“Rhôooooooooo!”

Vous utilisez un AdBlock?! :)

Vous pouvez le désactiver juste pour ce site parce que la pub permet à la presse de vivre.

Et nous, on s'engage à réduire les formats publicitaires ressentis comme intrusifs.

Je veux bien mais j'ai la freebox

Connectez-vous

pour sauvegarder mes filtres et personnaliser mon flux

continuer sa lecture

lire le journal

Découvrez l’offre numérique > Abonnez-vous

Fromages, pizzas, épices... On vous emmène à une balade gourmande à Cagnes-sur-Mer

Mis à jour le 24/03/2021 à 17:36 Publié le 24/03/2021 à 14:42
Entre la place de Gaulle et les rues Jean-Raymond-Giacosa, entre la rue du Marché, et l’avenue Auguste-Renoir, Cagnes-sur-Mer propose un vaste choix pour se restaurer dans un cadre idyllique

Entre la place de Gaulle et les rues Jean-Raymond-Giacosa, entre la rue du Marché, et l’avenue Auguste-Renoir, Cagnes-sur-Mer propose un vaste choix pour se restaurer dans un cadre idyllique (Photo F.C.)

Monaco-matin, source d'infos de qualité

Fromages, pizzas, épices... On vous emmène à une balade gourmande à Cagnes-sur-Mer

On aurait vraiment tort de passer à côté. Bien cachée dans le centre-ville, la Cité marchande de Cagnes est une petite bulle pour habitués. Authentique et à bonne échelle.

Il semblerait que les amateurs de bonne bouffe se soient passé le mot pour s’installer là, dans le centre-ville de Cagnes-sur-Mer. Entre la place de Gaulle et les rues Jean-Raymond-Giacosa, entre la rue du Marché, et l’avenue Auguste-Renoir, on ne sait plus où donner des papilles.

Pour une petite balade avant un pique-nique sur le bord de mer, à une vingtaine de minutes à pied via le boulevard du Maréchal-Juin, par exemple, c’est impeccable. Ou juste pour le plaisir de flâner là. Entre boulangeries, fromagers, chocolatiers, cavistes, bouchers, tapas italiens…

En quelques centaines de mètres parcourus dans ce quadrilatère gourmand, on a déjà l’embarras du choix, alors qu’on n’est même pas encore rentré dans la Cité marchande.

Ah, les terrasses…

Oui, parce que le poumon du quartier, où il fait bon prendre son temps le matin, aller et venir, malgré les flèches au sol et les sens de circulation de rigueur, c’est elle.
La halle. Modeste et pur jus.

Fidèle au poste depuis 1927, et presque la même depuis sa réouverture en 2012 après sa démollition-reconstruction pour se remettre aux normes.

La halle, authentique et à bonne échelle. Qui n’a pas exactement une allure de carte postale et qui n’en est que plus tentante. Si on était en vacances sur la Côte, c’est exactement ce qu’on chercherait.

Un petit coin de vraie vie. Si on habitait là aussi, d’ailleurs: coup de bol - surtout si on est dans le bon périmètre, pour l’instant… On n’en regrette simplement davantage les terrasses qui encadrent habituellement la Cité marchande, l’agitation du bar de l’entrée, les bises aux joues des habitués.

Ah, les terrasses… Bon allez, un petit tour dans la halle aux dix-neuf étals, ça va nous requinquer.

On va se choisir quelques tranches de charcuterie, de bons petits frometons, cinq fruits et légumes (par jour), quelques épices du monde, un peu d’antipasti et une bouteille de Chianti.

Savoir+
Cité marchande de Cagnes-sur-Mer.
Tous les jours sauf le lundi, de 7h à 13 h.
La halle est sur Facebook

Chez Michel Baussy, ce sont"douze à quinze références de viandes" qui ont sont proposées.
Chez Michel Baussy, ce sont"douze à quinze références de viandes" qui ont sont proposées. (Photo F.C.)
Charolaise, normande, Angus…

Sous la halle, quatre bouchers "qui se complètent", glisse Michel Baussy, de l’étal du même nom, là depuis trente ans et désormais président de l’association des commerçants de la Cité marchande. Charolaise, normande, Angus, agneau des Alpes, volailles bios…

"À nous tous, on propose entre douze et quinze références, autant de diversité en un même lieu, c’est assez rare", fait remarquer l’artisan boucher, qui aime aussi rappeler que sa profession a évolué.

