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Ivre et dépressive, la prof heurte un fourgon en stationnement

Mis à jour le 26/01/2019 à 05:16 Publié le 26/01/2019 à 05:16
« Vous ne reverrez plus jamais cette femme à votre barre. Elle conserve un souvenir trop atroce des cellules de la Sûreté publique », a plaidé Me Sarah Filippi pour la défense.

« Vous ne reverrez plus jamais cette femme à votre barre. Elle conserve un souvenir trop atroce des cellules de la Sûreté publique », a plaidé Me Sarah Filippi pour la défense. illustration Jean-François Ottonello

Ivre et dépressive, la prof heurte un fourgon en stationnement

Aucun blessé… Peut-être de légères contusions ou douleurs… Mais le bilan corporel aurait pu être gravissime, ce jeudi 30 août, vers 4 heures, à la suite d’un choc violent entre une Mini Cooper et un fourgon sur le boulevard Rainier-III.

Aucun blessé… Peut-être de légères contusions ou douleurs… Mais le bilan corporel aurait pu être gravissime, ce jeudi 30 août, vers 4 heures, à la suite d’un choc violent entre une Mini Cooper et un fourgon sur le boulevard Rainier-III.

Cet accident a été évoqué à l’audience au moment de la comparution devant le tribunal correctionnel de la conductrice de la fougueuse petite voiture. Professeur des écoles, la quinquagénaire, soignée pour un état dépressif, avait envie de s’oxygéner l’esprit cette nuit-là. Elle sort et boit deux verres de vin et deux bières. Mais il est connu que psychotrope et alcool sont des substances dont l’association n’est pas sans inconvénient…

« Vous êtes retrouvée hors de l’habitacle »

« Les policiers sont alertés qu’un véhicule est immobilisé au milieu de la route, relate le président Jérôme Fougeras Lavergnolle. Vous venez de heurter un utilitaire et vous êtes hors de l’habitacle. Quand on constate les dégâts, il y a de quoi s’étonner. Vous en êtes sortie indemne. Les agents remarquent votre état d’ivresse et vous conduisent à l’hôpital pour un test sanguin. Votre alcoolémie affiche un taux de 1,57 gramme par litre. Avez-vous un problème avec la boisson ? » Non !

La prévenue, inconnue de la justice, ne cesse de s’excuser. Sur les circonstances de l’accident, elle met la faute sur l’inattention.

« Je suis dépressive. Certainement, le mélange du vin, de la bière et des médicaments n’a rien arrangé… » Les faits d’alcoolémie grave sont également relevés par le premier substitut Olivier Zamphiroff.

« Quelqu’un qui perd le sens des réalités »

« Quand on évoque la prise d’antidépresseurs, je m’interroge sur le cumul médicamenteux incompatible avec la conduite. Il y a tout de même un manque de discernement. Madame est une primo-délinquante. Restons dans un peine adaptée : un mois d’emprisonnement assorti du sursis et 45 euros € d’amende. »

Est-ce possible pour la défense de convaincre les juges d’aller en deçà de la condamnation requise ? Me Sarah Filippi y croit et s’y emploie.

« Essayez de comprendre la personnalité de quelqu’un qui perd le sens des réalités ! Ma cliente est seule pour prendre sa voiture afin de rentrer chez elle à une heure aussi avancée de la nuit. C’est compliqué. Mais elle fait tout pour s’en sortir. Mettez cette infraction sur le compte d’un contretemps malheureux. Vous ne reverrez plus jamais cette femme à votre barre. Elle conserve un souvenir trop atroce des cellules de la Sûreté publique. Je sollicite votre indulgence… » La plaidoirie a dû fonctionner. Le tribunal préférera 1 500 € euros d’amende et l’obligée contravention à 45 euros pour défaut de maîtrise.


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