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Grinda: "Nous ne serons pas des éponges à idées"

Mis à jour le 22/09/2017 à 10:43 Publié le 22/09/2017 à 05:29
Jean-Louis Grinda s'est présenté, avec autorité, en chef d'équipe rassembleur.

Jean-Louis Grinda s'est présenté, avec autorité, en chef d'équipe rassembleur. Photo DR

Grinda: "Nous ne serons pas des éponges à idées"

Tête de liste d'Union monégasque, le candidat à la présidence du Conseil national a placé hier « la jeunesse » au cœur de son programme et appelé ses « concurrents » au débat public

Jean-Louis Grinda s'est lancé « très tôt » dans la course à la présidence du Conseil national, fin juillet, car il « aime la clarté et la transparence ». Depuis, son groupe politique, Union Monégasque, s'est élargi d'un élément dissident de la Nouvelle Majorité, Jean-Charles Allavena.

Un renfort "pour l'instant" mais "il y en aura quelques autres", a assuré hier la tête de liste, sans en dévoiler plus: "Il faut qu'on agisse en faisant durer le suspense."

Que serait une campagne politique sans son jeu de poker menteur après tout ?

"Les gens qui nous défendent veulent travailler comme nous, en toute transparence et honnêteté", garantit en revanche le candidat engagé "pour la gagne".

Sa tactique ? "Un travail d'équipe", "mettre sur la table des convictions fortes et convaincre", "rassembler d'abord par des idées, puis par des discussions".

Et un fil rouge: "Nous sommes unis pour faire entrer Monaco de plain-pied dans le XXIe siècle. Nous nous projetons dans l'avenir sans crainte, avec foi et espérance et avec la conscience de nos nombreux atouts."

Sa promesse ? "Nous ne serons pas des éponges à idées, je suis là pour développer un programme."

Dont il souhaite débattre publiquement.

"J'invite mes concurrents - et non adversaires - à des débats publics. Je les appelle à prendre position pour débattre à la radio, télévision ou dans la presse écrite."

"Nous ferons une campagne économe"

Impossible de ne pas demander l'avis de Jean-Louis Grinda sur la candidature du favori, Stéphane Valeri: "C'est l'aboutissement d'un non-événement puisque tout le monde était au courant depuis deux ans, voire plus. J'ai reçu une lettre, comme tout le monde, maintenant j'attends de voir quel est son programme."

Quant au comité de soutien et l'arsenal de communication dévoilés lors de la conférence d'annonce de sa candidature: "C'est quelqu'un qui a une habitude des campagnes électorales. Ce n'est pas notre façon de voir les choses, nous ferons une campagne économe sans dépenser des sommes indécentes."

Le candidat UM refuse de diluer le débat.

"Si nous faisons des rencontres avec les Monégasques, que nous faisons des conférences de presse et que les réseaux sociaux relaient notre idée, on devrait s'en sortir très bien. Moi qui suis dans le domaine du paraître, on ne va pas m'apprendre comment on paraît sur scène. Je ne suis pas le meilleur, ni le plus mauvais, mais je sais organiser des spectacles. Surtout, je ne crois pas que les Monégasques attendent ça. Ils veulent savoir les différences entre nos programmes et ce qu'on va faire."

Impliqué et en accord total avec cette posture, Jean-Charles Allavena s'est, lui, montré intransigeant sur l'urgence de légiférer sur la question des frais de campagne et de leur plafonnement. Evoquant une dernière réunion "sportive" et "cataclysmique" sur ce sujet la semaine dernière.

Jean-Louis Grinda tranche en assurant que son équipe et celle de Béatrice Fresko-Rolfo (HM) "s'appliqueraient d'eux-mêmes, et par anticipation", les règles de plafonnement et de transparence sur lesquelles UM planche depuis quatre ans. Cette question du financement, gage de campagne équitable avant tout, fera l'objet d'un traitement dans nos colonnes très prochainement.

"Il n'y aura pas de ping-pong virtuel"

Pour revenir au programme, sujet de la conférence de presse tenue hier au Conseil national, Jean-Louis Grinda et son équipe ont dévoilé ce qui en sera le thème principal: "la jeunesse".

D'autres thématiques feront, "au fil de l'eau", l'objet de conférences de presse régulières. UM compte sur les retours de la presse, mais aussi sur des fiches - "actuellement en correction" - détaillant chaque grande thématique et qui seront mises à disposition du grand public sur leur site internet, pour faire vivre les débats.

"Il n'y aura pas de ping-pong virtuel", avertit toutefois le candidat, rappelant les vertus de son attelage politique.

"Ni M. Pasquier, ni M. Robillon, ni M. Allavena ou moi-même n'avons mâché nos paroles ou reculé. On peut nous critiquer et ne pas être d'accord mais personne de raisonnable et objectif peut dire que nous avons manqué, ni de courage, ni de convictions dans l'expression de ce que nous pensons."

Jean-Louis Grinda insistant pour qualifier ses quatre années et demie dans l'hémicycle "de minorité", et non d'opposition.

En préambule au décryptage des propositions à l'égard de la jeunesse, Bernard Pasquier et Jean-François Robillon ont alors fait un point sur leurs propositions de loi en cours. Essentiellement portées sur l'évolution de la famille et les droits de ses composantes.

Les espoirs en cours

Bernard Pasquier de rappeler que l'égalité entre hommes et femmes, "si complexe à obtenir", ne pouvait être espérée tant que les règlements des Caisses sociales, qui attribuent le statut de "chef de foyer" à l'homme dans presque tous les cas, ne seraient pas en accord avec la lettre de la Constitution de 1962 qui édicte : "Les Monégasques sont égaux devant la loi, il n'y a pas, entre eux, de privilèges".

Jean-François Robillon plaidant pour sa "sauvegarde de justice", c'est-à-dire l'adoption de mesures alternatives à la tutelle, la curatelle et leurs "lourdes procédures", "pour mieux protéger toute personne fragilisée par un événement de la vie".

De même pour la "protection future" permettant d'anticiper, tant que la personne est en âge et conditions de raison, sa future dépendance financière ou médicale.

Tous deux émettent toutefois des doutes sur les chances que tout cela aboutisse rapidement.

Jean-Louis Grinda conclut sur le contrat de vie commune.

"Ce texte ne rencontre pas d'oppositions formelles de la part de l'archevêché, juste des aménagements. La principale crainte de l'archevêché, c'est de dire : "Nous ne voulons surtout pas d'un mariage bis". ça, nous l'avions dit dès l'exposé des motifs (...). En espérant que cette proposition transformée en projet de loi revienne rapidement du gouvernement pour passer avant la fin de la mandature."


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