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Guillaume Apollinaire et Monaco

Mis à jour le 11/02/2019 à 10:20 Publié le 11/02/2019 à 10:20
Le jeune Apollinaire (assis à la table, la plume à la main), secrétaire général de la Congrégation de l’Immaculée Conception.	(DR)

Guillaume Apollinaire et Monaco

Retrouvez, chaque mois, la chronique du Comité des traditions monégasques

Né à Rome en 1880, Wilhelm Apollinaris de Kostrowitzky, dit Guillaume Apollinaire, est le fils d’Angelica Kostrowitzka, d’origine russe. Le père d’Angelica meurt en 1886. Plus rien ne retient alors à Rome la mère du futur poète, de surcroît abandonnée par son amant. Elle quitte définitivement l’Italie et arrive en Principauté le 4 mars 1887, accompagné de ses deux enfants, Guillaume et son jeune frère Albert, né en 1882.

Guillaume est scolarisé au collège Saint-Charles sur le Rocher (bâtiment de l’actuelle mairie) à la rentrée d’octobre 1888 dans la classe de 9e. Tout le long de sa scolarité, jusqu’à la fermeture du collège en 1895, il obtiendra de nombreux prix d’excellence (1). Il fait preuve d’une piété sincère et sera même secrétaire général de la Congrégation de l’Immaculée Conception du collège (2). Il poursuivra sa scolarité au collège Stanislas à Cannes, puis, en 1897, au futur lycée Masséna de Nice afin d’y préparer le baccalauréat. Il fut reçu à l’écrit mais échoua à l’oral.

Après quelques séjours en meublé, la famille de Kostrowitzky s’installa en 1891 au deuxième étage de la maison Canis, à l’angle des rues Louis-Notari et Princesse-Antoinette. Suite à des déboires financiers, toute la famille déménage de Monaco en 1894 pour s’installer dans le quartier populaire du Carnier à l’époque sur la commune de La Turbie (Beausoleil ne sera créé qu’en 1904).

Pendant les vacances scolaires, Guillaume et son frère Albert étaient souvent hébergés chez leur ami James Onimus à la villa « Charles James » à Cap-d’Ail où son père le Docteur Onimus (3) possédait un grand domaine. La famille revient à Monaco au début de 1897. Sa mère a trouvé un compagnon qui ne la quittera plus, Jules Weil, jeune homme élégant et qui semble jouir d’une grande fortune. Ils s’installent dans un appartement en contrebas du boulevard des Moulins (de nos jours passage Barriera). En janvier 1899, la famille quitte définitivement Monaco pour Aix-les-Bains, Lyon et enfin Paris.

Pourquoi Guillaume, jusqu’en 1897 élève modèle, a-t-il abandonné ses études ? On ne peut qu’émettre des hypothèses sur cette crise profonde. Peut-être rejette-t-il le monde conformiste dans lequel on a voulu le tenir enfermé ? Ce précurseur du surréalisme, dont il a forgé le nom, n’a pas laissé beaucoup de traces de sa période monégasque. Tout récemment, Pierre Bergé, bibliophile averti, a permis l’édition d’un album (4) du jeune Guillaume jusque-là inédit couvrant la période de 1893-1895 où se mêlent poèmes et dessins.

Nasciüu a Ruma ün 1880, Wilhelm Apollinaris de Kostrowitzky, ditu Guillaume Apollinaire, è u fiyu d’Angelica Kostrowitzka, d’urìgine rüssa. U pàire d’Angelica è mortu ün 1886. Alura, ciü ren retegnëva a Ruma a màire d’u fütüru pueta, abandunà de suvramàn da u so amante. Dunca, à lasciau per sempre l’Itàlia e è arrivà ünt’u Principatu u qatru de marsu d’u 1887 cun i soi dui fiyi, Guillaume e u so picin frai Albert nasciüu ün 1882.

Guillaume à cumençau per andà â scœra, ün nona, a u Culege San Carlu sci’a Roca (ancœi a Meria de Mùnegu) ün utubre d’u 1888. Tüt’u longu d’a so’ scularità, fint’â serratüra d’u culege ün 1895, gh’à avüu prun de premi d’ecelença. À tambèn fau prova d’üna vera pietà e è stau finta segretari generale d’a Cungregaçiùn de l’Imacülata Cunceçiùn d’u culege. Dopu, à cuntinüau i stüdi a u Culege Stanislas a Cannes pœi, ün 1897, a u fütüru liçè Massena de Niça per preparà u baccalaureat : à riesciüu l’esame scritu ma à mancau chëlu de l’urale.

Dopu carche segiurnu ün càmera mubilià, a famiya de Kostrowitzky s’è instalà ün 1891 a u segundu ciàn d’a casa Canis, a l’àngulu d’i carrügi Luì Notari e Principessa Antuniëta. Ün sèghitu a fastidi finançiari, tüt’a famiya à lasciau Mùnegu ün 1894 per se stabilì ünt’u qartiè pupülari d’u Carnier, ün achëli tempi sci’a cumüna d’â Türbia (a cumüna de Beausoleil è stà creà sulu ün 1904).

Dürante ë vacançe sculari, Guillaume e so frai Albert sun stai tante vote alugiai da u so amigu James Onimus â vilà « Charles James » a Cavu d’Ayu unde u pàire, u dutù Onimus, gh’avëva ün gran demani. A l’iniçi d’u 1897, a famiya è revegnüa a Mùnegu. So’ màire s’è truvau ün cumpagnu che l’à mai ciü lascià, Jules Weil, ün zuvenotu elegante e che semiyava iesse prun ricu. Se sun instalai ünt’ün apartamëntu de suta d’ u cursu d’i Murìn (ancœi Passage Barriera). Ma, ün zenà d’u 1899, a famiya à lasciau per sempre Mùnegu per Aix-les-Bains, pœi Lyon e ünfìn Paris.

Perchè Guillaume, ün alievu briusu fint’ün 1897, à abandunau i stüdi ? Nun se sà… Se pò sulu emëte iputese a prupòsitu d’achësta crisa prufunda. Forsci, à regetau u mundu cunfurmista ünt’u qale àn vusciüu u serrà. Achëstu precürsù d’u sürealismu, n’à ünventau u nume, à lasciau poche traçe d’a so’ perioda munegasca. Pocu fà, Pierre Bergé gran bibliufilu, à permëssu l’édiçiùn d’ün racœyu unde se mèscciun puemi e disegni inediti d’u zùvenu Guillaume, per a perioda che và d’u 1893 fint’a u 1895.

Qandu a marina stirassa u massacàn se nun ciœve ancœi ciœve demàn.


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