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Grands travaux : retards, hésitations et surcoût

Mis à jour le 12/10/2018 à 05:16 Publié le 12/10/2018 à 05:16
Après la séance de mercredi, les élus votent ce soir le budget rectificatif 2018.

Après la séance de mercredi, les élus votent ce soir le budget rectificatif 2018. J.D.

Grands travaux : retards, hésitations et surcoût

Les élus du Conseil national sont longuement revenus, mercredi soir, sur les difficultés des chantiers publics qui jalonnent la Principauté. Des mesures sont prévues pour les opérations à venir

Les chiffres enflent, les délais s'allongent et les études recommencent. Au chapitre 1 - Grands travaux (pour lequel la majorité des élus a voté « contre »), les conseillers nationaux réunis en séance publique dans le cadre projet de loi du budget rectificatif de l'État ont pointé du doigt de nombreux dysfonctionnements. D'abord lundi, puis mercredi soir.

Si les chantiers donnent du pain sur la planche à tous, c'est qu'ils sont de plus en plus difficiles à réaliser et interdépendants. « Il n'y a aucune opération simple à Monaco », a lancé le conseiller de gouvernement-ministre de l'Équipement, de l'Environnement et de l'Urbanisme Marie-Pierre Gramaglia.

Revoir les procédures

« Trop de chantiers, pas de phasage de ces chantiers, trop de bruit, trop de dérogations, trop de trafic, lance Fabrice Notari (Primo !). Les Monégasques et les résidents ont le droit à la tranquillité, ils la réclament. Mais aussi, et c'est sans doute une conséquence, trop de crises de la construction, trop souvent en raison de la façon dont l'État conduit et suit les chantiers publics. La majorité appelle le gouvernement à réformer en profondeur les modalités de passation des marchés, les critères de contrôle des entreprises, pour que plus jamais les désastres des Jardins d'Apolline et d'Hélios ne se reproduisent, ou bien que des retards considérables soient enregistrés sur des projets structurants, tels que le futur CHPG et le nouveau collège Charles-III. »

Le ministre d'État et Marie-Pierre Gramaglia en conviennent : ils s'apprêtent à modifier en profondeur leurs procédures internes.

Mais il y a les dits et les non-dits…

Dès lundi, le rapporteur Balthazar Seydoux et le ministre d'État ont dressé un tableau de la situation. « Je vous entends ce soir parler de nombreux chantiers à l'arrêt, a souligné Serge Telle. Je voudrais signaler qu'un seul chantier a vu son activité diminuer : il s'agit de l'opération Pasteur. »

Chantiers au ralenti

Curieusement, tout le monde omet les travaux de la darse nord, suspendus depuis juin dernier. Ils ont commencé en 2013 et devaient être livrés fin 2019… L'opération envisagée, sur cinq niveaux, comporte le parvis du quai Albert-Ier élargi, un espace de 2 500 m2 pour accueillir, sur deux niveaux, la collection de voitures anciennes du prince Albert II et trois niveaux inférieurs seront dédiés à un parking public de 300 places. Le chantier s'est comme estompé, la dalle du quai est même refaite et plus personne n'en parle, sauf quand Marie-Pierre Gramaglia glisse une petite phrase - « On a pris un peu de retard » - et conditionne le chantier du Centre commercial de Fontvieille au déplacement de la collection des voitures du prince à la darse nord… Selon nos informations, le chantier connaît des difficultés d'exécution et devrait reprendre prochainement.

Autre condition pour le lancement du chantier du Centre commercial, « la construction de logements pour les Monégasques ». Une « ligne rouge » pour la majorité. Le président du Conseil national Stéphane Valeri avait d'emblée expliqué lundi soir que la restructuration du Centre commercial de Fontvieille « devra comporter des logements domaniaux tout en conservant la taille actuelle de l'hypermarché ». Côté gouvernement, on semble être plus réticent, d'autant qu'il est également question d'un transport par télécabine qui ne facilite semble-t-il pas les choses. « Mais c'est possible », affirme-t-on du côté de la majorité.

Indépendant de cette opération, l'Îlot Pasteur. Lui est bel et bien momentanément stoppé. Marie-Pierre Gramaglia explique que « le gouvernement a pris la décision de relancer un appel d'offres d'ici la fin de l'année, suite à un dépassement de près de 25 millions d'euros concernant les fondations ».


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