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Ivre au volant après un joint : le Monégasque récidive encore

Mis à jour le 31/01/2019 à 05:04 Publié le 31/01/2019 à 05:04
L’automobiliste a été contrôlé au niveau du rond-point Charles-III.

L’automobiliste a été contrôlé au niveau du rond-point Charles-III. archives Monaco-Matin

Ivre au volant après un joint : le Monégasque récidive encore

Habituellement, un automobiliste qui conduit avec un taux d’alcool de 0,55 mg/l, avec en plus une petite fumette, s’expose à une peine d’emprisonnement en plus d’une amende.

Habituellement, un automobiliste qui conduit avec un taux d’alcool de 0,55 mg/l, avec en plus une petite fumette, s’expose à une peine d’emprisonnement en plus d’une amende. Mais il ne comparaît pas menotté à l’audience de flagrance ! Sauf si c’est un multirécidiviste. C’est le cas de ce Monégasque de 29 ans, sans profession, déjà condamné trois fois en Principauté pour ivresse au volant.

Le prévenu s’est fait épingler jeudi dernier vers minuit au niveau du rond-point Charles-III au cours d’un contrôle routier. Les policiers ont vite constaté quelques signes d’une consommation excessive de boisson. Outre l’absorption de six cannettes de bière, le conducteur avait fumé un joint.

En voiture avec sa compagne enceinte

Le président Florestan Bellinzona essaie de raisonner le prévenu. « Le 25 juillet dernier, vous avez eu un rappel à la loi parce que vous fumiez tellement que vous indisposiez vos voisins avec l’odeur du cannabis. Aujourd’hui, pour la quatrième fois, vous conduisez à nouveau alcoolisé et vous avez encore consommé de la marijuana. Votre compagne enceinte est avec vous dans la voiture. Ça fait treize ans que vous vous faites remarquer. Vous n’allez jamais changer de comportement ? D’être père dans quelques mois ne vous fait pas réfléchir ? »

Dans le box, le jeune homme bipolaire est loin de se demander de l’alcool ou du cannabis, lequel est le plus nocif au volant. « Je reconnais, ce n’est pas bien. C’est encore une erreur. J’étais conscient de ne pas être apte à conduire. Mais je devais rentrer… » Le magistrat poursuit : « Quoi qu’il se passe sur la route, vous n’étiez pas en état de réagir. C’est dangereux ! Avec votre subvention d’adulte handicapé, vous pouvez boire. Mais surtout ne conduisez pas. »

Le premier substitut Cyrielle Colle ne cache pas son inquiétude pour l’ordre public. « Je suis catastrophée pour la sécurité à l’écoute de tels propos. Il faut l’application stricte de la loi pénale. Alors, il sortira pour l’accouchement de sa compagne. Mais ne faut-il pas l’obliger à se soigner ? Retourner travailler à temps partiel ? Ses troubles psychologiques sont liés à sa toxicomanie depuis de nombreuses années. Un quantum de six mois avec liberté d’épreuve pendant trois ans et une obligation de soins sont nécessaires. »

Prison évitée de peu

La défense va jeter les minces cartes en sa possession pour éviter à son client un retour en prison. « Depuis 2003, ce Monégasque ne fait plus parler de lui et on ne lui reproche pas sa consommation de cannabis, affirme Me Thomas Brezzo. Il y a une évolution. On ne peut pas le nier. Tourner la page pour une meilleure vie sociale ? C’est à lui de choisir. Soit il persiste dans ce cercle vicieux, soit il prend sa destinée en main en occupant un emploi afin de construire une vie de famille. L’obligation de soins est adaptée à son cas. »

Le tribunal suivra les réquisitions du ministère public. Et au président de conclure : « Recherchez du travail. Si ça se passe mal ou que vous recommenciez, il y aura six mois de prison ferme à faire. »


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