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Ivre, il frôle la mort à scooter sur l'avenue d'Ostende

Mis à jour le 24/04/2018 à 05:15 Publié le 24/04/2018 à 05:15
« Monsieur ne sera pas prêt d'oublier cette soirée où il a mis sa vie en danger », a avancé le procureur avant de justifier une peine  clémente.	(Illustration archives NM)
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Ivre, il frôle la mort à scooter sur l'avenue d'Ostende

Il mérite bien un zéro de conduite !

Il mérite bien un zéro de conduite ! Un jeune barman italien a fini son parcours routier contre un muret de l'avenue d'Ostende, le 11 août dernier, vers 4 h 30. Complètement ivre, avec plus de 1,50 gramme d'alcool par litre de sang (9 g dans le corps), il gît sur le bitume, en plein milieu de la chaussée.

Sous la violence du choc, son casque a été arraché et les services de secours croient bien ramasser un cadavre. Mais il respire encore ! Aussitôt, le blessé grave est transporté en urgence au CHU Pasteur, à Nice.

« Attelé » à l'audience, bras et épaule gauche maintenus par une gouttière, on ne sait par quel thaumaturge le prévenu est présent à la barre. Il vient expliquer les raisons et conséquences de son terrible accident devant le tribunal correctionnel. Les juges écoutent avec beaucoup de compassion le récit du conducteur.

Perte de conscience et 4 jours de coma

Il reconnaît volontiers que c'était un contretemps stupide, sans se targuer d'être immortel ou invulnérable. Il assimile cette chute à une sanction : l'égarement dans l'excès de boissons. La mémoire lui fait cependant défaut pour évoquer son itinéraire éthylique…

« C'était une soirée avec ma compagne et la présence d'un ami. Nous étions allés au Jack pour passer un bon moment. C'était la première fois que je buvais autant ! Pardonnez-moi, après je ne me souviens de plus rien… » Ce n'est pas étonnant pour le président Florestan Bellinzona : « Vous avez eu une perte de conscience avec quatre jours de coma ! C'est la parfaite démonstration des dégâts que l'alcool peut engendrer. Vous auriez pu y rester ! Pourquoi avez-vous repris le scooter ? »

« Vous êtes un miraculé »

Pour ce jeune homme de vingt-sept ans « ce n'était pas prévu… » Sans plus d'indications… Est-ce vraiment utile de s'expliquer plus encore sur cette virée aux successions de tribulations, si ce n'est d'avoir retenu la leçon ? Le procureur Cyrielle Colle l'a bien compris et ses réquisitions n'auront aucune intention accablante. « Plus de deux fois le taux délictuel, une vitesse excessive, la perte de contrôle du scooter, des conséquences importantes... Monsieur ne sera pas prêt d'oublier cette soirée où il a mis sa vie en danger. Vous êtes un miraculé qui a eu beaucoup de chance. La peine ? N'allez pas plus loin qu'une amende avec sursis. »

C'est au tour de la défense de sensibiliser le tribunal. Les mots s'attachent aux maux dans la plaidoirie de Me Alice Pastor. « Mon client est encore blessé et le muscle de son épaule doit subir une nouvelle intervention chirurgicale. Il y a aura certainement d'éventuelles complications. Sa mère l'aide financièrement en attendant. Ayez une lecture objective du dossier car il était en accord avec un nouvel emploi… »

Le tribunal suivra les réquisitions du ministère public avec 500 euros d'amende avec sursis, plus une contravention à 45 euros. Une mesure volontairement clémente de la part des juges, le prévenu ayant déjà été puni par l'accident, estiment-ils.


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