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Hercule Florence, le Robinson monégasque

Mis à jour le 17/03/2017 à 05:20 Publié le 17/03/2017 à 05:19
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Hercule Florence, le Robinson monégasque

Le NMNM évoque la trace d'un héros monégasque méconnu, inventeur, aventurier et artiste parti de Monaco à 19 ans au XIXe siècle pour une carrière prolifique au Brésil

Il raconte avoir eu la sensation d'ouvrir la boîte de Pandore. Quand en 2009, Cristiano Raimondi a démarré ses recherches sur Hercule Florence, à la suite d'un article dans les Annales Monégasques, il n'imaginait pas exhumer l'histoire d'un singulier aventurier de la Principauté du XIXe siècle, qui fit carrière au Brésil.

Le résultat, huit ans plus tard, est une exposition, dès aujourd'hui à la Villa Paloma, baptisée « Le nouveau Robinson », tel qu'Hercule Florence, fasciné par le héros de Daniel Defoe, se surnommait lui-même.

Dès l'entrée, les registres d'état civil et passeport de l'époque attestent de la nationalité de cet aventurier, né à Nice en 1804, mais de nationalité monégasque.

A 19 ans, il taille la route vers le Brésil où il vivra jusqu'à sa mort. En 1823 à Rio, il répond à la proposition du baron de Langsdorff pour prendre part à une expédition fluviale dans des contrées impénétrables du Brésil.

Hercule y tient le journal de bord, croquant les paysages, la faune, la flore et les indigènes qu'ils croisent. L'expédition finit en tragédie et le jeune Monégasque en est l'un des rares survivants. Ses travaux envoyés en Russie - le voyage était financé par le tsar Alexandre 1er - seront oubliés pendant 150 ans.

Ce sont ces planches étonnantes que l'on retrouve sur les murs de la villa Paloma, prêtés par les descendants d'Hercule, qui portent toujours le patronyme Florence et vivent au Brésil. Hier matin, le prince Albert II et la princesse Caroline ont été parmi les premiers visiteurs à découvrir avec un ardent intérêt ces pépites patrimoniales.

Pionnier de la photographie

À l'étage supérieur, c'est à l'inventeur génial que les commissaires Linda Fregni Nagler et Cristiano Raimondi se sont attachés.

Père de la bioacoustique (il a, le premier, retranscrit le chant des oiseaux en notes de musique), il multiplie à la fin du XIXe siècle les inventions à Sao Carlos où il s'établit. Fasciné par la reproduction, il développe la calcographie et la polygraphie pour reproduire à l'identique des documents papiers et en couleurs. À cette époque, ses recherches le conduisent à mettre au point un procédé photographique, dont il sera l'un des pionniers. Alors qu'en Europe, au même moment, Niepce et Daguerre emportent la paternité.

Aujourd'hui, son nom commence à refaire surface. Et les problèmes de douane rencontrés au Brésil par les équipes du NMNM pour sortir du pays certaines pièces montrées à Monaco - qui ont failli compromettre l'exposition - laissent présager que l'intérêt autour du génial inventeur devrait grandir.

Hercule Florence est mort en 1879, sans jamais retourner en Principauté. Avec cette exposition, il revient, un siècle plus tard, par la grande porte.


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