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François Jacquot, une vie d'engagement distinguée

Mis à jour le 13/02/2016 à 05:12 Publié le 13/02/2016 à 05:12
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François Jacquot, une vie d'engagement distinguée

Celui qui a consacré sa carrière à l'enfance déficiente, au sein de la fondation Bariquand-Alphand, a reçu hier la cravate de Commandeur de l'Ordre national du Mérite

Les rois ont toujours voulu se différencier des autres personnages. Ainsi, ils adoptèrent la couronne.

A Menton, celui que l'on avait rebaptisé « le prince de Garavan » dans nos colonnes, n'a pas eu besoin de couvre-chef doré pour briller. C'est par sa sympathie, son altruisme et son engagement pour la cause de l'enfance déficiente - il a été le chef des services éducatifs de Bariquand-Alphand à Garavan avant d'en être le directeur adjoint - que François Jacquot s'est distingué. Une personnalité attachante, au service des autres, qui lui a valu d'être élevé en novembre dernier au rang de Commandeur de l'Ordre national du Mérite.

Hier soir, en mairie de Menton, une foule(1) assistait à la remise de cette distinction par le général d'armée Jean-Louis Georgelin, grand chancelier de la Légion d'honneur et chancelier de l'Ordre national du Mérite.

« Un des pères des jeux paralympiques »

« On croit que tout ce beau monde est là pour un enfant du pays… Pourtant, vous êtes né dans la forêt des Vosges. Mais vous avez si bien pris racine ici qu'on vous prend pour un parfait méditerranéen », débute le général d'armée Jean-Louis Georgelin en préambule de cette réception protocolaire dans laquelle celui qui aime se surnommer « le petit Jacquot » a néanmoins transmis beaucoup d'émotion. Avec, en filigrane, le souvenir de Roseline, sa tendre épouse, disparue il y a quelques mois.

« Chacun le sait. La vie d'un homme ne se divise pas… J'ose le dire, ce n'est pas mois seul qui reçoit cette distinction, mais avec moi, toutes celles et ceux qui m'ont permis d'être ce que je suis. »

Quelques heures avant d'être décoré et d'entrer en scène, François Jacquot nous confiait, en plaisantant, être « un garçon génétiquement particulier. Du côté de papa, je suis l'arrière petit-neveu de Victor Noir. Journaliste, révolutionnaire il a été assassiné par le Prince Pierre Bonaparte. Sa mort a conduit aux événements de la commune et ce qui a suivi. Donc, la République, c'est presque un peu à mon arrière-grand-oncle qu'on la doit ! Alors que du côté des descendants de ma mère on était plutôt napoléonien ! C'est ce qui fait de moi un chevalier blanc, anarchiste, syndicaliste et un brin révolutionnaire ! »

Le combat de François Jacquot, celui qu'il porte dans son cœur, c'est celui des enfants déficients mentaux.

Avec force et pugnacité, il a toujours œuvré pour faire reconnaître leurs droits à vivre comme les autres. Tout comme, au niveau syndical, il a bataillé pour que les éducateurs spécialisés et psycho pédagogues soient reconnus dans le secteur médico-social.

« Vous avez développé une méthode éducative par le sport pour les enfants déficients. Vous êtes un des pères des jeux paralympiques ! », déroule le général d'armée Jean-Louis Georgelin. Égrenant également la création, à l'initiative de François Jacquot, d'une catéchèse spécialisée.

Dans un autre registre, son action dans la défense des plages de la Riviera ou la naissance de la rose du Mérite et celle de Menton. « Ici, vous avez développé votre talent de botaniste et semé de multiples graines dont le fruit profite aux citoyens », rappelle encore le grand chancelier de la Légion d'honneur et chancelier de l'Ordre national du Mérite avant de remettre la « cravate » du Commandeur à François Jacquot. Ainsi qu'un diplôme « que vous allez encadrer et mettre au-dessus de votre lit ! ». Comme un roi !

Le général d'armée Jean-Louis Georgelin n'a pas manqué de saluer l'art oratoire de François Jacquot. (Photos Michaël Alési)

Offre numérique MM+

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