Rubriques




Se connecter à

Fondation Prince Albert II: une décennie d'actions

Le souverain a dressé, hier, le bilan de cette structure qu'il a créée en 2006 et qui, en dix ans, a engagé 368 projets pour la préservation de la biodiversité et la protection de l'environnement

CEDRIC VERANY Publié le 01/07/2016 à 05:10, mis à jour le 01/07/2016 à 05:10
Le souverain a participé, hier, à une conférence de presse pour marquer cet anniversaire, après avoir réuni les membres de la Fondation. Photo Cyril Dodergny

Il est rare que le prince Albert II donne une conférence de presse. Ce fut le cas hier pour une cause qui lui tient à cœur : le dixième anniversaire de sa fondation.

« Il y a dix ans, j'ai créé cette fondation pour répondre à des questions que je me posais concernant des enjeux environnementaux. Et pouvoir mener une action personnelle et déterminée contre les menaces qui pèsent sur notre planète », détaille-t-il.

Depuis 2006, la Fondation Prince Albert II a engagé 368 projets. Et en a acté hier, en assemblée générale, une dizaine d'autres à venir. Toujours vers les domaines qui la concernent : l'étude des changements climatiques, la préservation de la biodiversité et la protection de l'eau. Terrains d'action ? Le bassin méditerranéen, les régions polaires. Ainsi que les pays les moins avancés.

« Accueillir et concrétiser ces idées »

« Ces projets ont fait l'objet d'un processus rigoureux de sélection et nous avons obtenu des résultats tangibles au plan local, national ou international », précise le souverain.

 

Parmi ses souvenirs les plus marquants : les améliorations notables gagnées sur les quotas de pêche du thon rouge en Méditerranée, les projets de reforestation au Brésil ou la mise en lumière des problèmes d'acidification des océans.

« La fondation a eu la capacité de réunir des acteurs scientifiques et les décisionnaires. Tous ensemble, nous avons pu avancer sur ces sujets. Je suis heureux que cette fondation ait été un lieu d'accueil et de concrétisation de ces idées notamment. »

Pour Bernard Fautrier, vice-président de la Fondation, « aujourd'hui l'objectif est de poursuivre le travail engagé ». Il précise au passage que les comptes bancaires « sont au positif grâce à la générosité de nos donateurs ».

Parmi les points d'actions envisagés, un focus sur les évolutions du climat. Monaco accueillera d'ailleurs, en décembre, le groupe d'experts intergouvernemental sur l'évolution du climat (GIEC) qui travaille à un rapport.

 

Quatre trophées

En parallèle hier, la Fondation Prince Albert II a dévoilé le nom des lauréats de ces prix annuels, récompensant des personnalités engagées dans l'action environnementale.

Le prix de l'Eau a été décerné à Dhesigen Naidoo, qui dirige en Afrique du Sud la commission de recherche nationale sur l'eau. Le prix de la Biodiversité, lui, va à l'ornithologue suisse Luc Hoffman, ardent défenseur de l'environnement. La fondation a aussi choisi d'honorer Laurence Tubiana avec le prix Changement climatique. Elle fut notamment l'architecte de la COP21 à Paris, chargée des négociations pour la France.

Enfin, remis tous les trois ans, le Camp Monaco Prize 2016, qui salue le travail de personnes préservant des endroits remarquables, est allé à Barron Collier et Charles Preston, représentant le Buffalo Bill Center of the West. Un centre dans le parc du Yellowstone à Cody dans le Wyoming (USA). Un site symbolique pour le souverain car son aïeul, le prince Albert Ier, l'avait visité à l'état sauvage, il y a plus d'un siècle…

Offre numérique MM+

...

commentaires

Les insultes, les attaques personnelles, les agressions n'ont pas leur place dans notre espace de commentaires.
Tout contenu contraire à la loi (incitation à la haine raciale, diffamation...) peut donner suite à des poursuites pénales.

“Rhôooooooooo!”

Vous utilisez un AdBlock?! :)

Vous pouvez le désactiver juste pour ce site parce que la pub permet à la presse de vivre.

Et nous, on s'engage à réduire les formats publicitaires ressentis comme intrusifs.