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Il prend le taxi de Monaco à Saint-Tropez sans payer, il est convoqué une 22e fois par la justice...

Mis à jour le 29/05/2019 à 07:40 Publié le 29/05/2019 à 07:40
Illustration d'un taxi de Monaco.

Illustration d'un taxi de Monaco. Photo d'archives Monaco-Matin

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Il prend le taxi de Monaco à Saint-Tropez sans payer, il est convoqué une 22e fois par la justice...

On ne verra pas le personnage à l’audience. Il n’a pas fait le déplacement jusqu’en Principauté. Certainement par crainte d’être incarcéré sur-le-champ. Pourtant il apparaît utile de le connaître… Et surtout de le reconnaître. Frédéric a pris la fâcheuse habitude de profiter de toutes les situations et de ne rien payer. Ou le moins possible.

C’est une « grivèlerie de voiture de place » qui l’a conduit pour la vingt-deuxième fois devant un tribunal correctionnel. Plus précisément, comme l’a annoncé la présidente Françoise Barbier-Chassaing, « le samedi 1er septembre 2018, cet individu n’a pas réglé le chauffeur de taxi pour un trajet entre Monaco et Saint-Tropez. Vingt et une condamnations figurent sur ses casiers judiciaires monégasques et français, dont treize pour filouteries d’aliments. C’est même quelque chose de récurrent chez lui… »

Une course à 500 euros

Dans le détail, le quinquagénaire, sans profession ni domicile fixe, a hélé un taxi au niveau de l’Hôtel de Paris pour rejoindre Nice. Une fois dans la limousine, il demande de faire un détour par Le Méridien Beach Plaza afin de récupérer des bagages. Puis, le Frédéric en question sollicite d’aller jusqu’à Saint-Tropez où il a oublié son chéquier dans un palace de la cité corsaire. Le chauffeur lui précise que la course est chère : 500 e. Qu’importe… quand on n’a pas l’intention de s’acquitter de la somme !

La suite est racontée par le plaignant. « Il était d’accord pour régler une fois arrivé, car il n’avait aucun argent sur lui. Sur la route, il appelle d’ailleurs l’hôtel pour prévenir de son arrivée… »

Certes, il ne faut pas manquer de tact dans cette profession. Toujours agir avec circonspection et discrétion auprès du client.

« Cet homme présentait bien et démontrait un certain niveau de vie élevé, poursuit le demandeur. Il m’avait dit qu’il habitait au château de Falicon, à Nice, et d’autres précisions dans notre discussion m’avaient mis en confiance. Arrivé à destination, il ouvrait sa valise et j’ai attendu… Au bout de deux heures, toujours personne. Comme il avait laissé ses effets et son passeport dans la valise, je n’avais aucune raison de me méfier. J’allais me coucher et je savais que je le retrouverais grâce à ses papiers d’identité. Je demande une somme globale de 1.500 euros pour les ennuis causés. »

"C’est un pro de la filouterie…"

Devenir chauffeur de taxi implique certains risques et ce n’est sans doute pas le métier le plus reposant.

« Pour autant, relève le procureur Alexia Brianti, ce personnage est très connu par la justice. C’est un pro de la filouterie. Il avait mis en place un stratagème pour aller à Saint-Tropez puis disparaître dans la nature sans rien payer. Quelques jours après, le mercredi 5 septembre 2018, il a recommencé ses manœuvres de mensonges et tromperies à Draguignan. Mettez un solide coup d’arrêt à ses pratiques frauduleuses si le prévenu revient à Monaco. Je propose une peine d’emprisonnement ferme de six mois. »

Le tribunal suivra les réquisitions du ministère public et octroiera la somme de 1.500 euros€ à la partie civile.

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