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Feu vert pour le Rallye Monte-Carlo historique Dans les coulisses de l’épreuve

Mis à jour le 03/02/2019 à 05:03 Publié le 02/02/2019 à 05:03
Dès 20 h pétantes, et toutes les minutes, les 85 voitures d’époque ont pris le départ de ce 22e Rallye Monte-Carlo historique.

Feu vert pour le Rallye Monte-Carlo historique Dans les coulisses de l’épreuve

Hier, 85 bolides d’époque sont partis de Monaco pour rejoindre la concentration dans la Drôme avant les quinze spéciales. Il a fallu, avant, passer les vérifications techniques et administratives

Un ronronnement ambiant sur le port Hercule. La pluie qui tombe dru sur les capots peine à couvrir les échappements qui pétaradent. Sur le quai Albert-Ier, les voitures d’époque - immatriculées entre 1955 et 1980 - se positionnent en file indienne jusqu’à la rampe de départ. Après Athènes, Glasgow, Milan, Reims, Bad Homburg et Barcelone, c’est au tour des pilotes de Monte-Carlo de s’élancer sur l’asphalte pour rejoindre le lieu de concentration. A Buis-les-Baronnies, à 729 bornes d’ici, par les petites routes.

« La première voiture partie de Monaco est attendue là-bas, demain à 13h26 (lire aujourd’hui) », glisse Christian Tornatore, directeur de l’épreuve. Autant dire une nuit blanche de conduite suivie de deux spéciales dans la foulée. Mais certains ont une parade. « Si on est vraiment en avance sur le délai imparti, on s’arrêtera prendre un café, et pourquoi pas dormir. On a prévu les duvets et les boissons énergisantes », se marre Bernard Figuière au volant d’une Ford Escort RS 2000 MkII.

« Faire travailler le cerveau »

Plus loin, on retrouve Bruno Saby ancien pilote de rallye et ouvreur lors du dernier Monte-Carlo en WRC. Lui est un féru de vitesse. Alors, forcément, la régularité c’est une autre paire de manches. « C’est un autre exercice. Cela permet de faire travailler le cerveau afin de tenir sa moyenne de vitesse. La collaboration avec le copilote est primordiale. Cette discipline ne me déplaît pas et puis cela me permet de garder un contact avec le milieu automobile. Pourvu que ça dure ! »

Tous sont friands d’aventure. D’histoire, aussi, car dans les mémoires, le Monte-Carl’ est une épreuve mythique. Certains sont mêmes venus du Japon pour y participer. Une épreuve tout aussi légendaire qu’ardue. Certains s’y sont cassé les dents, même en régularité. « On a fait des repérages depuis un mois, histoire de ne pas se perdre. Ce rallye-là est magnifique. Avec la neige, ça devrait être encore plus beau », souffle Lucien Artillan.

20 h pétantes. La première voiture, une Opel Ascona 2000 de 1970, s’éloigne dans l’obscurité. Chaque minute, une autre l’imite.

Cette fois, c’est bel et bien parti !

ZR 13 : Entrevaux - Entrevaux (15 km), le 5 février de 12h15 à 17h14

Parc fermé à Monaco

ZR 15 : Lantosque - Lucéram (20 km), le 5 février de 23h05 à 01h34

Mercredi, trente belles d’antan désertaient Athènes et Glasgow pour rallier Buis-les-Baronnies, lieu de concentration de ce 22e Rallye Monte-Carlo historique. Hier, sur le bitume détrempé du quai Albert-Ier, c’était l’heure des vérifications techniques et administratives avant le départ monégasque.

Sous une imposante tente blanche, les concurrents dégainent toute la paperasse inhérente au véhicule. Carte grise, certificat d’immatriculation, carte d’identité FIVA (description approfondie d’un véhicule ancien), permis de conduire, licence de compétition. « Tout doit être en règle », affirme Mélissa Mathieu, en charge des épreuves historiques. Au risque de ne pas prendre part aux quinze spéciales.

« Des concurrents japonais sont venus sans aucun papier du véhicule. S’ils ne présentent pas des copies avant le départ, ils ne pourront pas participer », confie Christian Tornatore, directeur de course. Une fois passées ces formalités, les pilotes récupèrent les stickers à coller sur leur véhicule d’époque, leur dossard et un sac de rallye contenant les plaques officielles du rallye et un road-book indiquant l’itinéraire pour sortir de la Principauté.

Dehors, il pleut des cordes. Pas question, toutefois, de se soustraire aux vérifications techniques. Sous des tentes rouges, les bolides passent un à un. C’est au tour d’une Ford Mustang de 1965, celle du duo Allven/Fuente. Serge Court, l’un des commissaires techniques, sort une fiche technique. « On coche lorsque les critères sont remplis. On vérifie tout ce qui est relatif au code de la route : les clignotants, les feux, les pneus, l’avertisseur sonore, les rétroviseurs. Il peut arriver qu’on leur demande de corriger des anomalies. J’ai fait acheter à des participants quelques triangles de sécurité, des gilets jaunes et des extincteurs car le leur était périmé. Tout cela, c’est pour la sécurité », confie-t-il.

Autre lieu méconnu du grand public : la direction de course. C’est dans cette pièce feutrée de l’Automobile Club de Monaco que toutes les informations sur les concurrents des sept villes de départ sont centralisées. C’est aussi d’ici que les voitures seront suivies à la trace, dès lors que les organisateurs leur auront collé un système de tracking dit « Tripy ». « Quand on cliquera sur un numéro de voiture, on aura sa position, sa vitesse pendant les spéciales et les liaisons. On pourra voir si les pilotes font des excès de vitesse dans les zones limitées à 30 par exemple, s’ils se sont trompés de route », confie Jacques Rossi, directeur adjoint de course.

Cela permettra aussi de coller des avertissements, voire des pénalités en cas de récidive, dans l’hypothèse où les concurrents n’atteignent pas certaines destinations dans le temps qui leur est imparti. Une présence 24 heures sur 24 est assurée - hormis lorsque les voitures « dorment » en parc fermé - pour répondre au téléphone, en cas d’incident sur la route, qu’il soit mineur ou majeur. « On essaye alors de le résoudre à distance. On peut envoyer des dépanneuses par exemple », poursuit-il.

Avant même le départ de la toute première spéciale, prévue ce samedi matin à Montauban-sur-l’Ouvèze (Drôme), le tableau de bord indique que six équipages ont d’ores et déjà déclaré forfait sur 315 voitures engagées. « Soit pour des raisons personnelles, soit parce que la voiture n’était pas prête », détaille Jacques Rossi. Et le compteur pourrait encore évoluer…

Sur les routes mythiques du Rallye Monte-Carlo historique.	(DR)
Bruno Saby, du WRC à l’Historique.
De la direction de course, les organisateurs peuvent suivre la position et la vitesse en temps réel des participants au rallye Monte-Carlo historique.

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