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Incontournables, flops, écologie... Plongée dans la course aux fournitures pour la rentrée à Monaco

À seulement quelques jours de la rentrée, l’heure est à l’achat des fournitures scolaires pour les petits et les grands. Un moment que beaucoup d’enfants apprécient, souvent plus que la rentrée.

Jessica Granato Publié le 30/08/2021 à 11:05, mis à jour le 30/08/2021 à 14:30
Avant le retour en classe, beaucoup se lancent dans l'achat des fournitures scolaires de dernière minute. Photo Jean-François Ottonello

"On est clairement dans le rush de fin d’été." Dans le rayon "saison" de Carrefour, Alain Charpenel et ses employés s’occupent des fournitures scolaires. Et à l’approche de la rentrée, les choses s’activent encore plus.

Même si le rayon est installé depuis fin juin, la plupart des parents décident de se lancer dans l’aventure des fournitures à la dernière minute.

"La rentrée c’est comme Noël"

L’achat des fournitures scolaires est pour certains plus apprécié que la reprise des cours elle-même. "C’est comme Noël pour les enfants, c’est magique la rentrée", assure Alain Charpenel.

Tout le monde est emballé par cette période de l’année. Beaucoup d’enfants courent dans les rayons de Carrefour. Ils sont souvent à la recherche d’une trousse ou d’un cahier qui leur plaît et qu’ils utiliseront toute l’année. Les parents ne sont jamais bien loin, liste de fournitures à la main.

 

Et tous les ans c’est la même chose, quand la rentrée approche, les promotions décollent. "On fait un maximum de remises et on guide les parents vers les bonnes affaires."

Et cette année, les remises ont l’air de plaire car les stocks s’écoulent. "On a déjà vendu 37 % du stock, contre 35 % l’année dernière à la même période."

Les produits qui plaisent le plus? Ceux à l’effigie des Minions, de Minnie, des Pokémon pour les plus petits ou encore ceux qui représentent le monde magique de la saga Harry Potter, pour les plus grands.

Certaines fournitures sont également plus demandées que d’autres. Dans la papeterie "Alphabet" et à Carrefour, le produit phare reste le stylo effaçable. "C’est un incontournable dès l’école l’élémentaire", assure Alain Charpenel

 

À l’inverse, l’agenda fait un gros flop. "On en vend beaucoup moins, environ - 30 % chaque année." La faute, sûrement, à la mise en place de l’agenda numérique par les établissements du secondaire.

La question de l’écologie

Malgré l’ambiance de fête, il ne faut pas oublier l’impact écologique de la rentrée scolaire. Pour limiter le gaspillage, certains se tournent vers la récup.

C’est le cas de Virginie, mère de deux enfants. "On réutilise tout ce qui n’est pas cassé", assure-t-elle et n’achète que le strict nécessaire dans ses courses de dernière minute. "Même pour les cahiers, on récupère ceux que mes enfants n’ont pas trop utilisés pour cette année."

Les marques et les écoles s’y mettent aussi. On favorise de plus en plus les cahiers de 48 pages dans les classes de primaire et on fabrique des emballages en cartons pour les fournitures scolaires.

Un manque à gagner avec le numérique

À l’heure où le numérique et la technologie font de plus en plus partie de nos vies, l’Éducation Nationale a aussi décidé de faire évoluer son mode d’enseignement.

C’est pourquoi depuis l’année dernière, une transition vers un "collège numérique" a été entamée au Collège Charles III. Les élèves ont chacun reçu un ordinateur portable, leur offrant un accès à de nouveaux outils et à une nouvelle forme d’apprentissage.

L’une des nouveautés en lien avec cet apport technologique est que la plupart des livres scolaires sont disponibles en format numérique. Pour certains, c’est une aubaine car il ne faut plus acheter une dizaine de manuels par an, mais pour d’autres, c’est un vrai problème.

"Les manuels scolaires représentent 70 % du chiffre d’affaires"

Non loin de la place d’Armes, la papeterie et librairie "Alphabet" est le lieu de rendez-vous annuel des parents d’élèves de Monaco. C’est ici que sont commandés les livres demandés par les établissements.

"Les manuels scolaires représentent 70 % de notre chiffre d’affaires annuel", dévoile Patricia Bianco, la cogérante de la papeterie.

Cette année, ce chiffre devrait être revu à la baisse. Seuls les livres de langues vivantes doivent être achetés en format papier pour les collégiens. "C’est une grosse perte, avec les livres numériques, il n’y a plus qu’une minorité qui demande à les avoir en papier."

En plus des livres, les fournitures scolaires vendues dans la papeterie sont également moins vendues. "Comme les gens ne viennent plus pour les livres, ils ne m’achètent pas non plus les fournitures." Une perte lourde de 25 % pour Patricia, alors que l’été n’est pas encore terminé.

Lorsque l’annonce de la numérisation de l’apprentissage a été faite l’année dernière, l’Éducation Nationale prévoyait déjà d’élargir ce programme aux lycéens à partir de cette année.

Pour Patricia, l’heure est donc à la nouveauté aussi. "J’essaie de palier avec de nouveaux services, j’élargis la librairie avec des romans et des livres en langues étrangères. J’ai d’autres projets qui vont aussi voir le jour bientôt comme un site internet."

C’est dans la librairie et papeterie "Alphabet" que la plupart des familles achètent les livres et manuels scolaires de leurs enfants. Photo Jean-François Ottonello.

Offre numérique MM+

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