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"Internet, ça va plus vite, c'est plus spontané"

Mis à jour le 15/06/2016 à 05:08 Publié le 15/06/2016 à 05:08
Lorenzo Benedetti, Alison Wheeler et Ludovik, hier à Monaco.

Lorenzo Benedetti, Alison Wheeler et Ludovik, hier à Monaco. Cyril Dodergny

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"Internet, ça va plus vite, c'est plus spontané"

Le web est leur territoire. C'est là qu'ils s'expriment, entre autres supports. Aujourd'hui, certains remplissent l'Olympia. Éclairages, en marge du Festival de télévision de Monte-Carlo

Les tables ont été débarrassées. Le Zelo's se vide tranquillement. Ambiance fin de déjeuner, hier après-midi au sommet du Grimaldi Forum. Dans un coin de la terrasse, une tablée rigole. Ce n'est pas surprenant : faire rire les autres est leur métier. Même si, normalement, ils s'expriment beaucoup sur internet. Entre autres supports : Ludovik, l'un de ceux qui se sont attablés là, vient par exemple de remplir un Olympia. Et comme d'autres artistes qui ont émergé sur le web, ils ont été invités au 56e Festival de télévision de Monte-Carlo.

Souvent, on les appelle des « Youtubers », d'après le nom de la plateforme de vidéos en ligne de Google. Ce qualificatif, ils ne le renient pas forcément. Mais apportent quelques précisions sur le terme. Ludovik se définit « plus comme un comédien et un réalisateur. On crée. Peu importe le support ». Selon Alison Wheeler, « c'est bien de valoriser ce terme. Il y a des vrais auteurs, des vrais comédiens qui s'expriment sur Youtube ».

Reste que le support de diffusion change quand même des choses. Dans le timing, notamment.

« On n'écrit pas moins bien parce que c'est pour internet, c'est juste que ça va plus vite. Internet, c'est beaucoup plus spontané, explique encore la comédienne. Internet, ça permet d'aller plus vite dans la pensée, de réaliser ses vidéos plus vite, d'obtenir un résultat, un retour, avoir des vues et avancer surtout dans ce qu'on a envie de raconter. »

Lorenzo Benedetti, le producteur et fondateur du Studio Bagel, dont font partie, entre autres, Ludovik et Alison Wheeler, et a été racheté par Canal +, évoque la « spontanéité » qui va avec le support.

Le mot-clé, ici, est « immédiateté ». « ça m'est arrivé de tourner un sketch, je l'avais écrit à midi, je l'ai tourné le soir pour le rendre le lendemain soir. Au moins c'est tourné, c'est sorti, et tu as le retour direct », déroule Ludovik.

Et puis travailler sur internet, cela veut aussi dire avoir le droit à l'erreur. « On a beaucoup plus la possibilité d'échouer sur le digital qu'ailleurs. Même si tu sors une vidéo qui ne marche pas, personne ne l'aura vue. En télé, si tu fais un truc qui foire, tout le monde en parle », poursuit Lorenzo Benedetti. Tous gardent en tête cet axiome : plus la popularité augmente, plus le droit à l'erreur s'efface.

La spontanéité, peut-être davantage de facilité à prendre des risques. Des détails qui ne concernent que l'artiste ? Pas vraiment. Ces fils rouges permettent de créer de la proximité avec le public. Les thèmes évoqués, le ton employé par les humoristes aussi. Et l'audience suit.

« Quand on a commencé il y a quatre ans, notre public, clairement, c'était les 13-20 ans. Puis on s'est rendu compte qu'on basculait vers du 18-35. Maintenant, plus de 40 % de notre audience est au-dessus de 25 ans », livre Lorenzo Benedetti.

Le public vieillit peut-être, mais le goût du web reste. Et c'est la même chose pour les artistes. « Au départ, je pensais qu'internet aurait pu être un tremplin pour faire du cinéma, restitue Ludovik. J'ai toujours cette envie folle de faire du cinéma. Pour moi, l'un n'empêche pas l'autre. Plus tard, si j'arrive à faire des films, je veux continuer sur le média internet. »


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