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Harmonies italiennes dans la cour d'honneur du Palais princier

Mis à jour le 13/07/2018 à 05:03 Publié le 13/07/2018 à 05:03
Devant l'escalier à double révolution, le chef Gianluigi Gelmetti avec le Philharmonique de Monte-Carlo.

Devant l'escalier à double révolution, le chef Gianluigi Gelmetti avec le Philharmonique de Monte-Carlo. A.P.

Harmonies italiennes dans la cour d'honneur du Palais princier

Le premier des concerts symphoniques d'été a eu lieu hier soir au Palais princier avec le Philharmonique de Monte-Carlo et la soliste Beatrice Rana

Soirs d'été, soirs princiers. Pour la cinquante-neuvième année, le public chic des mélomanes s'est retrouvé hier sur la place du Palais. Moment précieux où, quand le soleil commence à décliner, on se rassemble pour la première fois de l'été en ce lieu où s'imposent la grandeur et la majesté de la Principauté.

Lieu magique

On échange dans toutes les langues des propos de circonstance. Puis l'on pénètre presque cérémonieusement dans la cour d'honneur. La noblesse du cadre donne une solennité à l'entrée en ce lieu.

On est saisi par la beauté des fresques ornant les murs, par l'éclairage des vitraux de la chapelle Saint-Jean-Baptiste au fond de la cour, et, le long de la façade sud, par la majesté de la « galerie d'Hercule » aux peintures polychromes. De là descend le double escalier de marbre entre les deux bras duquel s'installe l'un des grands orchestres symphoniques européens : le Philharmonique de Monte-Carlo.

Le premier des « Concerts du palais » était, hier, de tonalité italienne.

Italienne était la soliste, Beatrice Rana. Elle interpréta avec une grâce lumineuse et moult inflexions élégantes ce chef-d'œuvre de poésie musicale qu'est le concerto de Schumann.

Bien qu'étant du compositeur allemand Mendelssohn, la symphonie au programme était elle aussi italienne. Elle portait précisément le nom de « Symphonie italienne ». Elle répandit toute sa lumière dans la nuit du Palais. Le chef était Italien. C'était Gianluigi Gelmetti. On avait plaisir à retrouver en lui celui qui fut pendant des années le directeur du Philharmonique de Monte-Carlo et qui en est maintenant le « directeur honoraire ». Après avoir accompagné avec une fraternelle complicité la pianiste dans le concerto, il fit scintiller la symphonie de Mendelssohn.

Il y avait, au-dessus de nos têtes, des étoiles qui brillaient moins que les notes de cette partition.

Ainsi ont commencé les concerts du Palais. Ils se poursuivront dimanche avec le grand violoniste Maxime Vengerov. On attend ce dimanche avec impatience. Et cela même si on n'est pas amateur de foot !…


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