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Il vole les clés des chambres de l’hôtel et file en trottinette

Mis à jour le 03/11/2019 à 10:26 Publié le 03/11/2019 à 10:26
Pensant échapper aux gendarmes, il s’est enfui en trottinette, mais a chuté.	(DR)

Il vole les clés des chambres de l’hôtel et file en trottinette

Villeneuve-Loubet Ce Niçois de 28 ans n’est pas à son coup d’essai. La justice a décidé de l’envoyer en prison. Il doit aussi soigner ses addictions aux drogues

Circuler en trottinette électrique est un moyen de transport très tendance. Même pour les voleurs… si tant est qu’ils soient agiles.

Exemple vendredi dernier en fin d’après-midi à Villeneuve-Loubet, avec Kévin, un Niçois de 28 ans.

Celui-ci, après avoir dérobé les clés de l’hôtel dans lequel il séjournait à Villeneuve, s’est enfui en trottinette, pensant pouvoir ainsi échapper à ses poursuivants. Il a eu tort. Sur un parking il a chuté lourdement de son engin et a été finalement appréhendé par les gendarmes auxquels il n’a opposé aucune résistance.

Cannabis, cocaïne et un puissant anxiolytique

Et pour cause. Un dépistage salivaire a révélé que l’individu avait absorbé un cocktail composé de cannabis et de cocaïne en plus de son traitement au Subutex allongé par « 6 à 10 » cachets de Séresta, un anxiolytique puissant.

Dans cet hôtel de Villeneuve-Loubet, Kévin avait réservé une chambre depuis 2 ou 3 jours. Il y recevait un ami pour consommer ensemble des stupéfiants. Et c’est de passage à l’accueil qu’il avait subtilisé des clés sur le comptoir pour les emmener dans sa chambre.

L’hôtel s’est rapidement aperçu qu’il manquait des clés. Et c’est en visionnant les images de la vidéosurveillance que la gérante de l’établissement a pu identifier son client chapardeur.

Se voyant découvert, Kévin a donc filé au guidon de sa trottinette et a « tenu des propos incohérents » lors de son arrestation.

Présenté en comparution immédiate en tout début de semaine devant le tribunal correctionnel de Grasse présidé par Laurie Duca, Kévin a avoué : « J’avais pris trop de produits, j’avais plus la capacité de raisonner ».

Quelques heures plus tard, pendant sa garde à vue, le prévenu a continué à faire des siennes. Il a dégradé la porte de sa cellule en démolissant l’œilleton.

À la barre, devant le magistrat qui l’interroge sur les faits, il explique en voulant se justifier : « J’ai la phobie de la garde à vue, je ne supporte pas d’être enfermé ».

23 mentions au casier judiciaire

Défavorablement connu des services de police avec 23 mentions à son casier judiciaire, notamment pour vol aggravé, recel, usage de stupéfiants, violence sur ascendant, conduite sans permis, Kévin est poursuivi pour vol en récidive, conduite en ayant fait usage de stupéfiants et dégradation d’un bien.

Pour le procureur de la République, « Kévin détruit sa jeunesse et ne cesse de renouveler les infractions, alors qu’il vient de sortir à peine de prison, c’était fin septembre après six mois ferme pour menace et outrage ». Il requiert 10 mois de prison avec maintien en détention.

Pour son avocat Me Romain Tafini : « Mon client est dans une spirale infernale qui reflète sa misère sociale et sa principale culpabilité est d’être faible. C’est quelqu’un de bonne composition qui a rencontré dans un squat la mauvaise personne. Il n’a pas utilisé les clés pour voler dans les chambres ».

Le tribunal reconnaît Kevin coupable des faits qui lui sont reprochés et le condamne à cinq mois de prison avec maintien en détention et obligations de soins.


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