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J'ai testé pour vous : être libre comme un oiseau

Mis à jour le 20/12/2015 à 05:07 Publié le 20/12/2015 à 05:07
Pas de sensation de tomber dans  le vide : la tyrolienne vous propulse progressivement.
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J'ai testé pour vous : être libre comme un oiseau

Clairement, je ne suis pas la plus téméraire des journalistes.

Clairement, je ne suis pas la plus téméraire des journalistes. J'ai frôlé la crise cardiaque dans Space Mountain à Disney quand j'étais adolescente, et la crise de tétanie dans le bateau pirate de la fête foraine… adulte. Alors tester la tyrolienne de La Colmiane, c'est peut-être un détail pour vous. Mais pour moi, ça veut dire beaucoup.

Tout commence avec la montée en télésiège. Un objet qui me fait terriblement penser à Michel Blanc dans Les Bronzés font du ski. Durant l'ascension, je fredonne sa célèbre ritournelle afin de réveiller le « wannabe » (novice, Ndlr) qui est en moi. « Pays merveilleux… Quand te reverrai-je… » À côté de moi, un journaliste sportif m'explique qu'il est déjà monté sur une tyrolienne avec un dénivelé de près de 400 mètres. L'angoisse. Puis, le télésiège se bloque. On est arrivé.

Dans un coquet chalet, Jean-Michel nous accueille avec un visage rieur. « C'est vous qui allez faire la descente ? » On acquiesce tous avec un brin d'appréhension. « Allez, en piste. Habillez-vous ! » D'abord, il me pèse, puis j'enfile le harnais et une combinaison qui va de la tête au pied. Comme à la cantine scolaire, on passe une charlotte, puis le casque et les lunettes. Mes confrères préfèrent tous passer dans la tyrolienne en solo. Moi, je préfère atteindre le 7e ciel en duo… C'est toujours mieux. J'attends, la boule au ventre, mon binôme qui finit par arriver tout sourire. « Alors, stressée ? », me lance-t-il sur le ton de la blague. Je marmonne un « Ouais… », à peine audible. Mon partenaire s'appelle Bastien, et c'est lui qui a dessiné les plans… de la tyrolienne. À ce moment-là, je ne sais pas vraiment si je dois être rassurée ou fuir. Après quelques instants d'hésitation, je monte avec lui sur la plateforme.

Au bord du vide, Jean-Michel nous demande de nous allonger sur le ventre. Lentement, il nous accroche sur le câble. J'ai la tête dans le vide, et c'est le moment le plus dramatique pour moi. Je me demande si je vais être éjectée à grande vitesse. Ou si mon cœur va se décrocher de ma poitrine pour atterrir sur la cime des arbres. Le top départ est donné : 3... « Pays merveilleux… » 2... « Quand te reverrai-je… » 1... « Où ceux qui s'aiment vivent à… deux ».

Propulsée à près de 120 km/h, je ferme d'abord les yeux. Pas de sentiment horrible de tomber. Je décide de les ouvrir. Je suis propulsée progressivement et en sécurité. Comme mes bras sont positionnés dans mon dos, je ne vois ni mon corps ni le câble. On a vraiment la sensation de voler au-dessus des montagnes. C'est même… paisible. Avec Bastien, on échange quelques mots d'émerveillement avant d'arriver à la plateforme intermédiaire. Je me surprends même à imiter Superman… La peur s'est envolée. L'arrêt est légèrement brutal, il faut s'y préparer. Un peu étourdie, je descends vers la section 2. La partie de la tyrolienne la plus pépère. « On ira moins vite ! », prévient Bastien. Une voile est placée juste en face afin d'aider au ralentissement. Tranquillement, je suis de nouveau propulsée juste au-dessus du lac. Le vent fait frissonner sa surface comme une peau. Le soleil est doux et le vent frais. C'est là que j'apprécie vraiment l'expérience. Lorsque j'arrive à la station, je retiens cette douce sensation de planer… J'ai adoré la tyrolienne, et c'est une froussarde qui vous le dit! Cette activité est accessible à tout le monde. Juré, craché, sur le crâne chauve de Michel Blanc !

Offre numérique MM+

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