“Rhôooooooooo!”

Vous utilisez un AdBlock?! :)

Vous pouvez le désactiver juste pour ce site parce que la pub permet à la presse de vivre.

Et nous, on s'engage à réduire les formats publicitaires ressentis comme intrusifs.

Je veux bien mais j'ai la freebox

Connectez-vous

pour sauvegarder mes filtres et personnaliser mon flux

continuer sa lecture

lire le journal

Frédéric Mitterrand : Il incarnait la civilisation française

Mis à jour le 08/01/2016 à 05:14 Publié le 08/01/2016 à 05:14
Frédéric Mitterrand : « Son amour de la France était profond. »

Frédéric Mitterrand : « Son amour de la France était profond. » Philippe Dobrowolska

Frédéric Mitterrand : Il incarnait la civilisation française

Dans Une adolescence, Frédéric Mitterrand a raconté l'an dernier son enfance tiraillée entre sa fascination pour le général de Gaulle et son admiration pour son oncle.

Dans Une adolescence, Frédéric Mitterrand a raconté l'an dernier son enfance tiraillée entre sa fascination pour le général de Gaulle et son admiration pour son oncle. À l'heure d'évoquer la mémoire de celui-ci qu'il appelle Mitterrand, l'ancien ministre de la Culture (de Sarkozy) met en exergue son amour de la France.

« Beaucoup ont parlé de son cynisme ou de sa cruauté, mais il y avait au fond de lui quelque chose de moral, de très profond qui était son amour de la France, la nostalgie de la Charente de son enfance. Il avait une capacité à se projeter dans un roman national. Et qui dit roman dit forcément mise en scène, souffle, lyrisme, Mitterrand aimait tout cela. »

« Je l'aimais et... il me faisait peur »

Il ajoute : « Ses adversaires ont sous-estimé l'architecture morale de François Mitterrand qui lui donnait une ressource incomparable. »

Le petit Frédéric a pour sa part longtemps souffert de l'indifférence de cet oncle qui ne lui manifestait que peu d'intérêt. « Je l'aimais beaucoup et en même temps il me faisait peur. J'aurais eu envie qu'il me reconnaisse plus tôt, moi qui le défendais au lycée, dans un milieu petit-bourgeois qui ne le portait guère dans son cœur. Je crois qu'il était un peu gêné, d'autant qu'il ne s'occupait pas beaucoup de ses propres enfants. La reconnaissance est venue plus tard, quand j'ai construit ma vie et commencé à faire de la télé. Il avait des gestes d'affection par rebond, il disait beaucoup de bien de moi aux autres. Et il s'est montré très gentil avec moi à la fin de sa vie. »

Quant à l'héritage légué par Mitterrand, il dépasse pour lui le strict cadre politique. « Ce qu'il laisse, comme l'a dit Valéry Giscard d'Estaing, c'est l'image d'un Président qui aimait la France, le dernier qui ait incarné la culture et plus encore la civilisation française, quelque chose dont nous avons la nostalgie. »


commentaires

Les insultes, les attaques personnelles, les agressions n'ont pas leur place dans notre espace de commentaires.
Tout contenu contraire à la loi (incitation à la haine raciale, diffamation...) peut donner suite à des poursuites pénales.

La suite du direct