"Moi, je suis devenu boucher parce qu’à Spéracèdes, le village à côté de Grasse d’où je viens, il n’y avait que le boucher qui cherchait un apprenti ! (Rires) Et puis j’ai adoré, ça bouge, et aujourd’hui les boucheries, ce sont presque des bijouteries."

Produits italiens à La Main gourmande
Produits italiens à La Main gourmande (Photo F.C.)
Histoires d’épices et d’épiciers

Pizza, socca, fleurs, café, produits corses ou italiens… Sous la halle, on a le choix. Et alors au rayon épicerie fine, c’est filet garni !

D’un côté, on ouvre grand les yeux devant les casiers colorés et odorants d’épices du monde, l’huile d’olive ou les fruits secs et cristallisés particulièrement appétissant du Comptoir familial.

"Ici, c’est une histoire de famille! Celle des Forte, dans les épices depuis des générations, qu’on retrouve aussi sur le marché du cours Saleya à Nice", souligne Léa Malfatto quand on s’attarde devant son étal.

Au milieu, d’autres histoires, celles de Gillian Thiely et Frédéric Roudaut sur l’îlot du Monde et ses saveurs. Miel de Roquesteron, noisettes de Grenoble, olives de La Trinité, fruits confits de Saint-Rémy-de-Provence, chacun a son anecdote.

"On fait l’animation"

"Antipasti, fruits secs, biscuits, je vends plus de 300 produits et je peux raconter l’histoire de chacun! Je me déplace, je prends des photos et je les montre à mes clients, je fais un peu d’animation", plaisante Frédéric, qui fait évoluer son stand au fil des saisons. "Bientôt, je vais partir dans le Var pour récupérer les herbes aromatiques, la marjolaine, le serpolet, chez des producteurs."

De l’autre côté, l’épicerie fine La Main gourmande fait la part belle aux produits italiens. Même chose à l’extérieur, dans la boutique du même nom qui se tient là depuis vingt-sept ans. Panettone et colombe de Turin de la fabrique familiale Gilbert, fromages et vins de la botte. Chianti, Valpolicella, Lambrusco, Lacrima Cristi… et charcuteries de la maison Levoni.

Les préférés de Guy? "Le salame milano, la ventricina et l’ungherese, un peu fumée…"

Farandole de fromages à L'Etable
Farandole de fromages à L'Etable (Photo F.C.)
Daurades de Cannes ou tommes d’Ariège?

Une fois passés en revue les délices des épiceries fines, le slalom gourmand continue avec, aussi, deux fromagers, deux poissonniers et deux primeurs.

À la fromagerie L’Étable, Eric et Véronique, arrivés de Paris il y a six ans, se sont très vite acclimatés. Affineurs, ils peaufinent le vieillissement des formages dans leur local au sous-sol de la halle et aiment faire évoluer leur étal.

"On travaille beaucoup aux retours de nos clients, ils valident nos produits, nous en conseillent d’autres", glisse Véronique. Entre les beurres bretons et les œufs frais du Domaine des Croves à Drap, livrés tous les matins, tommes de brebis d’Ariège, Comté dix-huit mois et Bleu d’Auvergne pavanent, en attendant le brie truffé, avec sa farce faite maison, "qui va arriver pour Pâques ». Le coup de cœur de la patronne ? « Une tomme de chèvre de Cosne-sur-Loire, succès garanti."

Juste en face, Fabien Lanier, le primeur de Dodie Fruits "attaque (sa) quatorzième année" de cité marchande. Comme pour les bouchers, l’offre s’équilibre entre les deux primeurs à l’intérieur et le marché de producteurs à l’extérieur.

Plutôt fruits sous la halle, plutôt légumes de saison dans la rue. Derrière, à la Poissonnerie des Halles, Julien Minot, qui descend tous les jours du Cros d’Utelle, présente ses poissons de Bretagne et de Méditerranée, comme ses daurades royales élevées à Cannes.

Offre numérique MM+

...


commentaires

Les insultes, les attaques personnelles, les agressions n'ont pas leur place dans notre espace de commentaires.
Tout contenu contraire à la loi (incitation à la haine raciale, diffamation...) peut donner suite à des poursuites pénales.