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Il boit 15 verres de whisky puis brutalise et gifle sa copine dans un accès de jalousie

Mis à jour le 07/04/2018 à 18:47 Publié le 07/04/2018 à 18:15
Le prévenu écope d'une peine de trois mois de prison ferme fractionnée.

Le prévenu écope d'une peine de trois mois de prison ferme fractionnée. Photo archives NM

Il boit 15 verres de whisky puis brutalise et gifle sa copine dans un accès de jalousie

Habituellement, c'est un jeune homme charmant, sympathique et rieur. Mais dès qu'il touche à l'alcool, ce Monégasque devient violent, agressif et méchant. Il ne se contrôle plus. Comme le soir de son anniversaire, le 25 mai dernier.

Il boit. Jusqu'à quinze verres de whisky. Jaloux de nature et ivre, il ne supporte pas de voir sa jolie copine courtisée. Excédé, le trentenaire malmène et griffe la jeune femme. Humiliée et brutalisée, elle dépose plainte le lendemain.

Récidiviste à cause de ses addictions à la drogue et à la boisson, le prévenu se retrouve une fois de plus devant le tribunal correctionnel. À la barre, calme, il affiche respect et docilité. On a du mal à imaginer une concordance avec la personne décrite par la plaignante. Devant la résistance au changement de cet homme qu'elle a adulé, celle qui a partagé ses jours et ses nuits veut le forcer à comprendre sa descente aux enfers. Elle objecte le moindre centime de réparation. Mais n'épargne aucun détail de la souffrance endurée.

Jalousie maladive

«Le ton est vite monté, raconte la jeune femme. Il est devenu agressif. Il m'a bousculée et giflée. J'ai eu très peur. Pour éviter un drame, j'ai dormi avec lui. Notre relation avait débuté en janvier. Il s'était déjà montré brutal à plusieurs reprises. Mais cette fois, c'était l'emportement de trop! Aujourd'hui, j'ai mis un terme à notre liaison.»

Le président Jérôme Fougeras-Lavergnolle fixe le coupable dans les yeux. «Vous êtes bien connu du tribunal. Vous attribuez la faute de vos ennuis à l'alcool. Mais ce n'est pas une excuse d'être ivre, et encore moins violent. » Le prévenu reconnaît sa jalousie maladive comme un mal soudain et terrible.

«Cela ne vous donne pas le droit de taper sur les gens, poursuit le magistrat. Avez-vous envie de lutter contre cette addiction à la boisson?» Excessivement déférent, le fautif affirme avoir «déjà réglé son problème avec la drogue. J'ai d'ailleurs commencé à travailler comme jardinier pour montrer mon envie de me sortir de toute dépendance».

Le président s'inquiète du problème de violence récurrent de l'intéressé. «C'est grave. À chaque passage devant ce tribunal, vous risquez une peine toujours plus lourde. Vous avez déjà quatre mentions sur votre casier monégasque…»

Week-ends en prison

Le prévenu cacherait-il l'envie de se soigner, pour le premier substitut Olivier Zamphiroff ? «Mais on n'est pas là pour réfléchir sur sa maladie. C'est un zombi quand il frappe. Qu'il s'assume! En fait, il ne songe pas à remédier à ses problèmes. Il faut être sévère et poursuivre dans une cohérence répressive afin de l'obliger à respecter autrui: un mois ferme.»

La défense rejettera toute procrastination dans sa plaidoirie. «Je suis mon client depuis que j'ai commencé dans ce métier. Ce n'est pas un délinquant. On a tous le sentiment de l'aider car il a la volonté de s'insérer. Aussi, la justice a le devoir de rendre une peine utile. Oui, ce jeune homme a envie de se soigner. Comme avec les psychologues il n'y arrive pas, il fait ce travail sur lui-même tout seul. Et quand il est malade, sa douleur intérieure est insupportable. Alors, il boit! Un mois ferme? Je m'y oppose. Préférez au moins le fractionnement de la sanction…»

Le message est passé. Le tribunal prononcera une peine de trois mois fractionnée. C'est-à-dire douze week-ends à la maison d'arrêt.


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