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J-2 avant l'ouverture du 69e Festival de musique

Mis à jour le 26/07/2018 à 05:09 Publié le 26/07/2018 à 05:09
D'un point de vue logistique, tout est désormais prêt pour accueillir les artistes de renommée internationale, ainsi que le public, sur le parvis de la basilique Saint-Michel.

D'un point de vue logistique, tout est désormais prêt pour accueillir les artistes de renommée internationale, ainsi que le public, sur le parvis de la basilique Saint-Michel. Cyril Dodergny

J-2 avant l'ouverture du 69e Festival de musique

L'événement - devenu un incontournable pour les Mentonnais comme pour les mélomanes de tous horizons - démarre officiellement samedi. Retour sur l'âme du festival, et sur ses préparatifs

À l'instar du Yin Yang, le festival de musique de Menton a trouvé équilibre et harmonie avec sa 69e édition - qui démarrera officiellement samedi sur le parvis de la basilique Saint-Michel. Mais de toute évidence, sa réputation ne date pas d'hier, et le succès du festival - ininterrompu depuis sa création - tient à bon nombre de détails. À commencer par une organisation sans faille, dont le directeur artistique, Paul-Emmanuel Thomas, donne le « la » plusieurs mois (sinon années) en amont.

Comment fait-on naître un tel bébé tous les ans ? Quelles sont les nouveautés ? Les inconditionnels ? À deux jours du lancement, voici ce que l'on peut retenir.

Paul-Emmanuel Thomas, chef d'orchestre du festival depuis six éditions

« J'ai la deuxième plus grande longévité. Après le fondateur, André Borocz, qui fut le responsable du festival pendant près d'un demi-siècle. Mais je ne pense pas battre ce record… », amorce, tout sourire, le directeur artistique de l'événement. Attaché au fait que le festival de musique de Menton « préserve sa marque de fabrique, reste très identifié ». « Il est, d'une certaine manière, old fashion dans son ADN, mais résolument inscrit dans le XXIe siècle, poursuit Paul-Emmanuel Thomas. Mon challenge a toujours été d'avoir un esprit de découverte », assure le patron du conservatoire de Menton. Dont l'ambition est claire : faire connaître de nouveaux artistes et formats au public. Parmi les nouveautés de l'année, on compte notamment un ciné concert, accompagné d'improvisations musicales.

Plus de confort et un journal dédié au festival

Autres innovations pour cette 69e édition : les spectateurs bénéficieront d'un meilleur confort d'assise. Malgré la superficie des lieux très contrainte, les équipes techniques de la Ville sont parvenues à proposer davantage d'espace entre les rangées de chaises. Pour la première fois, le service communication de Menton lance par ailleurs un quotidien consacré au festival, avec des infos, des infos pratiques, des interviews, des gros plans. « Être festivalier, c'est être dans une parenthèse enchantée. On le vit à plein-temps », justifie Paul-Emmanuel Thomas. Ajoutant qu'il faudra aussi compter, cette année, sur des portiques de sécurité. « J'invite le public à venir relativement tôt car cela provoquera de petits ralentissements », souligne-t-il.

Des artistes de légende toujours au rendez-vous « Une véritable famille d'artistes s'est constituée ici, note le directeur artistique. Une partie de mon travail, c'est de les rendre amoureux du lieu. De cette manière, ils tissent toujours un lien particulier avec le public. Les artistes internationaux font cent dates par ans, sur tous les continents. Alors il faut qu'ils se sentent désirés, qu'ils aient envie. Que leur date à Menton ne soit pas noyée parmi les autres. »

Une organisation adaptée aux attentes de chacun

Les équipes du festival s'appliquent à répondre aux attentes de chacun des artistes au fur et à mesure. Et au cas par cas. « Nous ne sommes pas un festival monomaniaque : il y a de l'opéra, du symphonique, des récitals, du jazz, de la musique de chambre… Chaque projet doit être travaillé sur le plan de la production. Chaque concert se prépare comme un projet individuel. Nous nous positionnons artistiquement sur de l'hyper qualitatif alors toutes les préparations doivent être adaptées pour que l'artiste puisse donner le meilleur de lui-même. » Paul-Emmanuel Thomas donne l'exemple du travail réalisé en amont avec Christophe Rousset. « Pour ces opéras, on réfléchit à la disposition, aux types d'instruments et de sonorisation, indique-t-il. Pour lui comme pour les autres, certaines choses s'anticipent plus d'un an avant. » D'autant qu'il faut tenir compte des agendas très chargés des grands interprètes. À l'instar de Bertrand Chamayou. « Cela fait quatre ans que je souhaite l'inviter. Nous avons pris beaucoup de temps à trouver une solution de date, parce qu'à cette période il est normalement en vacances ». Des moments de repos qui se résument bien souvent à quinze jours par an…

Ambiance très travaillée

« Une partie du travail du directeur artistique consiste à générer un climat, un esprit Festival de Menton. Je suis très sensible à l'accueil. Il faut que les artistes aient un bon ressenti dès qu'ils arrivent. Alors on va les chercher à l'aéroport, on discute avec eux dans la voiture. Cela donne souvent lieu à des moments privilégiés », explique le patron du festival. Pour qui l'esprit « convivial et authentique » de ce dernier est aussi suscité par le public. « Les artistes qui viennent pour la première fois me posent toutes sortes de questions : les spectateurs sont-ils disponibles ? Y a-t-il un véritable silence ? Puis-je faire des variations pour piano ? Je leur réponds toujours : "Osez !"»

Magic in the moonlight

« Des festivals en plein air, il y en a beaucoup. Mais avec cette magie, très peu. Nous avons un véritable décor de théâtre : du bord de mer, on monte les rampes éclairées aux flambeaux pour arriver sur le parvis. » Où trône, majestueuse, la basilique Saint-Michel, particulièrement mise en valeur par des lumières spécifiques. « Il y a toute une scénographie qui permet de mieux voir les colonnades, les trois statues » détaille Paul-Emmanuel Thomas. Et de préciser : « Le niveau artistique, on peut le garantir. Mais l'étincelle en plus qui permet à un concert de devenir légende, c'est plus compliqué ».

Des soirées complètes

Lecteurs mélomanes, attention, le concert d'ouverture affiche déjà complet. Quant à celui de clôture, il ne reste plus que quelques places. Mieux vaut donc, en règle générale, ne pas trop tarder à réserver. « Il y a une liste d'attente, mais on ne rajoutera pas de rangée. »

Conseillé à l'étranger

L'événement a été classé parmi les neuf festivals à voir dans le pays par le magazine Living France. « Nous sommes le seul festival de classique choisi, face à de gros opérateurs proposant de la pop » se réjouit le directeur artistique. Pour le premier concert, une trentaine de journalistes est attendue. « On accroît notre présence sur les réseaux sociaux. Et il y aura encore du nouveau pour le 70e anniversaire », lâche Paul-Emmanuel Thomas. Forcément mystérieux.


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