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Inondations : la double

Plus de trois mois après les inondations, ils sont 10 000 environ à galérer au quotidien, à batailler avec les assurances. Au prix d'un stress extrêmement important

Publié le 23/01/2016 à 05:14, mis à jour le 23/01/2016 à 05:14
Franz Chavaroche

L'attente, le stress. Les insomnies. La paperasse, l'incompréhension ou la colère. L'épuisement. La liste des maux qui ravagent une partie des quelque 65 000 sinistrés des inondations de la nuit du 3 au 4 octobre dernier est longue, très longue. Selon les derniers éléments fournis récemment par la préfecture (notre édition du 4 janvier), ils sont encore 10 0000 à se trouver dans des situations critiques. Mais ils sont bien plus nombreux à galérer pour se faire indemniser. Quand ils peuvent l'être.

« Des sinistrés étaient assurés au tiers. Ils ont tout perdu. Ceux-là, on ne peut rien pour eux », confie un assureur. 18 000 véhicules ont été touchés, dont la majorité se trouve à l'état d'épave. Ces tracasseries sonnent comme une double peine, au sens propre comme au sens figuré, qui serait imposée à tous ceux qui ont perdu des proches, une maison, un appartement.

Le coût des intempéries approche les 800 millions d'euros (collectivités et particuliers compris). Mais quelle est la facture psychologique ? Comment mesurer le stress que peut engendrer le combat de bureaucrate, à mener pied à pied, qu'ont dû engager les sinistrés au lendemain du drame ?

 

Après avoir lancé un appel à témoins sur Internet, nous sommes allés à la rencontre de quelques-uns d'entre eux. Trop peu hélas, mais ces quelques histoires recoupent souvent celles vécues par d'autres.

Casse-tête administratif Des assurances qui se renvoient la balle, des experts qui réclament dans certains cas un arrêté de catastrophe naturelle « glissement de terrain » alors que celui qui a été pris par le gouvernement évoque des « inondations ». Tous ceux que nous avons rencontrés portent sur eux la fatigue de ce deuxième combat. Tous nous ont exhibé l'invraisemblable paperasse, ces attestations en plusieurs exemplaires, soigneusement classées. Nous ont brandi les photos du sinistre, comme pour bien attester que victimes, ils le sont bien. Philippe Castanet, sous-préfet de Grasse, avait indiqué récemment que les sinistrés « ne devraient pas passer la fin du mois de janvier sans solutions ». On y est presque.

Offre numérique MM+

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