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Gros carton pour le 8e Salon du livre de Monaco

Malgré son déménagement, le rendez-vous littéraire de la Principauté a attiré beaucoup de visiteurs de tous âges, ce samedi. Il ne reste qu’aujourd’hui pour rencontrer une centaine d’auteurs

Ludovic Mercier Publié le 03/03/2019 à 10:17, mis à jour le 03/03/2019 à 11:35
Pour les lecteurs, c'est une occasion d'approcher les auteurs. Photo Jean-François Ottonello

Où peut-on rencontrer PPDA, Eric Naulleau, Marcelline l’Aubergine qui parle, un auteur qui laisse la parole à ses chats, l’éditorialiste Christophe Barbier et une ex-candidate de téléréalité ? Dans un salon du livre.

C’est un peu cela, la magie de la culture. Réunir les styles. Et les générations. Tant derrière les stands que dans les allées, les générations se mélangent, de 17 à plus de 77 ans.

Alors que les organisateurs auraient pu craindre que leur déménagement, du Méridien à la Salle d’exposition du quai Antoine-Ier, perde un peu le public d’habitués, il n’en était rien hier. La salle était bondée, et les allées fourmillaient. Pour autant, les auteurs sont restés disponibles, se prêtant bien volontiers à l’exercice pourtant difficile de la promotion de leurs ouvrages.

En parallèle, certains ont pu écouter Christophe Barbier parler de Sacha Guitry, ou Patrick Poivre d’Arvor, de l’importance des livres pour rendre hommage à ceux qui nous ont quittés.

 

Elle conte sa renaissance

Si le visage de Carole vous dit quelque chose, c’est normal. Photo Jean-François Ottonello.

Sa tête vous dit quelque chose? Si vous regardez la télévision, c’est normal. Carole Péru a participé à la 12e saison de "L’Amour est dans le pré", l’émission qui permet aux agriculteurs de dépasser leur solitude pour rencontrer l’âme sœur.

Carole avait ému les téléspectateurs avec son parcours de vie singulier, marqué par un grave accident de la route, et une expérience de mort imminente, et de graves séquelles neurologiques qu’elle a surmontées. C’est tout cela qu’elle a choisi de raconter dans son livre, intitulé Renaissance.

"J’y ai mis 25 ans de ma vie, l’accident, l’émission qui m’a permis de rencontrer quelqu’un. Et je parle aussi de vies antérieures", raconte la pétillante éleveuse de saint-bernard et d’équidés, qui vit dans les environs de Pierlas.

Parler vrai aux petits

Jean-Michel Sananès, et sa collection féline. Photo Jean-François Ottonello.

"Souris puisque c’est grave", chantait le poète. Monique Gimello met plus que jamais cela en application, puisqu’elle écrit des livres pour enfants dont les sujets sont toujours sérieux.

Ainsi, Ginette la mouette niçoise raconte la terrible soirée du 14 juillet 2016 sur la promenade des Anglais: "Elle vit sa vie de mouette, elle picore sur la plage pendant la journée, et le soir elle se pose sur un lampadaire. De là, elle va voir tout ce qui se passe."

Un livre utilisé dans les classes pour faire parler les enfants. Son dernier livre, Ma Méditerranée, raconte l’histoire d’une fillette qui grandit au bord de la mer et qui a une vraie relation avec la Grande Bleue.

 

L’occasion de parler de la pollution et de l’environnement, comme dans L’eau et Lola. Dans Ivan et Igor, deux vers de terre importés des pays de l’Est, qui dépassent leur déracinement, grâce à l’amitié des vers de terre niçois.

Des chats et de 1968

Monique Gimello et ses ouvrages ludiques qui parlent de sujets graves. Photo Jean-François Ottonello.

A priori, rien ne prédestinait Jean-Michel Sananès à se lier d’amitié avec les félins domestiques. La rencontre a été un tel choc, qu’il en a conçu un livre.

D’abord un, et puis toute une série. Comment son histoire a commencé, comment elle s’est déroulée. Mais plus surprenant : ce que les chats ont à dire. Sur la vie, la société, l’espèce humaine. "Et ils ne sont pas tendres", confie l’auteur avec un regard malicieux.

Cette collection rencontre un succès phénoménal sur le salon. Tant et si bien qu’elle éclipse un peu l’autre trésor de Jean-Michel Sananès. Un ouvrage intitulé Sucre amer 1968, et qui raconte cette année charnière au travers de la culture, et plus particulièrement de la musique et des chansons. 

"J’ai la malchance d’être aujourd’hui très vieux, ce qui me permet de raconter cette année que j’ai vécue, j’étais alors disquaire." Et il se souvient de tout.

Offre numérique MM+

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