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Feu vert pour le permis de conduire à Monaco

Mis à jour le 19/05/2020 à 08:32 Publié le 19/05/2020 à 07:30
Le port du masque est désormais obligatoire pour passer son permis.

Le port du masque est désormais obligatoire pour passer son permis. Jean-François Ottonello

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Feu vert pour le permis de conduire à Monaco

Les examens théoriques et pratiques ont repris progressivement depuis le 11 mai. Dans des conditions sanitaires, on s’en doute, bien différentes qu’auparavant, Covid-19 oblige

À deux pas de l’héliport de Monaco, le ballet des oiseaux de fer couvre le ronronnement d’une moto qui zigzague entre cônes et piquets, disséminés sur la digue du port de Fontvieille. Progressivement, selon un calendrier établi (lire ci-contre), les examens théoriques et pratiques aux permis de conduire monégasques reprennent après plus de deux mois d’arrêt forcé.

Hier, neuf candidats concouraient à l’épreuve de maniabilité de moto sous un soleil écrasant (1). Sur le fond, rien ne change. « L’examen se décompose toujours en trois temps, détaille David Pizzio, inspecteur des permis de conduire et de la sécurité routière. D’abord, le candidat répond à des questions techniques sur l’engin puis il le pousse sans l’aide du moteur sur un petit parcours, en avant et en arrière. Enfin, il y a un petit circuit à exécuter au ralenti pour évaluer sa capacité à se servir conjointement de l’accélérateur, de l’embrayage et du frein. »

Chacun son matériel

Non, c’est sur la forme que les habitudes sont chamboulées. Le Covid-19, tel une épée de Damoclès au-dessus de la tête, a contraint le gouvernement princier à ériger des protocoles sanitaires stricts, quel que soit le permis visé (lire ci-dessous). « Le port du masque est obligatoire, chacun se désinfecte les mains au gel hydroalcoolique, on respecte la distanciation sociale alors qu’auparavant, on était tous groupés. D’habitude, le candidat tire au sort lui-même. Là, on le fait à distance avec des chiffres », poursuit l’examinateur. Chaque candidat apporte son propre matériel, casques et gants, et la moto est largement désinfectée après chaque passage. « Avant, on pouvait prêter l’équipement mais maintenant, c’est hors de question », martèle Thomas Spillebout, en train d’astiquer le tableau de bord.

Imad Lazaar aurait dû passer cette épreuve de maniabilité le 16 mars. Il a été l’un des premiers sur la liste à la repasser. Un sans-faute malgré l’absence de pratique pendant le confinement. « Les délais restent relativement courts. On adapte notre planning au mieux, quitte à rajouter des séances dans les meilleurs délais », fait savoir Aurélie Péri, chef de service des titres de circulation à Monaco. Bernard Vatinet, lui, a dû s’y reprendre à deux fois pour réussir le parcours et valider cette matinée, avant d’amorcer l’examen en circulation à partir du 2 juin. Contrairement à Imad, le port du masque en plus du casque intégral l’a particulièrement gêné. « C’est handicapant car il n’arrête pas de bouger. La vapeur remonte dans les yeux, on n’est pas à l’aise mais on fait avec. »

Un seul échec fut à déplorer hier matin.

Aseptisation complète du véhicule

La pièce dévolue à l’examen théorique du Code de la route - à peine 6 m² pour accueillir trois candidats par session - a dû s’adapter pour coller aux critères de la désormais sacro-sainte distanciation sociale. « Il faut une personne pour 4 m². Désormais, c’est donc une seule personne à la fois, explique David Pizzio, inspecteur des permis de conduire et de la sécurité routière.

Forcément, le planning des examens a évolué en conséquence. Avant, on consacrait trois après-midi par semaine à cet examen théorique. Désormais, c’est tous les jours de la semaine, matin et après-midi. On fait en sorte de rattraper le retard et de maintenir un service public de qualité, que les gens n’aient pas un délai trop long. »

Hier à 14 h, c’était au tour de Serge de se prêter au jeu des 40 questions. Pour la deuxième fois de son existence. La cinquantaine au compteur, le candidat, déjà titulaire d’un permis B depuis 1988, passe désormais l’équivalent moto. « Pendant trente ans, on prend de mauvaises habitudes au volant. C’est une vraie remise en question. Beaucoup ne respectent pas la signalisation et les clignotants », sourit-il. Masque sur le visage, l’homme se nettoie les mains avant de prendre en main la tablette, désinfectée au préalable. « Être seul dans la pièce ne me dérange pas. C’est même mieux, il y a moins de stress. » Manque de chance, à une question près, le candidat a raté son épreuve.

Le protocole sanitaire se veut drastique pour les auto-écoles.

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