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Handibasket, lutte à l’aveugle: la ville de Cagnes-sur-Mer sensibilise les jeunes au handicap

À travers différents sports et ateliers adaptés, des enfants et adolescents valides se sont mis dans la peau de personnes en situation de handicap, ce vendredi, à l’initiative de la municipalité.

Alice David Publié le 15/04/2022 à 18:15, mis à jour le 15/04/2022 à 18:13
Parmi les nombreuses activités proposées ce vendredi aux enfants du service jeunesse de Cagnes-sur-Mer, à la maison des sports: le handibasket. (Photo Cyril Dodergny)

Sur le parquet du gymnase de la maison des sports à Cagnes-sur-Mer, ça dribble sec. Le bruit du ballon au sol se confond avec celui des roues. Celles des fauteuils roulants dans lesquelles les petites têtes blondes du service jeunesse (1) se sont essayés au handibasket. Pendant le 2e Handicagnes, ce vendredi. Une journée de sensibilisation aux handicaps à travers des sports et ateliers pour les jeunes valides.

"Parfois, c’est dur de faire confiance"

À quelques mètres du terrain de basket, un parcours de course de haies en version miniature. Pendant qu’un enfant a les yeux bandés, un autre le guide à l’aide d’une corde. Pendant le débrief, après l’effort, un petit garçon réalise: "Parfois, c’est dur de faire confiance." Anthony Douet, animateur au service jeunesse et coordinateur handicap, sourit. Imaginer les difficultés auxquelles font face les personnes en situation de handicap, c’est, en partie, le but de l’exercice.

 

Au même moment dans le vestiaire, les jeunes s’essayent à une autre activité: l’"handihabit", soit tenter de s’habiller à l’aide d’un bras seulement. "Maintenant, vous allez essayer de zipper votre pull avec une seule main", annonce un animateur. Chacun s’affaire. Cassie, 9 ans: "On se rend compte qu’il faut faire beaucoup de choses avec les dents quand on n’a pas deux bras."

Dans le dojo, place à la lutte à l’aveugle. "On reste sur le tapis", lance Laurent Gastaut, éducateur sportif et référent handicap à la mairie. Plongés dans le noir (à l’aide de masques sur les yeux), certains enfants sont désorientés. Comme Léo. "Ça fait peur de ne rien voir du tout." Plus dur que l’"handilutte", c’est le parcours à l’aveugle qui l’a marqué. "Même si j’avais peur, je savais que ça allait bien se passer parce qu’il y avait les copains et les copines qui m’aidaient", sourit Léo. Encore une fois, la confiance…

(1) Près de 70 enfants des différentes structures de la direction des sports et de la jeunesse (Planètes jeunes, Espaces jeunes et le Visa sport) ont participé à cette journée.

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