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Il y a 100 cas en France et ça tombe chez nous !

Mis à jour le 02/03/2020 à 11:45 Publié le 02/03/2020 à 11:44
Surprise samedi pour les résidents de cette copropriété de l’ouest de Nice. Deux habitantes ont été hospitalisées annonce une affichette (en incrustation).

Surprise samedi pour les résidents de cette copropriété de l’ouest de Nice. Deux habitantes ont été hospitalisées annonce une affichette (en incrustation). Dylan Meiffret

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Il y a 100 cas en France et ça tombe chez nous !

Le coronavirus a fait une entrée fracassante dans une paisible copropriété de l’ouest de Nice. Une affichette annonce l’hospitalisation de deux résidents

En ce dimanche après-midi, le parc de cette vaste copropriété composée de sept immeubles, à l’ouest de Nice, est désert. Seul un enfant se risque dehors pour jongler avec son ballon de foot.

Sur la porte vitrée de l’une des entrées C, une affichette a été placardée. « Pour information, deux personnes du bloc C1 sont contaminées par le coronavirus et hospitalisées. Veuillez prendre les précautions qui s’imposent », indique sobrement le communiqué ni signé ni daté.

Il aurait été collé ce samedi midi à côté des règles de la copropriété rappelées par le syndic. Personne ne sait qui est à l’origine de cette initiative.

Deux sœurs retraitées

Le texte fait référence à deux sœurs retraitées, sexagénaires, propriétaires dans cet immeuble d’un appartement secondaire. Elles figurent sur la liste des malades communiquée vendredi par la préfecture.

Elles ont été déclarées positives au retour d’un séjour en Italie. « Je ne peux vous répondre, je ne les connais pas », oppose un jeune homme qui sort au pas de course de l’immeuble pour fuir les questions.

Un retraité, ami des deux patientes, est plus loquace. Il se veut rassurant : « Elles sont hospitalisées mais nous les avons eus au téléphone, elles vont bien. »

Le communiqué collé sur la porte vitrée a manifestement provoqué des sentiments contrastés dans cette cité tranquille, entre indifférence et début de psychose.

Feiza, elle, a préféré se mettre au vert à Marseille le temps du week-end. Elle ne cache pas ses inquiétudes : « Dire qu’il y a 100 cas en France et ça tombe sur nous ! Le premier défi a été trouvé une solution hydroalcoolique. Beaucoup sont en rupture de stock. J’en ai finalement trouvé dans une station-service. L’autre souci est la rentrée scolaire lundi matin pour mes enfants de 6 et 7 ans. »

«Je ne sais pas trop quoi faire»

Son coup de fil à la plate-forme d’information mise en place par la mairie ne l’a pas éclairée : « Mon interlocutrice a été très sympathique, rassurante, mais je ne sais pas trop quoi faire. Je pense que je vais les laisser à l’école. Je suis un peu inquiète, non pas pour eux mais pour mon père qui souffre de problèmes respiratoires. Je redoute que mes enfants soient les vecteurs du virus. »

Dans l’autre entrée de l’immeuble, l’affichette d’avertissement aurait été arrachée. Un locataire croisé dans le hall affirme ne rien changer à ses habitudes hormis une attention particulière au lavage de mains de ses enfants.

Une autre affirme, depuis sa fenêtre qu’elle n’est pas au courant que deux malades ont résidé dans son immeuble : « Ah oui ? Deux malades ? Ça ne me rassure pas. Nous avons chez nous un bébé qui est déjà malade... »


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