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Ils sont partis à la chasse aux images

39 équipes de photographes ont arpenté les rues de la ville, hier, dans le cadre du marathon de PhotoMenton. Point commun des participants aux profils très différents : l'amour de la photo

Nicolas Hasson-Fauré Publié le 19/11/2018 à 05:09, mis à jour le 19/11/2018 à 05:09
Une déambulation dans les rues de Menton, à la recherche de photos, sur trois thèmes différents : c'était le marathon de PhotoMenton, ce week-end.
Une déambulation dans les rues de Menton, à la recherche de photos, sur trois thèmes différents : c'était le marathon de PhotoMenton, ce week-end. Jean-François Ottonello

Les appareils photo sont accrochés en bandoulière, les trépieds fixés sur les sacs à dos, les calepins sortis. Il est dix heures, hier, et une foule compacte se tient face à Xavier Baré, juste à côté du Palais de l'Europe. Juché sur un escabeau, le président de PhotoMenton s'apprête à donner le coup d'envoi du marathon photo, organisé dans le cadre du festival de l'image qui bat son plein. C'est une véritable chasse à l'instantané dans les rues de Menton, qui se décline en trois thèmes. « Au marché », « à la fenêtre », « transport », livre Xavier Baré, quelques minutes avant que les participants ne s'élancent (1). Ils sont répartis en trente-neuf équipes d'un, deux, voire plus. Et ils ont huit heures pour ramener un cliché par thème.

« Respecter le sujet »

 

Parmi les photographes, il y a des jeunes, des moins jeunes, et des très, très jeunes. Dont Lou, 8 ans, venue de Sainte-Agnès. Sa maman, Christine, l'accompagne, et son papa, Jaime Marrades, expose à PhotoMenton. Lou photographie « la nature, les animaux », et elle fait parfois « des montages avec les Playmobil mis en scène », précise Christine. Et puis tout le monde descend les jardins Biovès, et chemine en direction du marché. D'autres photographes déambulent déjà entre les étals. Lou tend son objectif devant le stand d'un primeur : les noix, poires, et autres grains de raisins accrochent la lumière des lampes. C'est immortalisé. Juste à côté, on croise Patrick, un quinqua venu de Nice. Les thèmes l'inspirent, « bien sûr ». Mais l'amateur de photographie de rue est confronté à un petit dilemme : « C'est compliqué » de conjuguer recherche d'images naturelles, authentiques de gens, et droit à l'image. Il faudrait demander l'autorisation. Mais en même temps… ce n'est pas vraiment possible « si on veut que ce soit spontané ». La solution réside dans un entre-deux : Patrick va se concentrer sur les mains, pour proposer des scènes originales en respectant le droit à l'image. Il faut dire que l'homme a en tête une règle bien précise : « Il faut respecter le sujet, dit-il. Il faut que quand on regarde la photo, on se dise : "On est au marché". Enfin, c'est comme ça que je vois les choses ».

Un peu plus loin, il y a Alain, venu de Monaco. Le marché ? Il aurait préféré un thème « surréaliste », comme lors d'une précédente édition, quand il fallait chercher des images autour de Jean Cocteau. Mais au fond, peu importe. « C'est pour une œuvre de bienfaisance (2), c'est un moment de communauté, de partage, dit Jean-Marc, lui aussi venu de la Principauté. C'est surtout ça qui est important ». Ça, et « s'amuser », aussi.

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