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Hommage aux sauveteurs des mers… et d'ailleurs

Mis à jour le 14/03/2017 à 05:02 Publié le 14/03/2017 à 05:02
C'est la goutte d'eau…, une pièce où l'on jette (et reprend) des bouteilles à la mer. Dans l'espoir que les spectateurs s'en saisissent.
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Hommage aux sauveteurs des mers… et d'ailleurs

Les comédiens Mandine Guillaume et Émilien Urbach ont présenté, dimanche à Menton, une pièce écrite à partir de leur expérience auprès de ceux qui secourent les migrants en Méditerranée

Dans le couloir du Lavoir Théâtre s'affichent les visages de sauveteurs. Calmes, rassurants. Carnet de notes et stylo à la main.

Hommes, femmes, jeunes et moins jeunes, tous ont embarqué cet été à bord de L'Aquarius, bateau destiné à secourir des migrants naufragés au large des côtes libyennes. Tous ont été photographiés par Isabelle Serro. Ont été rencontrés, également, par les comédiens Mandine Guillaume et Émilien Urbach (1), qui les ont invités à témoigner.

De cette expérience, ces derniers ont souhaité créer une pièce : C'est la goutte d'eau… Fictive, et pourtant bien ancrée dans l'actualité.

Colère à partager

Présentée pour la première fois dimanche, devant une salle comble, elle évoque ces héros discrets plus que le parcours inénarrable des migrants. Prend pour point de départ des faits réels : le naufrage du 3 octobre 2013, près de Lampedusa. Jour où les appels à l'aide d'hommes en détresse n'ont pu être entendus.

Avec humour, souvent, cynisme, parfois, réalisme, toujours, les deux comédiens se transforment en personnages harassés de n'avoir rien pu faire. Pêcheurs, depuis ce jour, de bouteilles jetées à la mer. Dans la première d'entre elles, une femme a écrit que son enfant ne naîtrait pas tant que son amour en exil n'aura pas été retrouvé. Dont acte. Leur propre enfant fait la « grève des naissances », depuis quatre ans, en attendant que les époux s'enlacent de nouveau.

« Tu es en colère parce que personne n'était là pour leur tendre la main, lui souffle le père. Moi aussi je déteste le monde qui fait de moi un crétin réfléchissant par raccourcis, ne sachant plus agir. Mais à quoi sert cette colère s'il n'y a pas de partage ? Il faut la transformer en cris, en mots, en rêves, en espoir… »

Message reçu 5/5 par le public, composé d'associatifs, de personnes acquises à la cause des « aidants », mais aussi d'enfants.

Et quand vient le moment des questions post-représentation, seule une main timide se lève. « Vous avez déjà d'autres dates prévues ? »

« Nous voulons intégrer ce spectacle à un projet plus large de croisière en Méditerranée, sur un voilier, entre le printemps et l'été 2018. Avec des rendez-vous culturels à terre. Nous n'en sommes aujourd'hui qu'au commencement », répondent les comédiens, profondément émus. Jetant à leur tour une bouteille à la mer : quiconque serait intéressé par la pièce est invité à se manifester. De manière à rendre hommage à « tous les sauveteurs des mers et d'ailleurs ». Parce que, assurent-ils, il y a partout des gens qui « sauvent ainsi l'humanité ».


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