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Institut du patrimoine : le premier anniversaire

Mis à jour le 15/02/2019 à 10:03 Publié le 15/02/2019 à 10:02
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Institut du patrimoine : le premier anniversaire

Au rez-de-chaussée du Garden House, les locaux sont clairs et spacieux pour la petite équipe dirigée par Patrick Simon qui s’est vu confier la tête d’un Institut pour lequel tout est à créer

Il était un des piliers du Musée d’anthropologie. Le voici directeur de l’Institut du patrimoine. Patrick Simon, docteur en géologie, est passé des ossements et autres fragments de poterie à une mission bien différente : celle de construire, de toutes pièces, un service rattaché à la Direction des Affaires culturelles (DAC) pour définir les missions de l’Institut qu’il dirige au rez-de-chaussée du Garden House depuis le 15 février 2018, très exactement.

Avec sa petite équipe - Leticia de Massy, chargée de mission, Julien Cellario, responsable des opérations patrimoniales, et Raphaële Raynaud-Rose, chef de bureau -, Patrick Simon affine encore ce qui peut rentrer dans le champ de ses compétences. Car entre les musées et leurs conservateurs, certains services de l’État comme la direction de la Prospective, de l’Urbanisme et de la Mobilité, dirigée par Séverine Canis-Froidefond qui a, par exemple, sollicité une architecte pour l’inventaire du bâti remarquable, l’action de l’Institut du patrimoine est limitée.

Patrick Simon nous lit l’article premier de la loi : « L’Institut du patrimoine (...) a notamment pour mission d’assurer l’étude, la protection, la conservation, la restauration, la valorisation et la transmission aux générations futures du patrimoine national, sans préjudice des missions dévolues au service de l’État chargé de mettre en œuvre la politique de développement urbanistique de la Principauté. »

30 000 € par an pour la restauration

C’est donc clair : l’architecture, ce n’est pas lui.

Les inventaires ? Ce n’est pas lui non plus puisque personne dans l’équipe n’est embauché en qualité de « conservateur ». Ainsi, pour le travail réalisé dans l’espace public concernant les sculptures, Patrick Simon utilise le terme de « récolement ».

Par contre, « nous sommes chargés de nous assurer que le travail d’inventaires des musées est bien fait », note Patrick Simon.

Il y a aussi la restauration, pour laquelle une enveloppe de 30 000 euros par an est dédiée et à laquelle toute l’équipe œuvre. « Nous avons travaillé sur un tableau dans la chapelle du Sacré-Cœur », note Patrick Simon. Coût de l’opération : 11 500 e. Autre travail réalisé : « La restauration d’un bois cervidé fossile » pour 3 000 e.

Julien Cellario souligne, quant à lui, qu’ils sont « très heureux de travailler pour remettre en état une bannière de procession de Gonfalon de l’archiconfrérie. » Une pièce exceptionnelle qui demandera un budget de plusieurs centaines de milliers d’euros.

Un tableau éclectique de missions pour lequel l’Institut du patrimoine dispose de 130 000 euros par an. Et d’évoquer, pêle-mêle, le pont Wurstemberg, les moulins, et le patrimoine immatériel tel que la musique, les traditions, la Palladienne… Autant de productions qui pourraient rentrer sous la coupe de l’équipe du Garden House.

Petit retour en arrière.

Après sept années et des centaines d’heures de commission, sous la houlette de Michèle Ditlot qui était partie en croisade, comme des centaines de Monégasques, contre la démolition du Sporting d’Hiver, puis sous celle de Daniel Boéri, le Conseil national a voté le 6 juin en faveur d’un projet de loi sur la préservation du patrimoine à Monaco. Un vote sans enthousiasme pour un sujet qui, pourtant, déchaîne les passions. Nombre d’élus regrettaient un texte trop peu protecteur. Ainsi, les six élus du groupe Horizon Monaco avaient choisi de s’abstenir, évoquant la « tiédeur » et le « manque de conviction évident » du texte. « Je ne souhaite pas non plus cautionner une bonne initiative lorsqu’elle intègre une dérobade », avait réagi Jacques Rit. Idem pour Jean-François Robillon, alors élu Union Monégasque. Laurent Nouvion, lui, évoquait un « rendez-vous manqué ». L’élu Nouvelle Majorité Jean-Charles Allavena expliquait considérer le texte « inutile » et trop peu « contraignant ».

Patrick Simon (à droite) affine avec son équipe le champ d’actions de l’Institut qu’il dirige.
Patrick Simon (à droite) affine avec son équipe le champ d’actions de l’Institut qu’il dirige. Cyril Dodergny

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