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Franck Trouillard, pilote gentleman Laurent Fort, les mains dans le cambouis

Avec sa clé de 14, Franck Trouillard bichonne sa Bugatti Type 39 A, au teint bleu ciel.

Publié le 16/05/2016 à 05:12, mis à jour le 16/05/2016 à 05:12
« Cette voiture, c'est presque mon quatrième enfant. »
« Cette voiture, c'est presque mon quatrième enfant. »

Avec sa clé de 14, Franck Trouillard bichonne sa Bugatti Type 39 A, au teint bleu ciel. La prunelle de ses yeux. « Presque mon quatrième enfant », sourit-il, béret vissé sur la tête. Pour la deuxième fois, le pilote « plus qu'amateur » avale l'asphalte de la Principauté. Mais toujours ce regard de gosse quand il zieute autour de lui. « C'est un rêve de gosse, je ne cours pas ici pour gagner. Alors quand il y a quelqu'un de plus rapide, il faut savoir être gentleman », se marre le quinquagénaire, originaire de Champagne-Ardenne. Hors de question pour lui de rayer la carrosserie du bolide, dans le giron familial depuis quatre décennies. « Elle a couru pour l'usine Bugatti en 1926 lors des championnats du monde, explique le pilote. Mon père l'a achetée à un prix dérisoire. Aujourd'hui, elle a bien plus de valeur. » C'est bien connu, l'ancien prend de la valeur. Mais ce que Franck aime par-dessus tout chez sa protégée, c'est « le bruit et cet équilibre entre puissance, poids et légèreté ».

La tête dans le moteur. Les mains dans le cambouis. « C'est une Surtees TS9B, présente Laurent Fort, le mécano tout droit débarqué du Castellet. Elle a fait principalement la saison 72 avec Mike Hailwood, l'un des plus grands pilotes de moto. » C'est lui qui met à nu le bolide, en plein cœur des paddocks. Et qui répare les petits bobos d'après-course. Pas une mince affaire sur ce type de modèle. « Ce ne sont pas des pièces que l'on trouve sur Internet. Elles sont fabriquées à la pièce, c'est le cas de le dire. Il faut avoir un réseau, de la connaissance mécanique et une culture automobile. » Un triptyque indispensable pour entretenir la bête. Sur le bitume de la Principauté, les mécaniques ne sont pas plus mises à mal qu'ailleurs. « S'il y a une pression pour les pilotes, c'est le fait de courir sur un circuit légendaire devant beaucoup de public », sourit Laurent Fort. L'ambiance y est conviviale et il n'est pas rare que les mécanos se donnent un coup de pouce, malgré la rivalité. « Un voisin nous a fait une soudure sur la transmission, sinon on était bon pour repartir au Castellet. »

« Il faut avoir un réseau et de la connaissance mécanique. »
« Il faut avoir un réseau et de la connaissance mécanique. »

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