ici, à Monte-Carlo?

Oui, toute la vie ! Je pense qu’il y a un bel avenir ici, avec la SBM et les Thermes marins Monte-Carlo. Nous avons une idée commune de l’exclusivité. La marque Rossano Ferretti travaille avec les meilleurs hôtels au monde. Nous avons changé la vision du salon de coiffure pour en faire un lieu qui décline le luxe et l’exclusif. Je défendais l’idée de la beauté sur-mesure il y a trente-cinq ans quand on n’entendait parler que de mode et de tendance. Aujourd’hui, tous cherchent à parler notre langage.

Vous êtes autant un coiffeur pour les hommes que pour les femmes?

Absolument. La beauté ne se conjugue pas au féminin. Elle concerne tout le monde.

 

Comment expliquez-vous votre success story?

J’ai inventé tout ce que je fais aujourd’hui. J’ai créé la coupe invisible qui est faite aujourd’hui dans le monde entier, j’ai construit une forme pour faire un shampooing, pour accueillir les clients dans un salon,... Je suis heureux de faire partie des hommes qui ont contribué à changer la coiffure au cours de ce dernier demi-siècle.

Qu’est-ce qui a fait de vous le coiffeur des stars?

Rien ; être moi-même.

Et comment devient-on la star des coiffeurs?

Je ne sais pas ce que c’est qu’une star. On travaille tous les jours pour rester là. Le succès est un mot que je ne connais pas. J’ai la même émotion aujourd’hui qu’au premier jour où j’ai commencé la coiffure, à Parme, à l’âge de 14 ans. C’est un privilège de pouvoir faire ce que l’on aime. J’essaie seulement, chaque jour, de m’améliorer et de partager ma culture de vie à mes collaborateurs. Je crois que si je dois parler de succès, ce serait celui de mes équipes dans la vingtaine de salons que j’ai ouvert à travers le monde et où je ne peux pas travailler régulièrement.

Une vingtaine seulement?

 

Oui, c’est un choix. Normalement, quand j’ouvre un salon, j’en ferme un autre. Je ne peux pas dépasser vingt-cinq parce qu’après, je perds le contrôle.

Pourquoi des salons de coiffure dans des hôtels?

J’apporte un service parmi d’autres. Je ne peux pas offrir ce que ces établissements de luxe peuvent apporter. Je ne suis pas un restaurateur étoilé, je n’ai pas une culture du service hôtelier autour de moi, je n’ai pas un spa qui propose le meilleur des soins de la peau comme ici. J’ai appelé mon salon « Hair spa » il y a plus de vingt ans pour la santé des cheveux avec une ligne capillaire qui a un succès énorme. J’ai besoin d’exercer dans un hôtel avec un spa car j’y retrouve la philosophie qui est la mienne.

Le soin capillaire, ce n’est pourtant pas votre métier…

J’ai lancé sept lignes au total. Je suis un professeur de la beauté capillaire. Pour mettre au point mes produits, je suis allé dans un laboratoire spécialisé dans les soins de la peau car la technologie et la recherche sont bien plus avancées. Dans le marché de la beauté, 10 % seulement concernent les cheveux, contre 90 % pour la peau.

Qu’est-ce qui fait l’identité de votre marque?

La naturalité, c’est dans ma bible. Je suis là pour faire plaisir. Je veux donner du temps aux clients. Et donner l’opportunité à mes collaborateurs de faire la carrière dont ils rêvent. Tout cela se traduit par une fidélité de la clientèle et des coiffeurs unique au monde. 92 % des professionnels sont encore avec moi vingt ans plus tard. Par exemple, au salon des Thermes marins, la directrice artistique, Silvia Lanari, travaille avec moi depuis plus de 15 ans.

Pourquoi la SBM a choisi Rossano Ferretti?

Les Thermes marins Monte-Carlo drainent la clientèle de l’Hermitage et de l’Hôtel de Paris, en plus de la clientèle locale.

"C’est une opportunité unique d’offrir probablement un des meilleurs coiffeurs au monde aujourd’hui en termes de réputation, d’expertise et de connaissance", souligne Louis Starck, directeur général de l’Hôtel Hermitage Monte-Carlo. Un contrat de franchise lie dorénavant Rossano Ferretti à la Société des Bains de mer.

Vanessa, directrice générale adjointe des Thermes marins, souligne la concordance d’esprit des deux marques autour du sur-mesure. "Ce que j’ai aimé chez Rossano Ferretti, c’est la personnalisation qui permet de rendre à la fois plus beau et plus à l’aise."

Louis Starck en est convaincu : "Le bien-être, la prise en compte de chacun dans sa singularité, est devenu essentiel. Et la naturalité, comme notre certification Green globe s’inscrit dans la demande de la clientèle. Cette démarche est essentielle pour nous."

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