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Goût, odorat, fatigue… Touché par la Covid-19 "deuxième vague", ce Niçois raconte son calvaire

Mis à jour le 19/11/2020 à 09:34 Publié le 19/11/2020 à 08:30
La perte de l’odorat et du goût, un crève-cœur pour ce passionné de cuisine.

La perte de l’odorat et du goût, un crève-cœur pour ce passionné de cuisine. Photo DR

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Goût, odorat, fatigue… Touché par la Covid-19 "deuxième vague", ce Niçois raconte son calvaire

La Covid "deuxième vague" est-elle aussi éprouvante que la première? Témoignage d’un niçois passionné de cuisine en convalescence, qui n’a toujours pas retrouvé l’odorat ni le goût.

Chargé de mission à la ville de Nice, Franck Viano est affecté à la direction "bien-être et santé au travail". Ce jeune quinqua dynamique a "attrapé" le virus il y a un peu moins d’un mois.

"Tout a commencé en fin de semaine, un jeudi. Je suis rentré chez moi le midi, me sentant moyennement en forme. Et, dès le lendemain, tout le panel des symptômes. D’abord de la fièvre et des douleurs articulaires, mais quelque chose de costaud…" 

Franck Viano a perdu presque immédiatement l’odorat et le goût. Qu’il n’a toujours pas retrouvés: "Pour moi qui adore la cuisine, c’est vraiment désolant", dit-il en souriant. Au tableau également, des nausées, "probablement à force de tousser". Il faut dire qu’il est aussi asthmatique, "cela ne fait pas bon ménage".

Pendant quinze jours, zéro vie. "Tu dors la nuit, mais surtout dix heures dans la journée. Totalement sur le flanc. Moi qui suis très actif, je ne pouvais plus rien faire du tout. Même trouver de l’attention pendant trente minutes devant l’ordinateur, c’était devenu impossible. De quoi partir tout de suite en maux de tête. Alors tu dors, tu dors, tu dors. Pas de traitement possible, et pour moi qui ai fait deux infarctus, pas question de prendre de la chloroquine - de toute façon, je n’y crois pas du tout." 

"Non, ça n’arrive pas qu’aux autres"

Sa première alerte cardiaque, c’était il y a trois ans. "On m’a récupéré d’urgence à la maison, j’ai été hospitalisé dans la nuit." Une réplique moins sévère dix mois plus tard, avec des symptômes identiques mais à un degré moindre.

Difficile de ne pas faire un lien. Même si d’autres facteurs de comorbidité, dont l’obésité, ont été plus lourds à régler dans des cas qu’il connaît.

Franck Viano a bien "dérouillé". Comment a-t-il contracté ce virus? "Je côtoie un maximum de monde au travail. Dans la cellule où je suis affecté, nous traitons le dossier Covid. Savoir qui est cas contact, par exemple. Nous avons fait trois représentations mi-octobre avec ma compagne, dans le cadre d’un spectacle de chant; là aussi, nous avons croisé du monde, même si tous les gestes barrières ont été respectés. Température à l’entrée, lavage des mains méthodique, port du masque…" 

Sur le flanc, donc, vingt jours. "Je me remets tout doucement. Même en télétravail, reprendre aurait été difficile. J’ai vraiment été mal pendant quinze jours, mais très mal." 

Aux sceptiques, il veut le rappeler: "Non, ça n’arrive pas qu’aux autres." Il insiste sur la nécessité de "se protéger et protéger les autres".

Tout en admettant qu’il n’y a pas de règle: "Ne serait-ce que chez moi, j’ai deux enfants de 14 et 20 ans qui ont vécu à côté de moi au moment où j’étais au plus mal. Eh bien, ils ne l’ont pas chopé. Ma compagne a eu des symptômes analogues, mais qui n’ont duré que trois jours. Sinon qu’elle a perdu le goût et l’odorat pendant une dizaine de jours." 

À ce jour, Franck Viano se sent encore affaibli. Pour les gens qui ne prennent pas la menace au sérieux, il se dit qu’un tour au CHU, pendant deux, trois heures, les inciterait sûrement à voir les choses autrement.

La crainte, désormais, concerne d’éventuelles séquelles. Six bouffées quotidiennes d’un bronchodilatateur, mais un suivi par téléconsultation tous les trois jours, et quelques inconnues. C’est surtout le retour de l’odorat et du goût qui inquiète ce grand amateur de pissaladière et de tourte de blettes.

"Le pire de tout, c’est que la Covid met dans un tel état de fatigue que l’on ne peut rien faire. Impossible de bouger. La misère." 

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