“Rhôooooooooo!”

Vous utilisez un AdBlock?! :)

Vous pouvez le désactiver juste pour ce site parce que la pub permet à la presse de vivre.

Et nous, on s'engage à réduire les formats publicitaires ressentis comme intrusifs.

Je veux bien mais j'ai la freebox

Connectez-vous

pour sauvegarder mes filtres et personnaliser mon flux

continuer sa lecture

lire le journal

Frédérique Morra : le devoir d’être philanthrope

Mis à jour le 20/05/2019 à 10:23 Publié le 20/05/2019 à 10:23
Frédérique Morra, une jeune femme engagée et qui inscrit la Fondation François-Xavier Morra dans la durée.

Frédérique Morra, une jeune femme engagée et qui inscrit la Fondation François-Xavier Morra dans la durée. Cyril Dodergny

Frédérique Morra : le devoir d’être philanthrope

Celle qui a repris l’entreprise familiale Orezza se consacre à la Fondation François-Xavier Morra, du nom de son papa décédé d’un cancer. Une action aussi discrète que déterminée

Souriante, pleine d’énergie, un brin d’apparence distraite, Frédérique Morra n’en est pas moins réfléchie et déterminée. Une femme de convictions et d’engagement. C’est d’ailleurs ce qui est immédiatement perceptible dès lors que celle qui tient l’entreprise de famille Orezza (les eaux minérales corses) évoque la Fondation François Xavier Morra créée le 15 avril 2014 et située ruelle Sainte-Dévote à Monaco-ville.

Une fondation monégasque aussi discrète qu’active.

Main dans la main avec le Centre Scientifique de Monaco (CSM), l’objectif est de financer la recherche en lien avec la cancérologie.

« Nous traitons de l’épigénétique, l’oncogénétique, la prévention, le soin du patient, l’accompagnement et traitement de sa rémission, y compris dans le suivi médical et la réinsertion professionnelle », souligne Frédérique Morra.

Et cet immense champ d’action potentiel s’inscrit également dans l’enseignement. C’est ainsi que la Fondation vient de renouveler son soutien au professeur Patrick Bacqué pour un programme de cours d’anatomie clinique high-tech à la faculté de Nice.

Le cancer, c’est aussi un bouleversement pour toute une famille. « Comment prend-on en charge la famille et le patient en terme psychologique ou en termes d’environnement ?... »

La Monégasque a suivi le parcours difficile de son papa décédé d’un cancer, alors qu’elle n’avait que 24 ans. Ce qu’elle ressent, elle l’exprime avec pudeur, choisissant l’action et l’espoir comme pour atténuer la blessure du deuil. Et peut-être aussi parce qu’elle ne peut rien faire de mieux. Alors, elle le fait ; de son mieux.

« J’ai un devoir de transmission et je véhicule les valeurs de la famille qui s’inscrit dans la tradition. Je finance des programmes locaux pour apporter à mon pays et parce que la Principauté protège les familles. »

« Une fondation se gère comme une entreprise »

Guidée par ce devoir de mémoire, Frédérique Morra finance de nombreux projets. Aux trois millions d’euros de capital de départ, elle finance des projets à hauteur de 300 000 euros par an.

Pas d’appels aux dons extérieurs, pas d’événements mondains, pas de tombola, de gala ou d’enchères.

La Fondation est financée avec des fonds privés, de la famille. « C’est de la philanthropie pure. Nous nous engageons sur des programmes entre deux et trois ans. Il y a là une vraie notion de continuité. »

Frédérique Morra a travaillé pour la première fois avec le CSM en 2017, portant un projet de Gilles Pagès sur les cellules cancéreuses.

« Il a un programme très novateur sur l’immunothérapie. Raison pour laquelle nous venons de signer un deuxième programme, le 23 avril dernier, dans le cadre de la recherche que Gilles Pagès dirige. »

Avec notamment Patrick Rampal, administrateur de la Fondation, président du conseil d’administration du Centre scientifique de Monaco et chef du service Hépato-gastro-entérologie du CHPG, la jeune femme examine tous les programmes. « Ces programmes sont audités par des experts indépendants avant d’être validés. Nous les élaborons avec les scientifiques. Les votes sont à l’unanimité. »

Sept personnes constituent le « board » de la fondation : le docteur Jean-Joseph Pastor, Marie-Laurence Morra, Pierre-Jean Douvier, Pierre Paris, le professeur Patrick Rampal et David Douillet.

La fondation et le CSM œuvrent en lien avec le Centre hospitalier Princesse Grace.

« Fin 2019, nous devrions ratifier l’intégralité des fonds pour les programmes actuels et à venir, soit 600 000 euros par an, pour un engagement sur cinq ans. »

Une somme très importante que Frédérique Morra veut donner et gérer en totale « transparence ».

« Nous sommes observés à la loupe et cela me convient très bien. Les fonds sont suivis financièrement et juridiquement. J’y tiens. »

Le discours et clair et sans équivoque. À commencer d’ailleurs par le fait que la jeune femme donne les montants sans sourciller ni tergiverser.

C’est peut-être normal… mais c’est rare ! « Une fondation se gère comme une entreprise. »

Frédérique Morra sait de quoi elle parle, car elle est également une femme d’affaires.

« La fibre entrepreneuriale est très importante. Je suis à la tête d’une structure familiale. Nous faisons vivre quatre-vingt-dix foyers. C’est une fierté. » Ici aussi, les valeurs autour de la famille et de la filiation sont, pour elle, des piliers sur lesquels elle appuie le développement d’Orezza.


commentaires

Les insultes, les attaques personnelles, les agressions n'ont pas leur place dans notre espace de commentaires.
Tout contenu contraire à la loi (incitation à la haine raciale, diffamation...) peut donner suite à des poursuites pénales.

La suite du direct