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Histoire d’amour entre le public et les Héros de la télé

Mis à jour le 06/10/2019 à 10:23 Publié le 06/10/2019 à 10:23
(A gauche) Laura Mathieu (Demain nous appartient), (A droite) Bernard Le Coq (Une famille formidable),
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Histoire d’amour entre le public et les Héros de la télé

« Les Héros de la télé », saison 8. Hier lors du festival à Beausoleil, les têtes d’affiche des séries françaises en vogue ont rencontré leurs fans. Des rencontres pleines d’amour et de bienveillance

Sur son smartphone, Mattheo fait fièrement défiler les clichés prix aux côtés de célébrités du monde entier. Près de 1500 au compteur. Superstars, têtes d’affiche ou second rôle. Pas de distinction de classe. « Là, c’est Pierce Brosnan, là c’est Johnny Depp ou encore Michael Douglas », montre-t-il. Dans le jargon des festivals de cinéma et de télévision, il est ce que l’on surnomme un chasseur de têtes. Ou plutôt de stars. Alors, hier à Beausoleil, à l’occasion des « Héros de la télé », ce fan originaire du Cap d’Agde a rajouté quelques glorieux selfies à son tableau de chasse. « On peut les voir sous un autre jour. On sort du cadre de la télévision. C’est drôle car, parfois, certains acteurs ou actrices jouant des méchants sont des amours dans la vraie vie. Et parfois, les gentils, c’est l’inverse, souffle-t-il. Il ne faut pas oublier que sans le public, ils ne sont rien. »

« Ça va mieux depuis votre malaise ? »

Les comédiens des séries françaises en vogue croisés aux abords du marché municipal et sur le tapis rouge de la place de la Libération ne l’ont, semble-t-il, pas oublié. Béret rouge vissé sur la tête, Grace de Capitani (Scènes de Ménages, Nestor Burma) tchatche dans la langue de Dante au stand de fruits et légumes. « Je vais vous prendre du chou, s’il vous plaît », lance-t-elle à la commerçante. La conversation s’installe. Elle repartira aussi avec pommes et mandarines, gracieusement offerts.

« Vous savez, j’ai commencé par du théâtre. C’est l’école de la discipline, de l’exactitude et de l’humilité. Lors de ma première tournée, j’ai demandé au producteur de faire une carte postale de l’affiche pour pouvoir signer des autographes au public. En discutant avec les gens, ils nous donnent des conseils. Avec eux, on s’améliore, on se remet en question. »

Laura Mathieu, alias Justine dans Demain nous appartient, confirme : « Sans le public, on n’a pas de travail. Mon personnage a très vite été pris en empathie. Je reçois une telle quantité d’amour et de bienveillance. C’est un peu une drogue », sourit-elle. Un fan, espiègle, lui lâche « ça va mieux depuis votre malaise ? ». Une référence au dernier épisode du feuilleton. Elle sourit et fait mine d’avoir la bouche fermée à double tour. Confidentialité oblige. Parfois, au détour d’une conversation, la confusion entre fiction et réalité est certaine. « On me demande souvent si je suis en couple avec Tristan de la série. Alors que ce sont des personnages montés de toutes pièces », explique-t-elle.

« On a tous un peu de José en nous »

Gérard, venu de Lyon, a écumé moult festivals, a décroché la signature et capturé la trogne de plus de 7 000 célébrités. Et de son aveu, celui de Beausoleil, saison 8, arrive en très bonne position. « C’est populaire et familial. On peut converser, les approcher de très près », martèle-t-il. Une allusion non feinte au festival de Cannes, plus élitiste et cloisonné, même si les deux événements n’ont évidemment pas la même stature. « Ce festival, nous l’aimons parce qu’il ne ressemble à aucun autre. il n’y a ici aucun esprit de compétition, aucun jury professionnel, aucune exigence promotionnelle. Le public est le seul juge de la popularité des acteurs et du plaisir que leurs aventures sur petit et grand écran nous procurent », a d’ailleurs confié Gérard Spinelli, maire de Beausoleil, durant son discours d’inauguration.

Plus loin, Frédéric Bouraly alias José dans Scènes de ménages multiplie les selfies. « Les gens me racontent parfois des choses intimes. Je repars bouleversé, les larmes aux yeux. Ils ne sont pas là uniquement pour voir des gens connus. Mon personnage de José leur parle, ils peuvent s’y identifier : ce côté maladroit, attachant. On a tous un peu de José en nous. »

Frédéric Bouraly, alias José dans Scènes de ménages, n’a rien de perdu de sa bonhomie, entre la fiction et la réalité.
Frédéric Bouraly, alias José dans Scènes de ménages, n’a rien de perdu de sa bonhomie, entre la fiction et la réalité. Jean-François Ottonello

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