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Grazie mille Italia !

Mis à jour le 02/01/2016 à 05:09 Publié le 02/01/2016 à 05:09
Sur le bord de mer mentonnais, très apprécié de la clientèle italienne.

Sur le bord de mer mentonnais, très apprécié de la clientèle italienne. Cyril Dodergny

Grazie mille Italia !

Dans l'hôtellerie et la restauration, la clientèle italienne a heureusement permis de sauver la fin 2015.

Dans l'hôtellerie et la restauration, la clientèle italienne a heureusement permis de sauver la fin 2015.

« Nous avons fait un mauvais mois de décembre sur le littoral, mais la fin a été plutôt bonne », confirme Michel Tschann, président du syndicat des hôteliers de Nice Côte d'Azur.

Après un mois d'octobre catastrophique compte tenu des inondations, les fêtes de Noël étaient attendues. « Les 30 et 31 décembre, nous avons eu un taux de remplissage proche des 95 % voire 100 % sur le littoral, souligne Michel Tschann. Nous avons bénéficié d'un remplissage de dernière minute, peut-être dû au fait qu'il n'y a pas de neige en montagne, qu'il a fait beau et que les clients ont préféré le bord de mer. »

Les Italiens y ont donc largement contribué. « Avec une déception malgré tout, c'est qu'on espérait que compte tenu de la configuration des fêtes, avec le week-end à suivre, ils prolongent un peu, mais cela n'a pas été le cas. Tout le monde a commencé à repartir dès le 1er janvier », note Michel Tschann.

Michel Chevillon, président du syndicat des hôteliers de Cannes, a une analyse intéressante sur la question. « Les attentats sont venus rappeler la valeur de la famille, des amis. Je pense que les gens n'ont pas envie de partir trop loin. Au-delà de la sécurité, c'est pour eux le fait de jouer la sérénité et de ne pas trop s'éloigner de la maison en cas de crise. »

Si les Italiens sont toujours fidèles au rendez-vous, ce n'est pas le cas d'une majorité d'Asiatiques, que la question sécuritaire a effrayés.

« Le Japon est un marché très peureux, qui réagit à la moindre notion de sécurité, idem pour la Chine », analyse Michel Tschann.

Du côté de l'hôtellerie cannoise, durement touchée en décembre par les inondations, les fêtes ont été plutôt bonnes. Et c'est une bonne surprise. « Notre 31 décembre était complet, souligne Michel Chevillon. C'est même meilleur que l'an dernier. Nous avons la chance d'avoir des voisins italiens qui viennent en masse. Cela semble par ailleurs bien marcher dans les restaurants et il y a du monde dans les commerces. Cela redonne le sourire après la période difficile consécutive aux inondations. »

Le tourisme cannois surfe sur un marché européen : Français, Italiens, Allemands et visiteurs du nord de l'Europe.

Globalement, les deux jours de fête ont donc été plutôt bons. « Mais deux bons jours ne suffiront pas à faire oublier un mauvais mois », tempère toutefois Michel Tschann.


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