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GMK , l’influenceur qui affiche ses grosses cylindrées à Monaco

Mis à jour le 23/06/2019 à 17:41 Publié le 23/06/2019 à 17:30
GMK et sa Ferrari F12 Berlinetta, en mode camouflage. Sa spécialité.

GMK et sa Ferrari F12 Berlinetta, en mode camouflage. Sa spécialité. Jean-François Ottonello

GMK , l’influenceur qui affiche ses grosses cylindrées à Monaco

Avec plus de 2 millions d’abonnés sur les réseaux sociaux, ce Libanais et résident monégasque est l’un des plus gros youtubeurs automobiles. Il évoque sa passion et les fantasmes autour de sa fortune.

Il semble loin le temps où Georges Maroun Kikano avalait l’asphalte au volant de sa Renault Mégane II. Son premier véhicule acquis pour 6.500 euros. A des années-lumière des bolides qu’il affiche désormais sur les réseaux sociaux. Le golgoth de 2 mètres, pour 137 kg de muscles, est ce qu’on appelle dans le jargon un influenceur. Plus connu sur la Toile sous ses initiales: GMK. Trois lettres qui, sans mauvais jeu de mots, pèsent lourd. Presque un million d’abonnés sur Instagram, 666.512 au dernier comptage sur Youtube.

Armé de sa caméra hybride et de ses GoPro "ventousées" au pare-brise, ce résident monégasque, Libanais de nationalité, partage les caractéristiques techniques de ses "joujous", ses balades pied au plancher, ses sensations, aussi bien positives que négatives, au volant de supercars qui, pour certaines, flirtent avec les 1.200 chevaux. Plus de 120 vidéos postées pour un cumul de cent millions de vues. Il s’en fait prêter certaines par des proches. Les autres sont ses "bébés": Mercedes C63 AMG, Audi RS6, Ferrari F12 Berlinetta, Ferrari 458 Italia, ou encore une Bentley Continental GT Supersports. Bref, de belles cylindrées aux courbes vertigineuses qu’il aime customiser et camoufler à sa guise. Sa spécialité.

"J’avais cette chance de rouler dans des voitures plutôt sympas. Au lieu de les garder pour moi, je me suis dit que j’allais les prendre en photo, en parler, essayer de les démocratiser, elles qui paraissent inaccessibles, explique-t-il. Au début, c’était comme un forum, on se donnait des conseils, on parlait des problèmes qu’on rencontrait, comment on les modifiait. Et puis, ça a pris de l’ampleur. Désormais, c’est une communauté de plusieurs millions d’abonnés sur diverses plateformes."

Certains voient ça comme de la frime. D’autres comme un partage de passion. Tout le manichéisme des réseaux sociaux.

"Je ne suis ni un acteur, ni artiste…"

Quand il n’est pas protégé par les vitres teintées de ses mastodontes à quatre roues, GMK est assailli par ses followers, dès qu’il met un pied dans la rue. Comme sur la place du Casino à Monaco, en marge du dernier salon Top Marques, où sa présence a provoqué une petite bousculade. "ça me surprendra toujours. Je ne suis ni un acteur, ni un chanteur, ni un artiste. Je n’ai pas de talent particulier. Mais je représente l’accessibilité. Je reste modeste et je ne prends pas les gens de haut. Malgré les grosses voitures, je vais croiser mes abonnés et les appeler “frérot” comme si je les connaissais depuis dix ans", sourit-il. Bien qu’il s’expose sur les réseaux sociaux, et qu’il gagne de l’argent avec ses vidéos - "C’est une source de revenus secondaire qui me permet de payer l’entretien, l’essence, les pneus" - l’homme se veut discret. Volontairement mystérieux, même. Il taira son âge, son métier et l’origine de sa fortune personnelle.

Des rumeurs autour de sa fortune

Un mutisme assumé et une exposition croissante sur Internet qui, de facto, suscitent les rumeurs. Voire les plus folles affabulations.

Certains l’imaginent agent immobilier vivant sur les rentes du patrimoine familial. D’autres lui prêtent une relation familiale avec un armateur ayant fait fortune dans le canal de Suez, avant de mourir mystérieusement. "Rien de tout cela n’est vrai, réfute-t-il, avec le sourire. J’ai même lu que les casinos de Monaco m’appartenaient… À Monaco, des gens qui ont de belles voitures, il y en a plein. Mais vu que je les expose, les gens veulent absolument tout savoir de moi. C’est le jeu!"

Lui préfère causer de sa passion née au moment d’acheter ses premières voitures, laquelle a grandi avec son nouveau métier d’influenceur il y a cinq ans. "Je me suis surpris à tourner trois ou quatre heures la nuit à Monaco, sans but précis. Juste le plaisir de conduire, comme une sorte d’évasion. À l’époque de ma Mégane II, je prenais trois heures pour la nettoyer afin qu’elle brille. J’allais chez mon carrossier pour qu’elle soit comme neuve", se rappelle-t-il. Aujourd’hui, c’est avec une customisation de Bugatti Veyron qu’il signe son plus gros score d’audimat : 1,2 million de vues en à peine cinq jours. "Tant qu’il y a de la demande et de l’intérêt, je continuerai à faire mes petites vidéos amateurs. Quand les gens en auront marre, je passerai à autre chose."


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