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Il prend la direction de la course après 35 ans de terrain

Mis à jour le 23/01/2018 à 05:11 Publié le 23/01/2018 à 05:11
Monaco-Matin, source d'infos de qualité

Il prend la direction de la course après 35 ans de terrain

Alain Pallanca a gravi tous les échelons avant d'être nommé nouveau directeur de course. D'un regard dans le rétro, il retrace son parcours tout en gardant l'œil ouvert sur cette 86e édition

Ses yeux bleus s'éclairent lorsqu'il évoque le Rallye Monte-Carlo. Il faut dire que ce bénévole, membre de l'Automobile Club de Monaco (ACM), à la carrure imposante, connaît à merveille cette prestigieuse étape d'ouverture du championnat du monde WRC (1). Après 35 ans de Rallye, Alain Pallanca a gravi tous les échelons avant d'être nommé en octobre 2017 directeur de course de cette 86e édition.

« Sur le plan personnel, ça fait extrêmement plaisir, confie-t-il. Même si au niveau de la masse de boulot, cela n'a pas changé grand-chose. C'est la reconnaissance d'un travail de plus de trois décennies. Et je n'oublie pas tous ceux qui ont été à nos côtés depuis des années. Ils pourront eux aussi prétendre à l'avenir à ce type de postes. C'est un peu l'optique de ce que l'ACM veut mettre en place. »

D'une voix posée et rassurante, le nouveau directeur de course évoque son parcours avec entrain : « Cette année sera mon 36e Rallye. J'ai eu tous les rôles. J'ai commencé comme simple commissaire radio en 1982. J'ai également été ouvreur, intermédiaire de sécurité, directeur de sécurité d'épreuves spéciales, directeur d'épreuves, directeur de course adjoint… Mais j'ai surtout connu la route. Je suis un homme de terrain, pas un homme de direction. Voilà pourquoi ce rôle est un petit peu nouveau pour moi. En prenant cette fonction en octobre, j'ai tout de même demandé de pouvoir être à Gap [chef-lieu du département des Hautes-Alpes] plutôt qu'à Monaco pour me sentir plus près de la course. »

Durant presque la totalité de la semaine, Alain Pallanca, qui exerce en tant qu'expert construction dans le bâtiment au quotidien, sera en relation directe par téléphone avec la direction de course en Principauté depuis les Hautes-Alpes pour s'assurer de la coordination précise et cohérente de l'événement. Il recevra une grande quantité d'informations du terrain - six cents bénévoles présents en tout, dont une vingtaine de cadres qu'il gère. Le directeur de course se trouve aussi en liaison avec le Centre opérationnel départemental (COD), qui comprend différentes entités : police, pompiers et autres gendarmes, mis en action par les services de l'État à Gap.

Car un des enjeux principaux sur le rallye demeure la sécurité. Pour cette édition, un affinage des procédures a d'ailleurs eu lieu. « Nous avons ajouté des téléphones satellite [25, NDLR] pour gagner en rapidité et pallier aux potentiels "trous" dans la communication », poursuit-il.

Jean-Luc Vieilleville, responsable de la sécurité des épreuves, et Robert Scarlot, vice-président de l'ACM, en charge de la sécurité et du médical, œuvrent également depuis des mois pour réduire au maximum les risques d'incidents.

De son côté, le rôle du directeur de course diffère : « C'est à la fois très vaste et très restrictif. Depuis cette année, nous avons conforté les directeurs d'épreuves spéciales. C'est-à-dire que sur le terrain, ils seront les véritables patrons. Le directeur de course gère l'ensemble des épreuves spéciales. Trois directeurs d'épreuves disséminés sur le parcours et quatre adjoints basés à Monaco sont à sa disposition. Ils sont en charge d'une épreuve par jour et à cela vient s'ajouter la gestion du drapeau rouge », affirme Alain Pallanca. Il s'agit de la « sanction suprême » qui permet d'arrêter la course immédiatement en cas de force majeure. Une personne est spécialement détachée pour cette tâche importante où énormément d'informations peuvent arriver en même temps. L'objectif : prendre la juste décision dans un contexte probable de tension.

Et avant le début des premières courses jeudi, Alain Pallanca se sent prêt même si des petits réglages subsistent. Un dernier test se déroulera aujourd'hui à 13 heures concernant le nouveau système de suivi et chronométrage. « Le but est de revoir encore ces procédures même si l'on ne part pas complètement dans l'inconnu puisque des essais avaient déjà été effectués en décembre », rappelle-t-il. Aucun problème de chronométrage à craindre pour autant puisqu'un système de doublage obligatoire, via le code sportif de la Fédération internationale de l'automobile (FIA), existe.

Une mise au point ("shakedown") se tiendra également demain de 16 à 20 heures. Située à moins de cinq kilomètres du parc d'assistance, cette séance, introduite en 2016, s'avère relativement représentative du parcours dans son ensemble. Avec un revêtement très typé « Monte-Carlo », ce shakedown alterne montées, descentes, virages en tout genre, une grande ligne droite et une épingle. De quoi permettre aux équipages et aux hommes du directeur de course de peaufiner leurs derniers réglages avant le départ du Rallye.

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